La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi matin les peines de 18 mois à trois ans de prison avec sursis prononcées en première instance à l'encontre de trois élus ou anciens élus des Yvelines, dont les députés UMP Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier. Leur amende a en revanche été divisée par deux.
Il est reproché aux trois hommes d'avoir accepté des pots-de-vin de l'homme d'affaires Michel Delfau, décédé en 2005. En contrepartie, ce dernier aurait obtenu des marchés publics dans les villes de Poissy et de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Ils étaient également poursuivis pour recel d'abus de biens sociaux.
Pierre Bédier a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois années de privations des droits civiques et civils, soit six années d'inéligibilité. Son amende passe de 50.000 à 25.000 euros.
Pierre Bédier est celui là même qui était à l'époque en charge des fédérations au RPR et qui m'avait menacé, si je ne soutenais pas son choix de désigner Tony Manglou à la tête de la fédération locale, de s'opposer à ma désignation (si tant est que cette idée m'ait traversé l'esprit, mais lui en semblait convaincu...) comme secrétaire départemental dans le futur, "tant qu'il serait au RPR".
Pour information, je m'étais opposé à cette nomination car Tony Manglou était celui qui, à mes yeux, avait fait perdre Jean Chatel aux municipales de Saint-Denis. Je lui reprochais également d'avoir d'abord été centriste, puis rocardien, puis balladurien, et j'estimais qu'il n'était devenu gaulliste que par intérêt et non pas par conviction.
Depuis cette date, le parti s'est régulièrement, mais sûrement, affaibli...
Pierre Bédier va sûrement se voir priver de ses droits civiques. Moi au moins, je pourrai continuer à voter à chaque élection. Il n'y a pas de petites vengeances...
Quel visionnaire ce Bédier !
Construire de nouvelles prisons pour préparer ses vieux jours !
Rédigé par: William | 19 mai 2008 à 07:23
Bonjour,
Pierre Bédier est aussi celui qui était venu à La Réunion pour lancer puis valider le projet du centre pénitentiaire à Saint-Denis.
Il était à l'époque Secrétaire d'Etat chargé des projets immobiliers de la Justice. Ce qui n'a pas manqué de faire sourire quand est sortie l'affaire des pots de vin dans des marchés, justement, immobiliers.
Lors de sa dernière visite, c'était tellement "chaud" que les journalistes locaux l'ont suivi pendant deux jours avec l'espoir de le voir interpelé en direct.
Les conférences de presse étaient tendues: le bonhomme ne voulait pas entendre par ler du sujet qui fache.
Bref, nous avions bien ri.
Ce qui ne doit jamais être négligé, de nos jours.
Non?
Rédigé par: JeanPhi | 19 mai 2008 à 04:32