Où va se nicher la politique?
La presse de ces derniers jours a révélé que Gilbert Mardenalom, l'ancien 1er adjoint de Saint-Paul, avait été viré de la présidence du temple tamoul de la rue Saint-Louis, à Saint-Paul, qu'il présidait depuis vingt ans.
"La Roche tarpéienne est proche du Capitole", dit le proverbe. Autrement dit, la déchéance suit bien souvent les honneurs...
Gilbert Mardenalom aura tout loisir de réfléchir à cette maxime. Il va avoir du temps libre, maintenant... Retraité, il ne connaîtra plus non plus l'exaltation que confère un poste de 1er adjoint d'une grande ville comme Saint-Paul. Et s'il pensait se rattraper en s'occupant plus activement du temple aux destinées duquel il présidait depuis 20 ans, c'est raté aussi.
Au lendemain de sa défaite aux côtés d'Alain Bénard, ses coreligionnaires ont estimé qu'ils n'avaient plus besoin de lui. Qu'il ne leur était plus utile. A moins, comme le laissent entendre certains, qu'ils aient simplement cessé d'avoir peur de lui...
Mais alors, pourquoi dans ce cas le remplacer par Serge Ajaguin-Soleyen, dont la femme est l'une des adjointes d'Huguette Bello?
La religion est-elle indissociable de la politique à Saint-Paul ?
Tout le monde cherche à être proche du pouvoir. D’une façon ou d’une autre. Depuis toujours ! Et le pouvoir, quel qu’il soit, a toujours besoin de soutiens. Cela va donc dans les deux sens, c’est la vie en société qui le veut. En cas de malversation, le corrompu va avec le corrupteur ; c’est vrai à tous les niveaux, y compris entre les Etats. Bien entendu, rien à voir avec la génétique ou je ne sais quelle tare de tel ou tel peuple à tel ou tel moment de l’Histoire.
S’il y a des dérives dans l’exercice du pouvoir, il revient à la société démocratique – nous ne sommes plus au temps du roi et de ses seigneurs, du colonialisme et des élites locales – d’installer des rapports de force dans l’opinion pour arriver (par la loi ou par des pratiques acceptées) à veiller à l’intérêt du plus grand nombre : le contrôle public de l’utilisation de l’argent des citoyens, y compris pour des associations constituées de participer aux bilans évaluations des projets des collectivités locales ; le non-cumul des mandats en nombre et dans le temps ; la séparation entre le champ de responsabilité des élus et le champ associatif, un élu ne pouvant pas représenter aussi le monde associatif ; l’inéligibilité à vie en cas de faute grave de gestion. Sans compter la responsabilité civile de tous les membres des conseils d’administration des associations (réforme de la loi).
Ce ne sont pas des gens simples qui se mettent vraiment plein les poches : Demander le déclassement d’un petit terrain pour un agriculteur qui soutient la campagne d’un candidat n’est en rien comparable, sur tous les plans, aux opérations de spéculations immobilières de gros propriétaires fonciers qui arrosent tous les décideurs.
Rédigé par: Aimé | 27 avril 2008 at 14:28
Eh bien, j'ai une petite pensée pour ceux qui grimpent les échelons sociaux à la vitesse grand V "dans votre ascension professionnelle, soyez toujours très gentil avec ceux que vous dépassez en montant. Vous les retrouverez au même endroit en redescendant". Woody Allen
Rédigé par: Choupette | 27 avril 2008 at 11:36
Les réunionnais ont toujours souhaité être proches du pouvoir et des gens qui en ont ou qui ont de l'argent. C'est certainement une habitude du temps de la colonisation. Dans ces temps pas si lointains où le social étatique n'existait pas il fallait avoir des protecteurs. Le nom de cette pratique est le clientélisme. Le protecteur peut compter ensuite sur la reconnaissance plus ou moins obligée du "client".
De nos jours, ça continue ... mais pour se remplir les poches, pour obtenir des avantages, des emplois, des permis de construire, des déclassements de terrain ...
Voyez avec quelle fierté les gens disent connaitre untel ou untel. "mi connais bien xxx ou yyy, oui, lé vré, depuis au moins 20 ans !". C'est une vrai honneur, alors que manifestement l'"honoré" n'est que le 300e sur les liste des amis. On peut croire que cet état d'esprit de servilité est ancré dans les gènes. Ca fout pas la trouille une telle bassesse ? Allez vous étonner ensuite que les repris de justice soient élus et réélus !
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 27 avril 2008 at 07:57