A l'occasion de sa conférence de presse en direct du Ministère des Finances, où il a annoncé un certain nombre de réformes destinées à faire faires des économies à l'Etat, Nicolas Sarkozy a annoncé que le gouvernement allait prochainement déposer un projet de loi visant à ne plus permettre aux fonctionnaires n'ayant jamais servi outre-mer, de continuer à pouvoir venir y prendre leurs retraites en touchant des sur-rémunérations.
Chaque année, à l'occasion du vote du Budget de l'Etat, certains sénateurs emmenés par Jean Arthuis mettaient le sujet sur le tapis, et le gouvernement remettait toujours cette mesure à l'année suivante. Cette fois, Nicolas Sarkozy semble décidé à aller au bout de la réforme...

À mes yeux les choses sont très simples dans ce domaine et on ne les complique que pour noyer le poisson :
1, il est compréhensible que des primes soient proposées/allouées lorsqu'il s'agit d'une mesure incitative ou d'une mutation pour raisons de service (autre que disciplinaire)
2, il n'y a en revanche objectivement aucune raison pour qu'on attribue quelque prime que ce soit (quel que soit son nom ou sa forme) à un fonctionnaire qui DEMANDE une mutation géographique, quelle qu'elle soit.
Le reste c'est du baratin.
:o)
Rédigé par: Garou | 05 avril 2008 à 08:36
si elle est juste, elle doit prévoir des cas particuliers qui sont les exceptions qui confirment la règle...comme quoi le bon sens n'est pas systématiquement associé à la prise de décision des lois. il y a donc nécessité pour le législateur et le gouvernement, de proposer la mesure de l'impact des lois et règlements sur l'environnement général des territoires géographiques sur lesquels ils s'appliquent..et je maintiens donc mon analyse.
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 05 avril 2008 à 07:26
Ce n'est pas à peu près juste, Nicolas, c'est juste.
Cette prime au soleil est inique. Elle avait été concocter par des fonctionnaires pour permettre à quelques fonctionnaires en mal d'exotisme de profiter de leur retraite assurée et bonifiée sous les "cocotiers".
Rédigé par: Coquesigru | 05 avril 2008 à 05:44
Première bonne nouvelle du quinquennat pour la Réunion ! Par contre, M. De Launay de la Perrière, il me semble que vous vous emballez un peu vite. Voyons déjà quand et comment cela va se matérialiser. C'est comme le recentrage de la défisc sur le logement social, qui aurait eu un effet "calmant" sur le foncier (je n'ose dire désinflationniste) et sur lequel le gouvernement est en train de se coucher face aux patrons du BTP, qui viennent en Porsche dire qu'ils étouffent et qu'ils vont mourir si çà passe...
Rédigé par: Grachus | 04 avril 2008 à 15:45
ça va faire de la place...
Rédigé par: Choupette | 04 avril 2008 à 14:23
Enfin une mesure à peu près juste...Sauf à exonérer les ultra marins n'ayant jamais pu bénéficier du retour "au pays", de pouvoir continuer à la toucher en cas de choix d'installation dans leur DOM d'origine...? et d'exonérer aussi peut être ceux ayant des ascendants directs ou indirects domiciliés dans les DOM (et à cette seule condition) ? le débat est lancé...! Mais ce geste serait la reconnaissance officielle d'un surcoût actuel du niveau de vie. le gouvernement en reconsidérant cette exception ou anomalie d'égalité entre les citoyens retraités de France, de Navarre ET de DOM, ne devrait il pas prendre la balle au bond, et considérer la nécessité d'ordre public, de déterminer les contours d'une dérogation sur le taux horaire SMIC du privé dont la valeur réelle en terme de pouvoir d'achat pour leurs bénéficiaires (sur la base d'une récente analyse d'initiative privée) est deux fois moins importante comparativement? Sachant que celui des fonctionnaires, assimilés et des retraités fonctionnaires et assimilée,est globalement 1,50 fois plus important qu'un travailleur de ces catégories habitant ou exerçant sur le territoire national ? ne faudrait il pas dès lors permettre un pouvoir d'achat "statutaire" privé et public ? pour cela, il suffit de comparer le pouvoir d'achat moyen du public, et de l'appliquer sur le privé toute masse égale par ailleurs. les conséquences inflationnistes devront être compensées par l'augmentation de la demande de besoins économiques à satisfaire, que cette augmentation du coût de la main d'œuvre risque d'engendrer (tout en imposant une limite à la progression marginale du taux de rentabilité commerciale et des capitaux des investisseurs locaux). A l'heure actuelle, la ressource de financement existe en tout ou partie. Il s'agit d'utiliser toute ou partie de la masse des exonérations fiscales et sociales générées chaque année, et d'exiger des détenteurs de "capitaux" qui, rappelons cette année, bénéficient en plus d'une ristourne de plus ou moins 10 milliards, un effort contributif supplémentaire dans leurs entreprises. Le temps de la négociation intelligente est donc venue pour relancer la dépense à la Réunion, en orientant l'amélioration du niveau de vie dans les voies du développement durable. En d'autres termes, l'absence d'investissements supplémentaires à la Réunion par les détenteurs de capitaux privés peut être considérée comme un manque d'investissement citoyen, et un recours aux subventions publiques pour se gaver, sans trop faire d'efforts sinon à payer au minimum.. Honteux au 21ème siècle, non?
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 04 avril 2008 à 13:51