Le JIR d'aujourd'hui révèle que le Préfet va prochainement placer le SDIS de la Réunion sous la tutelle de la Chambre régionale des Comptes. Le motif : le directeur du SDIS n'a toujours pas déposé de budget pour l'année en cours.
Cette information, cela fait plusieurs semaines que vous, lecteurs du Petit Journal, l'aviez déjà eue : http://run.blogs.com/pierrotdupuy/2008/04/sdis-bato-fou.html
Par contre, je n'avais pas l'information sur la mise sous tutelle, révélée aujourd'hui par Philippe Le Claire. Je me suis bien déplacé en milieu de semaine au Conseil général pour assister au fameux CASDIS (Conseil d'administration du SDIS), mais les vigiles qui pullulent maintenant au Département m'en ont interdit l'accès au motif que c'était une réunion à huis clôs...
Comme l'a parfaitement bien raconté le JIR, cette "manip" orchestrée par le staff du SDIS, avait pour objectif de permettre aux pompiers d'échapper aux restrictions busgétaires que le Conseil général concoctait pour eux.
Le problème, c'est qu'au lieu de privilégier les investissements, ce budget revu et corrigé par la direction du SDIS prévoit essentiellement des augmentations des frais de fonctionnement, et non pas de l'investissement.
S'il se confirme que le SDIS passe effectivement sous tutelle de la Chambre régionale des Comptes, peut-être pourrons alors espérer une meilleure gestion.
Malheureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que la seule façon de dôter la Réunion d'un SDIS opérationnel serait de dissoudre la structure existante et d'en recréer une autre, après assainissement et épuration...
Bonjour! Le SDIS......
histoire de gaulois,
où, petit village d'irréductible,
Loubrix,un chef, veut à tout pris reprendre son trône, subtilisé par un autre chef, Carolix, sous la mélodie du grand barde, fontainix, et le tout arbitré par la castafiore,
dindarx.
une histoire où, personne n'est responsable, où plutôt si, monsieur X.
Rédigé par: justplayboy | 02 juillet 2008 à 08:23
je constate avec tristesse que ceux qui en savent le moins sur le sdis en parlent le plus ! Il n'y a de tutelle que de nom. Rien d'autre, hormis un effet d'annonce cherchant a destabiliser et affaiblir encore plus le sdis. Le préfet ne fait que se substituer aux manques des élus, en adoptant un budget, point barre!!!!! Le reste (articles de journaux provocateurs, commentaires diffamants, ...) ne sert qu'à alimenter la polémique!
Et a ceux qui pensent que la BSPP ferait mieux que nous, ont ils deja eu à se plaindre du service public proposé par le SDIS 974 ? C'est vrai que la goyave de france est toujours plus grosse et plus belle... bon, je dois vous laisser, je décale ! (partir en intervention pour les non initiés). Mais la vous avez encore quelque chose a dire? ou bien on attend la bspp pour qu'elle intervienne?
Rédigé par: courage et devouement | 30 juin 2008 à 17:25
Attendez, le plus rigolo va arriver très bientôt.
On pourra toujours demander à Madame la Présidente des leçons pour démanteler un service et tout mettre dans les mains des cocos (fesses).
Elle oublie une chose importante, c'est qu'elle est RESPONSABLE.
Rédigé par: coolcool | 30 juin 2008 à 16:43
Un des problèmes du SDIS de La Réunion, souligné à plusieurs reprises par les audits et rapports d'inspection, c'est la maintien DE FAIT d'une approche purement communale de sa gestion : malgré tous les discours officiels et les incantations (la présidente Dindar ne disait-elle pas, en annonçant l'arrivée du Colonel Caroli, qu'il fallait passer à la vraie départementalisation ?) les maires continuent à agir en patron et à imposer leurs volontés dans "leurs" casernes (sauf qu'ils ne paient pratiquement plus rien...)
Cette attitude des maires est, évidemment, entretenue par quelques "responsables syndicaux" ou chefs auto-proclamés, qui trouvent tout intérêt à cette anarchie. Aucun directeur n'a pu, jusqu'à présent, imposer durablement son autorité : aucun ne le pourra à l'avenir dans ces mêmes conditions. Il en est de même pour le Président du CASDIS, qui ne sera jamais qu'un pantin devant ses collègues maires trop heureux de disposer gratuitement d'une telle force de frappe...
