Vous avez tous entendu parler du Kosovo, cette province serbe qui est récemment devenue indépendante après que la communauté internationale ait constaté que l'énorme majorité de sa population était constituée d'Albanais, originaires du pays voisin.
Au rythme où vont les choses, il est à craindre que la même chose ne se produise à Mayotte, mais en sens inverse. A savoir que la majorité de la population finisse par être composée d'immigrés clandestins originaires d'Anjouan, et que cette majorité demande son rattachement aux Comores.
Quelle est la situation aujourd'hui à Mayotte? Les observateurs parlent d'une population immigrée clandestine composée essentiellement d'Anjouanais qui représenterait environ 50.000 personnes, sur un total d'un peu plus de 150.000 habitants.
En juin 2005, c'est le député Vert Noël Mamère qui, dans une question écrite au gouvernement, affirme que, "à Mayotte, les principales villes comprennent jusqu’à 50 % de sans-papiers".
Le député socialiste René Dosière, qui a mené une mission d'information parlementaire à Mayotte, estime que "l'immigration à Mayotte a pris des proportions inquiétantes, au point de menacer la stabilité même de la société mahoraise tout entière".
Le député UMP Didier Quentin, membre de la même mission, estime quant à lui que "l'immigration clandestine, essentiellement d'origine comorienne, concerne aujourd'hui le tiers de la population de Mayotte. On estime que 50 000 personnes vivent dans la clandestinité. Maternité débordée, écoles surchargées, travail clandestin banalisé, délinquance accrue et xénophobie naissante, l'impact de cette immigration est considérable".
Depuis les récents événements d'Anjouan qui ont vu la fuite du colonel Bacar à Mayotte puis à la Réunion, le président des Comores, l'islamiste Sambi, a interdit à la France de renvoyer les clandestins arrêtés à Mayotte en direction d'Anjouan.
Autrement dit, les kwassas-kwassas continuent à déverser toutes les nuits des dizaines et des dizaines d'Anjouanais sur les plages mahoraises, sans que l'Etat français ne puisse renvoyer dans leur pays l'infime partie qu'il parvient à intercepter.
A ce rythme, dans quelques années, il y aura plus d'Anjouanais que de Mahorais à Mayotte.
Que fera la France à ce moment-là, surtout si entre-temps Mayotte est devenue un département français?
Eco citoyen : C'est qui ce José Varondin ?
Un chercheur du cnrs ?
Voici ma position ...
1/Il n'y a à la réunion que des citoyens Français !Comme dans tous les départements Français !
2/ Les réunionnais ? Les vrais ? Comme pour les vrais bretons , les vrais normands etc..ceux qui contribuent à la conservation de la culture locale d'origine , cad les descendants des premiers Français , malgaches ou autres et tous ceux qui descendent des anciens esclaves !
3/ tous les autres ont été les bienvenus au cours des 150 dernières années ...
4/ Je ne connais pas l'histoire mais voir ce qui est arrivé aux créoles de Maurice...
Il ne faut pas utiliser le mot de génocide à toutes les sauces même si ça s'est passé ailleurs ...! Peut être cela arrangerait il certains d'avoir les mains libres pour mieux coloniser à nouveau ? Les créoles ...
Rédigé par: jp | 06 avril 2008 à 18:04
Faut-il faire de Mayotte un centième département ?
A mon avis, dans la situation actuelle, il est urgent d'attendre !
La France ne peut abandonner les Maorais au triste sort des autres iles des Comores. A ma connaissance, à part l'Union des Comores, plus personne à l'ONU ne demande le départ de la France de Mayotte depuis 1995 (selon mes recherches... les lecteurs les plus pointus pourront confirmer ou non).
Il faut rétablir l'ordre et la seule solution pour stopper l'immigration clandestine est d'aider au développement des iles voisines. Si la France ou l'europe ne le fait pas, c'est d'une part, une porte grande ouverte et des futurs troubles encore plus violents et, d'autre part, laisser la place aux Lybiens.
