Air France-KLM a reconnu hier l'existence d'une entente sur les prix du fret aérien aux Etats-Unis, avec à la clef pour la société franco-néerlandaise la deuxième plus grosse amende jamais payée dans une affaire antitrust.
Le montant total des sanctions annoncées par le département américain à la Justice, qui touchent également quatre autres compagnies aériennes, atteint 504 millions de dollars. Air France-KLM, numéro deux mondial du fret aérien, en paie la part du lion, soit 350 millions de dollars, pour des faits remontant entre mai 2001 et février 2006.
Ces groupes "ont tous conspiré pour éliminer la compétition en fixant les prix du fret aux consommateurs pour des livraisons à l'international", selon les autorités américaines. "Ces pratiques ont coûté plusieurs milliards de dollars aux consommateurs et à diverses productions comme l'habillement, l'électronique, les médicaments lors du transport assurés par ces compagnies"
"Des millions de consommateurs américains et des milliers d'entreprises, depuis la boutique de quartier jusqu'aux plus grosses firmes, reposent sur le transport aérien", a noté un responsable du département à la Justice, Kevin O'Connor.
Le président d'Air France-KLM, Jean Cyril Spinetta, a déclaré que son groupe avait "déjà pris les mesures nécessaires pour que de telles pratiques ne se reproduisent pas, en ligne avec les exigences les plus élevées en matière de gouvernance d'entreprise".
Bin voyons !!! Je suis toujours atterré par une telle langue de bois !!! Qu'Air France fasse désormais attention sur les lignes desservant les Etats-Unis sans doute. Mais à quand la même enquête, de la part de la commission européenne, sur les prix pratiqués par les compagnies aériennes desservant la Réunion, tant pour les passagers que pour le frêt?
Pour mieux comprendre les problèmes dont nous sommes victimes (ceux qui paient leurs billets du moins) vous pouvez lire un petit livre écrit par le Docteur Gilbert Gérard et moi " La Réunion mais... Est-ce bien la France ? " que vous trouverez en librairie pour 10 €. Cet ouvrage est le résultat de plus de 30 ans de combat pour la démocratisation du transport aérien et le Droit aux déplacements pour tous ceux qui vivent à 9000 km de leur métropole.
Si nous sommes bien la France et l' Europe, alors il faut instaurer une vraie CONTINUITE TERRITORIALE, comme pour les Espagnols et les Portugais ..... sinon il faut nous donner l'indépendance pour que nous fassions comme Maurice.
Rédigé par: FRANCO | 28 juin 2008 à 05:00
Si chaque Réunionais convaincu,avait rejoint COLLAIR en 2003,entrainant avec lui 2/3 personnes qui à leur tour.....la situation ne serait pas au point MORT.
Il faut croire que le combat mené par COLLAIR sans subventions et pour cause,avec une cotisation derisoire de DIX €,il faut croire que les Réunionais se moquent du prix des billets d'avion.Il faut croire aussi,que seuls ceux qui ne paient pas,et quelques privilégiers qui payent!!! ont besoin de se déplacer Et quand celui qui ne peut et ne pourra jamais veut rejoindre à Paris son enfant malade ,il suffit de le dire à FREE DOM,et les Bons COEURS,prennent en charge .Alors pourqoi vouloir faire ,pour que tout R&unionais puisse se déplacer et sortir de son enfermement à des Tarifs,logiques .Merçi COLLAIR pour tout; ce commentaire est strictement Perso
Rédigé par: ydier | 27 juin 2008 à 12:34
je pars en métropole pour visiter de la famille. comme tout le monde j'ai essayé de faire jouer la concurrence... quelle n'a pas été ma surprise de voir que cela me revenait moins cher de faire paris-maurice / maurice-réunion par Air France que de faire paris-réunion par la même compagnie...
mais l'article me rassure : Air France va être vigilant de ne pas en... les entreprises américaines ! je vais bien dormir ce soir dans l'avion !
Rédigé par: cochon de payeur | 27 juin 2008 à 07:01
Darkallaince s’interroge sur le dossier de la continuité territoriale et demande s’il ne cache pas du côté de la Pyramide inversée des grosses couleuvres.
Quelques éléments d’information.
Le rapport de la cour des Comptes sur la « dotation de continuité territoriale » (février 2008) est sévère à propos de l’Etat. Il écrit dans sa conclusion (page 11) Laissant aux collectivités bénéficiaires (…) le soin de fixer elles-mêmes les critères d’attribution, il est résulté du dispositif une situation confuse » ; « l’Etat n’a pas mis en place un système dévaluation fiable et cohérent des effets de cette politique, se bornant à recevoir des collectivités d’outre-mer des bilans lacunaires et tardifs ».
La cour des Compte dit donc deux choses qu’elle développe largement dans son avis :
1) en l’absence de critères d’attribution fixés par l’Etat, chaque collectivité s’est débrouillée comme elle pouvait ;
2) de par la loi, l’Etat devait évaluer la politique mise en place, il devait exiger la transmission régulière de bilans annuels. Il ne l’a pas fait et a laissé chaque collectivité réaliser son propre bilan, ce qui n’a pas permis « le suivi efficace par l’Etat de la mise en oeuvre des différents régimes d’aide ».
