Ce matin, une dizaine de grévistes de RAA a bloqué l'accès à l'aéroport de Gillot.
Résultat : des milliers de passagers accompagnés de leurs familles ont dû laisser leurs voitures à pratiquement un kilomètre, et porter leurs valises jusqu'à l'aéroport.
Et idem pour ceux débarquant des deux avions sont arrivés tôt ce matin et qui ont dû eux aussi porter leurs valises sur la même distance.
Je ne connais pas les revendications du personnel de RAA et elles sont peut-être légitimes.
Mais rien ne saurait justifier qu'une dizaine de personnes fassent ch... des milliers d'autres qui ne leur ont rien fait.
Le droit de grève est certes inscrit dans la Constitution, mais celui de la libre circulation également!
Il n'est pas tolérable qu'une dizaine d'employés minoritaires qui ne réussit pas à perturber la vie de l'entreprise en grevant puisque leurs collègues continuent eux à travailler, décide de prendre en otages des milliers de personnes innocentes pour obtenir satisfaction.
La Réunion ne peux se passer du tourisme pour vivre, puisque ce secteur est depuis de nombreuses années la principale activité économique de l'île...
Belle image que nous donnons à ceux qui ont fait l'effort de venir jusqu'à nous malgré les 11 heures de vol et le prix des billets, que de les accueillir de la sorte!
Des policiers étaient présents sur place ce matin à Gillot. Au lieu de faire dégager la voie, comme c'était leur devoir, ils se sont contentés d'assurer la circulation...
On se demande vraiment parfois dans quel monde on vit!
la liberté de circuler garantit par la constitution, ne mentionne pas le mode de déplacement qui est garantit..tout comme l'expression et les modalités de réalisation du droit de grêve..
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 02 août 2008 à 09:32
Cher homonyme non repéré par un Pierrot probablement surmené, (garou, commentaire ci-dessous du 1er Août), s'ils ne peuvent pas se faire entendre, effectivement, ils n'ont qu'à aller se faire ... voir...
Question de bon sens, oui :o)
Rédigé par: Garou | 02 août 2008 à 05:25
soit la revendication syndicale porte ses fruits et les négociations s'ouvrent avec une volonté d'aboutir de part et d'autre = chacun fait un pas; l'action syndicale doit prendre la place de la revendication et interpeller les dirigeants concernés par TOUS MOYENS DE PRESSION visant à obtenir un accord via la négociation. que ceux qui râlent contre ceux qui veulent voir maintenir leur pouvoir d'achat, la mettent en veilleuse. encore heureux que le droit de grève puisse provoquer des grognements auprès des usagers, sans quoi la parole de "l'évangile" du NS serait véridique (cf ses propos récents sur les grèves et/ou manifestations syndicales). tiens, ça serait sympa d'avoir un bref aperçu de ce qu'est R2A aujourd'hui (actionnaires, objet social, ...), ce qu'elle fut par le passé aussi ...
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 02 août 2008 à 02:55
Je ne pense pas que les barrages routiers soient le meilleur moyen pour faire aboutir les revendications des salariés.Pour réussir un mouvement, mieux vaut avoir l'opinion publique avec soi. Dans le cas particulier, il ne semmble pas que ce soit le cas. A vingt ans et même à cinquante, on peut facilement traîner sa valise, sur plus d'un kilomètre, jusqu'à l'aéroport; à plus de soixante dix ans, c'est bien plus hypothétique. Comme vous, je suis tenté d'opposer la liberté de circulation au droit de grève; l'un et l'autre étant garantis par la Constitution.
Rédigé par: RIVIERE | 01 août 2008 à 21:26
Si par provocation pure l'autre,vous voyez qui, n'avait pas dit qu'en France quand il y avait une grève on ne s'en apercevait plus,on pourrait râler mais là,ces gens utilisent les moyens à leur dispositions ,on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs,alors marchons en tirant la valise ,et qu'attendiez vous des policiers qu'ils matraquent les dangereux grévistes?
Rédigé par: André974 | 01 août 2008 à 16:42
Les policiers, comme les militaires ainsi que les Préfets obéissent aux ordres.
Le Préfet d’un département ne prend pas d’initiative dans ce type de dossier, il reporte au ministère concerné et c’est Paris qui décide.
Il est urgent de ne rien faire, surtout, pas de vague.
Tant que l’Etat sera faible, les grévistes auront de beaux jours devant eux…
Et l’Etat en France est très faible depuis 1945.
Alors, je m’interroge, pourquoi nos chers grévistes ne bloquent jamais l’accès aux ministères, aux résidences des ministres, aux assemblées, voire l’accès à l’aéroport lors d’un déplacement présidentiel ou ministériel ?
Je reste persuadé qu’ils obtiendraient très rapidement une oreille beaucoup plus attentive de la part des Politiques.
Oserons-nous conclure que le but d’une manifestation n’est pas d’être entendu par le Politique sur une revendication, mais d’être vu et surtout d’être le plus nuisible possible à la bonne marche du pays ?
Par ailleurs, dans cette grève, ce n’est pas un de Ministre, ou notre Préfet qui a réalisé le petit kilomètre à pied avec les valises, c’est de simples « couillons ».
En conclusion, lorsque l’Etat est faible et ne fait pas son « Job », c’est aux Citoyens de le faire.
Je m’étonne encore que plusieurs centaines de Citoyens passant devant dix Pékins en grève qui les ont fait marcher un kilomètre, ne bougent pas plus que cela.
Ah ! les braves gens !
Rédigé par: phyllie | 01 août 2008 à 14:27
Est-ce normal que tous les cadres soient augmentés et bien augmentés et que ceux qui font le travail, se font "eng..." par les voyageurs mécontents ceux qui sont envoyés en première ligne eux n'ont pas droit aux augmentations, c'est vrai que de prendre en otage des passagers "touristes" pour la plupart ce n'est pas sympa, mais quel autre moyen de se faire entendre ont-ils?
Rédigé par: garou | 01 août 2008 à 13:14
Puisque l'Etat, ou plus exactement ses (in)dignes représentants et les 'abuseurs' de ce droit n'ont pas compris que le droit de grève consistait en la possibilité de cesser de travailler (et donc de rester chez soi), alors je ne pleurerai pas lorsqu'un jour il y aura entre les usagers des routes des aéroports et de je ne sais quoi d'autre, une bataille rangée avec les prétendus grévistes (mais vrais emmerdeurs).
Peut-être même est-ce que j'applaudirai si les plus vertueux (relativement parlant) fichaient une branlée aux moins vertueux.
Moi, ces grévistes de m... me foutent la trouille, et encore plus les représentants de l'Etat qui en ont strictement rien à foutre des conséquences des actes des emmerdeurs.
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 01 août 2008 à 12:28