La situation est bien différente à la Réunion. N'en déplaise à quelques radicaux "péi", les zoreils qui viennent avec un vrai projet de vie à la Réunion la connaisse et la respecte bien mieux parfois que les "vrais" réunionnais...
Rédigé par: William | 06 avril 2008 à 16:10
« Génocide invisible », ça c’est une belle connerie ! Et entièrement d’accord avec tous les commentaires qui ont suivi et qui rejettent la position de Eco Citoyen.
Cela démontre en plus une méconnaissance totale de l’histoire de l’île qui ne date que de moins de 400 ans, avec une possession française dès l’origine et quasi continue (sauf l’occupation anglaise de 1810 à 1815) et dont le peuplement (à l’origine, en 1663, par 2 français et 10 malgaches, sans parler des marins arabes, portugais, espagnols, anglais, …. de passage sur l’île avant les prises de possession officielles par la France) s’est construit à partir de vagues de peuplements d’origines diverses : les « chênes de France », les « z’engagés indiens », les chinois, …
Et comme l’a si justement dit un des internautes, où commence et où finit la « réunionnitude » ou la « créolitude » : entre les réunionnais nés en France ou de souche récente, et les réunionnais nés ici de parents nés hors d’ici, outre les nombreux mariages et concubinages, couples mixtes, ceux qui vivent ici 1 ou 2 ans et ceux qui y sont très longtemps ou y font leur vie, les métissages divers depuis des siècles, et les classes sociales et les divers niveaux de vie et de culture (des réunionnais parlant parfaitement le français à ceux ne parlant que créole avec des z partout…) ?
En outre, oubliez-vous que nous sommes un des 100 départements français, avec le droit commun applicable et l’ensemble des aides de tout département. Dès lors, qu’il y ait des « métropolitains » qui, au sens littéral du terme, sont des gens habitant la métropole, quelle que soit leur origine et leur couleur (ex. enfants nés de parents ultramarins en métropole et vivant ici…) me paraît tout à fait normal. Le chiffre de 12 % (D’où est d’ailleurs tiré ce chiffre ? Quelles sont vos références, vos sources ?) est même faible à cet égard.
Alors, avant de sortir ce genre d’ânerie intellectuelle (je suis gentil), réfléchissez deux secondes, SVP ! Cela ne reflète en effet comme le dit Ulysse que votre racisme et votre xénophobie.
Les habitants de la Réunion ne sont que divers gens de passage qui sont restés, mais les premiers occupants (et je suis entièrement d’accord avec andremctp) étaient les végétaux, les oiseaux, les mammifères, les reptiles et les insectes…
Même les enfants le savent et ils ne leur viendrait même pas à l’esprit de tenir ce genre de propos affligeants !
D’ailleurs, Avec un pseudo commençant par Eco comme écologie, comment pouvez-vous ignorer cela ?
En outre, l’écologie est justement soucieuse de toutes les interactions locales et mondiales, et demande de l’ouverture d’esprit. Apparemment, et pour paraphraser Coluche, vous et Joseph Varondin avez l’esprit ouvert mais les volets bien fermés….
Je terminerai en disant que si vous êtes logique, vous ne devriez même pas rouler en voiture, habiter une maison en dur, utiliser internet, faire des courses dans un supermarché, etc... mais plutôt vivre à la façon des gens du XIXème ou au XVIIIème siècles voire avant.
La position que vous tenez est irréaliste car elle consiste à vouloir aller contre le sens des réalités actuelles, à savoir l’augmentation des échanges économiques, sociaux, culturels, démographiques ….
Alors, réveillez-vous et descendez de votre petit clocher ! Et essayez plutôt de parler de Mayotte qui était le sujet initial, plutôt que de dériver « grave » comme vous le faites !
Rédigé par: J974 | 06 avril 2008 à 10:18
Cet"éco-citoyen" me semble être un drôle de paroissien qui n'hésite pas à mettre dans le même sac des citoyens français qui ont choisi de s'installer chez eux, à la Réunion au même titre que les Réunionnais de souche, et des Comoriens d'Anjouan qui entrent illégalement à Mayotte en si grand nombre que cela aura pour effet de destabiliser complètement la société mahoraise. Que je sache, la Réunion, en tant que département français est un bout de France et tout Français est chez lui en France.Cet éco-machin,(citoyen qu'il dit?)devrait changer de pays et aller s'installer ailleurs (pourquoi pas en grande Comore ou à Mohéli). Là-bas, au moins, il ne risque pas d'être contaminé par des zoreils génocidaires.
