Entendu hier matin, sur Freedom, une jeune femme habitant la Rivière Saint-Louis avouer sans vergogne qu'après avoir entendu sur les ondes un nouveau suicide sur le pont de l'Entre-Deux, elle avait pris sa voiture "pour aller regarder".
Et elle était toute fière de passer à l'antenne. Elle tenait enfin, elle aussi, ses 5 minutes de gloire...
Et de décrire le corps "enveloppé dans un drap blanc", ramené par hélicoptère, ce qu'elle regrettait car cela ne lui a même pas permis de voir s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme...
Au passage, qu'attendent nos chers ingénieurs de la DDE pour prévoir un dispositif anti-suicides sous ce pont, du style de ce qui existe déjà sur la Tour Eiffel?
Cinq suicides depuis le début de l'année, ça ne vous suffit pas?
plus je lis ton commentaire albius, et plus cela me fout la gerbe. il est dommage que pierrot laisse passer ce type de commentaire..à la limite, je te croise dans la rue, je te fous mon pieds au cul. mais bon, l'anonymat a certains avantages, quand on a pas ce qu'il faut dans le caleçon pour signer de son identité. ce blog gagnerait beaucoup à obliger les commentateurs à décliner leur identité. (...) (censuré par Pierrot Dupuy)
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 30 avril 2008 à 19:37
Cher mel, ce n'est pas parce que l'on a un super audimat que l'on est une bonne radio, Freedom est à l'image d'une partie de la population qui aime ce côté. Mais la qualité est cela ?
Rédigé par: Rottleuthner | 30 avril 2008 à 12:27
et oui, j'ai deux "de" dans mon nom et apparamment, tu en déduis plein de choses albius..freedom pourrait être un instrument utile aux Réunionnais si seulement sa ligne éditoriale permettait aux auditeurs de s'élever, ce dont tout le monde ici ne peut que convenir. on a les politiciens qu'on mérite, les journalistes qu'on mérite et les radios de m... qu'on mérite. c'est bien dommage tout ce gaspillage d'énergie et de moyens non ? faire du volume ne signifie pas faire de la qualité, c'est bien là le drame de freedom.
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 30 avril 2008 à 08:12
dede a écrit :
"freedom ne devrait elle pas se rebaptiser "radio ladi lafé"..pas étonnant que Tillier ait eu autant de succès..son seul mérite, comme celui de camille, est d'avoir su donné à la grande masse des Réunionnais, ce qu'ils aiment.." ...... C'est rhédibitoire ? :)
C'est sur que quand on a deux "de"dans son nom de famille on doit penser que fuidom c'est de la merde .
Mais quand on est aussi auditeur Il suffit de compter le nombre de têtes à couper ... :)
Merci Nicolas DE Launay DE la Perrière.
Un bon audit à freedom me semble nécessaire.
Rédigé par: Albius | 29 avril 2008 à 16:51
Ce qui donne parfois une idée du niveau moyen des "gens", mei... Et puis freedom ne se contente pas de profiter de la bétise des gens, en tant que média, elle l'entretient, c'est un cercle vicieux: il y a un créneau, un média le prend, ce qui contribue à diffuser ce créneau et donc à attirer plus de média, ce qui le diffuse encore plus... Et comme il est plus facile de faire descendre l'intellect que de le monter, la spirale est souvent descendante...
Bnb, étrangement, je vais être d'accord avec toi. Non pas que je te rejoigne sur l'idée qu'il faudrait arrêter de tout mettre sur le dos de l'Etat (sur les ouvrages publics, celui çi a un devoir de sécurité) et donc sur la descente vers le niveau américain de responsabilité, dont la France reste encore très loin. Non, là où ça me choque, c'est qu'il s'agit d'un suicide. Pourquoi empêcher les gens de se suicider s'ils en ont envie? Faudrait il, comme autrefois, condamner à mort les gens qui ont raté leur suicide pour "tentative de meurtre"? Le droit de mettre fin à ses jours est, à mon sens, un droit inaliénable. Et ce pour une raison complexe: je me suis, depuis longtemps, rattaché à titre personnel à ceux que l'on appelle en philosophie les "utilitaristes" (John Stuart Mills, Jeremy Bentham...) , c'est à dire des philosophes dont on pourrait résumer les idées par "la fin justifie les moyens". Autrement dit, un utilitariste considère uniquement les conséquences d'une action et n'accorde pas de valeur morale au cheminement qui y a mené, hormis si celui çi a des conséquences particulières. Dit autrement, un utilitariste est un type qui définit un objectif , détermine des moyens d'y parvenir, fait le bilan coût/avantage de chacun sans en écarter aucun pour des raisons morales et choisi celui qui a le meilleur bilan. En l'occurence, les suicidaires sont des gens qui souffrent. Pour quelqu'un comme moi, dont l'objectif en tant qu'utilitariste reste la diffusion du bonheur, et dont le bonheur à long terme est donc la seule échelle; une vie malheureuse est une "aberration", c'est à dire quelque chose qui ne devrait pas exister. Dans ces conditions, je considère que soit on est en mesure de "soigner" l'aberration, c'est à dire de rendre la personne plus heureuse, soit on doit la laisser mourir si elle le souhaite (si elle ne le souhaite pas, on ne fait rien, ça tendrait à prouver que l'un dans l'autre, elle s'estime heureuse) voir même l'y assister.