Le rapport ajoute qu’il existe un « observatoire de la desserte aérienne pour les DOM » et que ce dernier « n’a pas rempli son rôle en matière aérien. Il n’a pas été en mesure de fournir des données à jour fiables permettant de nourrir une analyse économique propre à définir une meilleure politique en matière de fixation des prix des passages aériens entre l’outre-mer et la métropole ».
En ce qui concerne le passeport-mobilité, -qu’on a tendance à oublier- le rapport n° 3781 de l’Assemblée Nationale (13 mai 2007) est plus sévère encore.
Deux citations : « Alors que les dépenses ont véritablement explosé, les crédits versés par le ministère de l'Outre-mer sont passés de 4 à 5,9 millions d'euros ! Les CROUS ont donc dû faire face à une situation intenable, les obligeant, dans un premier temps, à mobiliser leur trésorerie, puis, dans un second temps, à cesser les remboursements aux familles et à Air France ».
« Ainsi, en 2006, le CROUS des Antilles et de la Guyane a avancé plus de 1,9 million d'euros sur ses fonds propres et les achats et remboursements de billets ont dû être suspendus au mois d'août. La dette contractée auprès d'Air France a généré des intérêts moratoires à hauteur de 84.000 euros. Le CROUS de La Réunion, après avoir mobilisé tout au long de l'année sa trésorerie à hauteur de plus d'un million d'euros, a dû suspendre les paiements liés au passeport mobilité au début du mois de novembre ».
Qui est le véritable responsable de la situation en matière de continuité territoriale? Faut-il se fier à ces approches officielles ou croire en ses convictions ?
Rédigé par: mastercard | 27 juin 2008 à 07:00
M'enfin !!!!
A la Réunion : pas besoin d'entente qui pourrait donner lieu à enquête et sanctions.
C'est encore mieux : l'entente est tacite. On comprend et on sait qu'il faut imiter le voisin dans un sens mais pas dans l'autre, mais sans jamais se parler et encore moins s'écrire.
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 27 juin 2008 à 06:56
Vous faites état de la condamnation d’Air France, vous laissez entendre de manière allusive que ce qui se passe ailleurs pourrait bien avoir lieu chez nous en demandant une enquête.
Je vous indique qu’à deux reprises le Conseil supérieur de la concurrence a été saisie par le Ministère des finances (novembre 2003 et août 2005) à propos des pratiques d’Air France outre-mer. Au terme d'une décision n° 07-D-19 du 24 mai 2007, le Conseil a rejeté pour insuffisance d'éléments probants la saisine du ministre.
En mai 2006 était publié un « Rapport d’enquête sur l’optimisation de la desserte aérienne des DOM » réalisé par plusieurs inspecteurs d’administrations. Il apporte des éléments sur trois sujets : la position dominante d’Air France, la possibilité d’entente déloyale et le prix du billet.
Sur le premier point, le rapport constate l’existence pour l’ensemble de l’outre-mer d’une « situation oligopolistique » (une multitude de demandeurs et une offre assurée par trois compagnies). « L’existence de trois concurrents peut être considérée comme significative » d’une concurrence réelle. Le rapport note que, malgré l’ouverture à la concurrence, le développement du trafic s’est fait dans un cadre exclusivement français : aucune compagnie étrangère ne s’est positionnée et les vols charters « se sont pour l’essentiel transformés en vols réguliers ». « La position mondiale d’Air France ne laisse guère de place à une attitude agressive de la part de ses concurrents » écrit le rapport. La plupart d’entre eux ont retenu les enseignements tirés des échecs des compagnies qui se lancées dans une guerre des prix (AOM). « Chaque transporteur a intériorisé sa part de marché sa segmentation concurrentielle, son offre tarifaire avec un leader qui détermine des prix directeurs intégrant ses objectifs de rentabilité en fonction des coûts attachés à son personnel, à ses structures et à sa flotte ».
A propos d’entente illégale possible, le rapport note qu’on ne peut le prouver ni sur le plan commercial, ni sur le plan juridique. Il décrit le mécanisme par lequel chaque compagnie fait évoluer le prix du billet en fonction du coefficient de remplissage sur le segment concerné. D’où souvent ces différences de tarifs pour des billets de la même classe et sur le même vol que le grand public ne comprend pas mais qui est le signe, selon le rapport, d’une autonomie de décision.
On peut avoir sa propre opinion sur ces décisions ou commentaires mais on ne peut les passer sous la jambe.
Rédigé par: mastercard | 27 juin 2008 à 06:35
Procédure pour dilligenter une enquète ?
sur la ligne REUNION-PARIS-REUNION ...
Persuadé que de grosses couleuvres se cachent dans des placards dorés au frais du domien.
Et du côté de la pyramide ?
Ont-ils fini par fournir au gouvernement les factures justificatives des dépenses engagées ?
A moins que des allumettes soient déjà passés par là ...
Quelle vie de merde !!!
Rédigé par: darkalliance | 27 juin 2008 à 04:38