Nos journaux viennent de nous démontrer une fois de plus que l'absence de concurrence est pénalisante pour le consommateur.
Jusqu'à la semaine dernière, Jacques Tillier nous offrait tous les samedis matins son fameux Edito en page 3 du JIR.
En face, au Quotidien, ils avaient remarqué que c'était justement le samedi que le JIR réalisait ses meilleures ventes.
Dans l'incapacité de savoir si ces bons résultats étaient dus à la présence du Télé Journal gratuit ou aux Editos de Tillier, la rédaction du Quotidien avait décidé de répliquer en sortant tous les samedis une page de "La di La fé" qui connaissait un certain succès.
Le Jir de ce matin est sorti pour la première fois sans l'Edito de Tillier. Devinez ce qu'ils ont fait en face? Ils ont supprimé la page de "La di La fé".
Pourquoi se fatiguer, quand la concurrence a disparu???
A moins qu'il ne s'agisse d'une malheureuse coïncidence, le journal étant rempli des pubs du Salon de la Maison.
On verra bien samedi prochain...
Trouillomètre, la presse de caniveau aussi a fait avancer bien des procès (il y a eu des exemples, par exemple, de juges se payant des call girl en GB)et réveillé bien des consciences. Néanmoins, ça n'empêche pas que la proportion entre vérité et mensonge était telle qu'à ce compte là il devenait statistiquement improbable qu'il ne fasse pas mouche au moins une fois de temps en temps, quitte à simplifier grandement des affaires qui auraient mérité plus de journalisme d'investigation et moins de journalisme people. Ah, mais attendez, ça serait pas justement la méthode Tillier?
Rédigé par: Pierre Dupuy | 27 avril 2008 à 16:11
Ca fait longtemps que je ne lis plus la presse locale, perso.
Identique l'une à l'autre la plupart du temps, le seul jour où je la lis, c'est le samedi, parce que le JIR file le programme télé gratos avec. Du coup, je lisais Tillier, et j'appréciais assez ses "coups" médiatiques, c'est clair.
Mais j'ai toujours regretté que ça ne serve à rien (on est loin du Canard Enchainé, clairement), que ça ne fasse rien bouger, que ce soit -souvent- limite conditionnement des masses "politiques".
Bon, maintenant, il n'est plus là... tant qu'il restera le programme Télé, je continuerai d'acheter le JIR du samedi.
De toutes façons, mon opinion sur les "petits chefs" de notre domaine Réunionnais n'est plus à faire depuis bien longtemps.
Rédigé par: ElGeko | 27 avril 2008 à 09:16
Rassurez-vous, cher Trouillomètre (qui m'amusez beaucoup!), je ne suis qu'une réunionnaise respectable et d'un âge certain et je n'ai jamais été "épinglée" par ce monsieur. Je n'aime tout simplement pas la vulgarité: la seule fois où j'ai vu J.T. à la télévision, il se curait les dents à pleins doigts alors qu'il était filmé avant son départ...
Rédigé par: Andrée | 26 avril 2008 à 18:07
je n'achetais le JIR que le samedi pour l'édito. Ce samedi je ne l'ai donc pas acheté. Bienvenue au journalisme politiquement correct?
Rédigé par: puce974 | 26 avril 2008 à 17:42
Bientôt si ça continue ainsi, Tillier (que je n'appréciait pas non plus mais uniquement pour la sélectivité de ses attaques et ses consignes de votes), sera taxé d'individu néfaste qui n'aura jamais fait avancer les choses. Non, non, jamais il n'a réveillé quelques magistrats pionceurs, jamais il a contribué à déterrer des affaires bien enfouies, jamais il n'a remis la réputation de tel ou tel à son juste niveau ...
Non ! Ce n'était que de la presse de raclure de fond de poubelle !
Quoique ... Après tout ... l'expression n'est pas fausse ! C'était en effet dans ces endroits qu'il trouvait ses "clients" !