Rédigé par: joss | 06 avril 2008 à 09:54
remarquons qu'une partie de la flore et de la faune est elle aussi d'importation ..
Je crains que le fait de catégorier un individu par son origine familiale voire religieuse (zoreil, cafre, zarabe, malbar, comore etc) porte déjà en soi un germe d'exclusion et de là au racisme et à la xénophobie il n'y a qu'un pas que certains franchissent allègrement sans même quelquefois en prendre conscience.
Pour moi, si ce n'est peut etre ceux qui sont de passage (les "métros" ? mais ce ne sont pas les seuls), on est tous Réunionnais quelques soient nos origines, couleurs de peau, religion, coutumes etc.
Ceux qui affirment le contraire tiennent de fait des propos racistes et xénophobes.
Rédigé par: ulysse | 06 avril 2008 à 08:36
Je ne peux m'empécher de répondre à Eco Citoyen.
Qu'il aille au bout de son raisonnement. Qu'il refuse les subventions des Zoreils et de l'Union Européenne qui permettent à l'Île de La Réunion de se développer et à maintenir des solidarités pour les plus démunis et sans lesquelles le niveau de vie des réunionnais serait celui des Mauriciens au mieux.
Faudra il par mesure de réciprocité rapatrier tous les réunionnais de Métropole qui sont au moins deux fois plus nombreux que les zoreils à la Réunion ? Bien sûr que non.
De plus c'est quoi la Réunion ? Sûrement pas un peuple mais une pluralité de cultures y compris celle des zoreils.
Les seuls vrais réunionnais sont les plantes, les animaux sauvages et la flore. Tout le reste est de l'importation....
Alors cher Eco Citoyen, je trouve vos propos indignes et à la limite du racisme.
Rédigé par: andremctp | 06 avril 2008 à 06:16
Cher Eco citoyen, Joseph Varondin n'est pas une référence, et son raisonnement , que tu sembles t'approprier, me laisse en ce domaine pantois. Le peuple réunionnais est issu de divers mouvement de population, de tous horizons et de tout temps. La position de dire que l'arrivée de métro est un génocide invisible est un non sens. Nous ne sommes pas le Tibet, ni Mada, ni un pays avec une population particulière. Nous sommes un brassage en fonction de l'histoire de la colonie et de la départementalisation et de la population du monde. Si tu observes, actuellement les nouveaux venus sont plus d'origine comorienne... .Si je suis ton raisonnement la cote d'azur, la Provence et toute région du sud de la France vit le même génocide! Que dire de Marseille, avec la population maghrébine et comorienne. Avec ton raisonnement il faudrait fermer la réunion et rester entre nous. Mais qui nous? peux tu définir le nous ? Réunionnais d'origine ? de combien de génération? Un vrai casse tête, non? Allons plus loin : avec une même logique : pourquoi les réunionnais iraient en métropole ou en Europe ou dans le monde. Car si tu applique ce raisonnement il faut par correction se l'appliquer dans tous les sens. Sinon nous irions faire du génocide chez les autres! Prends un peu de hauteur et regarde la terre, elle est de plus en plus petite au regard du développement de l'homme. La réunion est un point de cette planète et nous faisons partie des habitants du monde. La mondialisation concerne aussi le monde du travail et donc de vie des terriens. Qui peu revendiquer une possession quasi fermée d'une parcelle de terre? Avec ton point de vu, n'envoies pas des enfants hors de la réunion, même s'ils n'ont pas de travail, tu risque de les mettre dans une posture que tu refuses aux autres. Nous sommes dans l'échange obligatoire et tu ne pourras pas interdire à des jeunes de vouloir partir pour connaître, découvrir et s'enrichir. Cela ne se fait pas sans contrepartie Non ? Les récentes élections nous ont montrées que nous sommes malheureusement adepte du nombrilisme et de l'égoïsme. ton écrit en est le reflet, je trouve.