Mais ce qui n'apparaissait, sous la présidence de MM.Eric Boyer, Christophe Payet et Jean-Luc Poudroux, que comme des dysfonctionnements de caserne, a pris une tournure infiniment plus grave sous la présidence de Madame Dindar, puisque le directeur départemental a été purement et simplement "remercié" par le soi-disant "président-délégué", au mépris de toutes les règles de droit, et sans que les autorités de l'Etat ne s'y opposent !
Remarquons que c'est également depuis cette période que le fonctionnement du CASDIS est continuellement perturbé par un absentéisme quasi systématique des élus qui le composent.
Le non-respect de la date limite pour le vote du budget n'est qu'un épisode de plus dans la pantalonnade...
Alors, quel avenir pour le SDIS de La Réunion ou, plus exactement, quel avenir pour la sécurité à un coût raisonnable pour les Réunionnais ?
Deux mesures doivent être prises : en matière de gestion administrative et financière, le SDIS est provisoirement sous tutelle, ce qui veut bien dire que les élus n'ont plus leur mot à dire au moins pour cette année. Mais cette tutelle doit être prolongée, voire systématisée, car les mêmes dérapages se reproduiront dès que les élus auront retrouvé le pouvoir. Ce changement radical d'organisation suppose, bien évidemment, une loi ou un décret ; l'histoire du SDIS de La Réunion fournira amplement les motifs d'une telle décision...
L'autre mesure à prendre d'urgence par le gouvernement est la dissolution du Corps départemental de Sapeurs-Pompiers (en application de l'article L1424-6 du Code Général des Collectivités Territoriales) On pourrait alors imaginer que la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris se verrait confier une mission générale de réorganisatio, avec plusieurs volets : remise à plat des effectifs et des affectations, formations, élaboration du Schéma Départemental d'Analyse et de Couverture des Risques, du règlement de mise en oeuvre opérationnelle et du règlement intérieur... La durée de cette mission de la BSPP pourrait s'étaler sur plusieurs années. A part quelques brebis galeuses, l'ensemble du personnel du SDIS y gagnerait en reconnaissance et en compétence.
Bref, une étatisation des services de secours paraît la seule solution pour garantir la sécurité des Réunionnais dans les années à venir.
Rédigé par: Groker | 30 juin 2008 à 02:43
Ca va faire pleurer...
Il serait étonnant que la Chambre Régionale des Comptes reprenne, dans le futur budget du SDIS, des dépenses qu’elle a dénoncées comme illégales à deux reprises au moins (la dernière fois en juillet 2006, et que le SDIS s’est obstiné à maintenir. Exemples entre autres : : la cinquantaine de véhicules de "fonction" (selon la CRC, cinq, au maximum, pourraient être justifiés !), la fameuse "Indemnité Compensatrice de Logement", que touchent, également en toute illégalité, plus de vingt cadres... Qu’attend le Préfet et la CRC pour demander le remboursement de cette indemnité illégale ? la jurisprudence est nourrie de cas similaires, qui ont vu des fonctionnaires de grosses collectivités, en métropole, devoir rembourser ainsi des primes et avantages en nature indus... Et les nombreuses primes et indemnités attachées à l’exercice effectif d’une responsabilité ou à une qualification technique validée régulièrement. Quid de la prime de chef d’équipe versée pendant six ans à un caporal-chef n’exerçant pas, puisque bénéficiant par ailleurs, et ce n’est pas une blague, d’une décharge complète de service grâce à une convention SDIS-syndicat -non-représenté aux instances paritaires ! - commune (où il était adjoint au maire) Et il faudrait aussi se pencher sur cette fameuse convention... Le SDIS a besoin d’argent ? entre arrêter les dépenses illégales et faire rembourser les avantages perçus indûment, iil y a un vrai trésor à exploiter ! d’autant qu’il n’est pas sûr que la prescription quadriennale puisse être invoquée par les "bénéficiaires" des ces primes et avantages : les observations de la Chambre Régionale des Comptes pourraient avoir interrompu cette prescription...
Politiquement, est-il sûr que le non-respect de la date ultime de vote du budget ait été une surprise pour les élus et la direction du SDIS ? C’était là une belle occasion de faire supporter par "les autres" (l"’Administration") des décisions très impopulaires mais obligatoires face à une situation risquant d’engager leur responsabilité personnelle à différents titres ? Nul doute, s’il en était ainsi, que "l’Administration" leur ferait payer très cher leur lâcheté
Rédigé par: Groker | 30 juin 2008 à 01:14