Il n'est pas totalement impossible que quelques un de ses détracteurs de ce blog soient des "épinglés" du samedi ...
Ca'm foutrait bien la trouille que de tels personnages soient dans ce blog !!!
Allooo ? Monsieur Dupuy ! il faudrait authentifier d'urgence tes blogeurs !!!
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 26 avril 2008 à 17:13
Je ne suis pas de ceux qui regrettent le départ de Tiller, loin s'en faut. Il avait à mon sens confondu le JIR avec les magazines peoples de fond de poubelles comme on les appelle ailleurs. Rien ne l'empêchait du reste d'en créér un localement et les choses auraient été claires. Je me réjouis de retrouver peut-être un vrai quotidien d'information et d'investigation avec une éthique, respectueux des faits et des gens.
La devise "salissez, il en restera bien quelque chose" n'est pas pour moi du journalisme tant il est vrai que ce qui est excessif est très souvent dérisoire.
Rédigé par: CADET | 26 avril 2008 à 15:35
Je n'ai personnellement jamais apprécié l'éditorial de M. Tillier, tant dans le ton que dans la forme, la causticité n'ayant aucun besoin de vulgarité ou de grossièretés pour faire mouche. Il serait donc exagéré,même si vous appréciiez le personnage, de croire que tout disparaît avec lui ...
Rédigé par: Andrée | 26 avril 2008 à 11:10
J’espère que les rédac’chefs du JIR et du Quotidien ne sont pas ces rédac’chefs de provinces décrits par Bruno Testa du JIR (je l’aurais bien vu rédac’chef, lui…) dans son billet d’aujourd’hui que je crois utile de reproduire (sauf les dernières lignes de remerciement à JT…), bien que non fan de ce quotidien, qui sont écrites dans un style simple, vrai (et non injurieux ou diffamant comme l’édito d’un certain JT reparti loin):
« Globalement, la presse souffre en France de sa non-insolence, de sa révérence, de sa connivence. Au nom d’une pseudo-objectivité qui n’abuse plus personne, et surtout pas les lecteurs, la presse rase les murs, se pare de grisaille, se confond avec la moquette des bureaux. C’est vrai de la presse nationale, même si celle-ci peut faire illusion. Encore qu’il suffit de comparer Libération d’avant 1981 à celui d’aujourd’hui, Le Monde d’hier à celui de demain, pour mesurer combien la liberté de la presse en a pris un coup. On l’a vu lors du débat sur l’Europe, où les journalistes, à quelques exceptions près, se sont plus comportés en élite crachant sur la plèbe qu’en réels journalistes. Cette tendance, on la retrouve accentuée dans la presse régionale. A peine nommé, le rédacteur en chef n’a pour toute ambition que d’avoir son rond de serviette à la grande table des notables. Lentement, à coup de tapes sur l’épaule des puissants du patelin, de services rendus, de petites affaires étouffées, le rédacteur en chef se rotaryse ou se lion’s clubise. Il n’admettra pas qu’un petit journaliste, tout frais éclos, se permette d’interrompre cette félicité quotidienne au nom d’une déontologie qui rime fâcheusement avec idéologie. On l’a compris, le rédacteur en chef de province est un capitaine de bateau qui ne veut surtout pas de vagues. »
Il ajoute (et je me demande si cela n’est pas prémonitoire, et en confirmerait une interrogation que je faisais dans un commentaire à propos de la nomination de JLR : ne va-t-on pas vers une presse locale à 2 quotidiens « centre droit » et « centre gauche », Témoignage n’étant plus un vrai concurrent ?) :
« Heureusement, ce n’est pas le cas (POUR COMBIEN DE TEMPS ENCORE ?) de la presse à La Réunion. Ici, les passions sont plus exacerbées. Surtout, le besoin de liberté, qui a fait défaut pendant tellement longtemps, ne supporte pas d’être mis aux fers. »
Rédigé par: J974 | 26 avril 2008 à 11:09