Rédigé par: Rottleuthner | 06 avril 2008 à 06:13
On peut dire la même chose de la Réunion. Il y aura bientôt plus de métros que de Réunionnais. 1% dans les années 60, 2% dans les années 80, 5% dans les années 90 et presque 12% de Métros aujourd'hui composant la population à la Réunion.
Comme le dit Joseph Varondin "c'est un génocide invisible" que l'Etat français mène. En envoyant la matière grise et main d'oeuvres Réunionnaise au Quebec, en France et ailleurs et en les remplaçant par ces métros et entre autres retraités.
Rédigé par: Eco Citoyen | 05 avril 2008 à 22:43
Comment peut on envisager sereinement que Mayote devienne département Français avec un taux de clandestins aussi fort. Pour moi, c'est impensable, il faut avant que la situation soit assainie, cela même dans l'intérêt de Mayote et de la Réunion. Nos amis Mahorais ont tout à gagner. Un retour au sein des Comores risque d'être douloureux pour eux. Impensable aussi je crois.
Rédigé par: Rottleuthner | 05 avril 2008 à 19:06
Dans le commentaire sous l’article "A propos des anjouanais à Mayotte", j'avais déjà indiqué que la proportion est plutôt de 1/4 (un quart) ou 25 % de la population (voir site: http://www.malango-mayotte.com/immigration_clandestine-loi_finance_2003_domtom.htm)
Le chiffre de population de 150.000 personnes environ date déjà de 2000 ! A cette date, l’estimation des clandestins était de 35.000 à 50.000 personnes.
L’explosion démographique créé d’importantes tensions sociales et il y a eu déjà notamment des étincelles (exactions commises par la population mahoraise…). A quand l’explosion sociale généralisée ?
Mais sauf à stopper l’immigration clandestine (le refus actuel des Comores de « récupérer » les clandestins refoulés par la France n’arrange rien) et la natalité très élevée (plus de la moitié de la population a moins de 20 ans, et elle représente déjà le tiers - environ 190.000 habitants - de celui de la Réunion sur un « caillou » presque 7 fois plus petit en superficie – 375 km² contre 2.512 km²… !), et rééquilibrer la balance commerciale (comme la Réunion, Mayotte importe énormément mais les exportations couvre une infime partie de ces importations, merci les revenus de la solidarité nationale…), Mayotte devient de plus en plus une bonbonne de gaz posée sur un feu, ou un bourbier (selon l’image qui convient à chacun)…
Mayotte, ça ne rapporte rien ou presque électoralement, budgétairement, économiquement et socialement parlant et ça représente des complications en politique étrangère (avec les Comores, l’OUA et l’ONU qui sont opposées officiellement à la présence française à Mayotte), mais si elle reste française, c’est peut-être pour d’autres raisons (géostratégiques, diplomatiques, …) qui m’échappent mais probablement importantes.
Mais peut-être que la création du département, en permettant la distribution d’importants revenus sociaux supplémentaires et la création d’emplois dans les communes,…., apaisera pour un temps et en partie ces tensions…. ?
Par contre, il n’est peut-être pas certain que les Anjouanais clandestins veuillent un jour le rattachement de Mayotte aux Comores, compte tenu des avantages à la présence française (sécurité sociale, soins, éducation….) ; s’ils manifestaient un jour, ne serait-ce pas pour leur intégration économique, sociale, administrative à l’Île aux Parfums plus prospère que les trois autres « Iles de la Lune » ?
En tous cas, si la France ne bouge pas plus que ça, on risque de revoir tantôt les mêmes scènes d’ « intifada » contre les wazungus, les gendarmes, la Préfecture de Mayotte…., mais cette fois-ci sans le « déclencheur » Bacar ,et pas seulement de la part de clandestins anjouanais ou autres (car tous les clandestins ne sont pas anjouanais)!
Rédigé par: J974 | 05 avril 2008 à 18:50