C'est cette raison qui m'a toujours poussé à être favorable à l'euthanasie. Une personne qui souffre doit être aidée pour mettre fin à ces souffrances, d'une manière ou d'une autre. C'est aussi pour ça que je pense que l'on devrait aider les suicidaires, soit à guérir, soit à partir: comment peut on décemment plaindre la souffrance physique au point de vouloir légaliser l'euthanasie et ne pas plaindre la souffrance morale?
Bien sûr, dans bien des cas, les suicidaires sont des gens dont la douleur n'est pas irréversibles. Beaucoup peuvent être aidés par des médicaments, lorsque la source est une maladie mentale, ou par des thérapies ou même un brin de solidarité humaine, cas dans lesquels bien entendu le suicide assisté n'est pas une hypothèse que l'on peut accepter: ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Mais d'autres personnes, bien que ne souffrant pas physiquement, sont, par le poids du destin, condamnés à souffrir moralement jusqu'à la fin de leurs jours. Je prendrais un exemple, extrême, qui va rendre les choses plus claires: les victimes de guerres dans le tiers monde, touchés par la famine, les maladies et soumis aux seigneurs de la guerre. La question n'est donc, tout comme pour l'euthanasie ou l'avortement, pour tout individu ayant un peu de charité envers son prochain, qu'une question de "curseur" : quels types de cas sont susceptibles d'être aidés et quels autres ne le sont pas?
Il faut bien savoir que , dans bien des cas, nous portons tous, collectivement, une part de responsabilité dans ces suicides. Le pays où, durant des décennies, le taux de suicide a été le plus élevé, c'était le Japon. Un Japon où il est devenu un problème de société: le Japon conservateur des sociétés multinationales pressurant leurs employés dans des rapports hiérarchiques rigides, celui de la récession, influencé par les thèses d'avant guerre a opprimmé des décennies durant des générations de jeunes qui ne se voyaient aucun avenir. Ca a été l'époque de l'explosion des crimes, de la consommation de drogue et des suicides au Japon. On peut cibler le même type de processus dans des Etats-Unis connaissant eux aussi des problèmes de violence et de suicides. C'est donc souvent le modèle de société lui même qui est responsable. Donc, avant de nous demander "comment faire pour les en empêcher?" , demandons nous "comment faire pour qu'ils n'en aient pas envie?".
Rédigé par: Pierre Dupuy | 29 avril 2008 à 15:39
tout le monde critique mais freedom reste de très loin la première radio de l'île en terme daudience,en terme de qualité c'est autre chose, quand ça nous plaît pas il suffit pas zapper, ce ne sont pas les radios qui manquent sur l'île.
Rédigé par: mél | 29 avril 2008 à 13:58
J'ai hâte de voir le retour de Freedom sur le petit écran... C'est ce qui est annoncé avec l'arrivée de la TNT à la Réunion. Ça promet !
Rédigé par: William | 29 avril 2008 à 12:33
freedom ne devrait elle pas se rebaptiser "radio ladi lafé"..pas étonnant que Tillier ait eu autant de succès..son seul mérite, comme celui de camille, est d'avoir su donné à la grande masse des Réunionnais, ce qu'ils aiment..
Rédigé par: nicolas de launay de la perrière | 29 avril 2008 à 12:25
Oui mais, s'il n'y avait pas des speakerines pas très fut'fut' pour demander des détails, cela n'arriverait peut-être pas.
Je suppose qu'il doit y avoir des flics dans le coin. Pourquoi ne mettent-ils pas un cordon de sécurité ? ça et un filet de protection le long des garde-fous (?), à force les gens seront dissuadés d'aller "spectacle" ! Pauvre gars !
Rédigé par: Choupette | 29 avril 2008 à 11:40
Pierrot, je suis comme toi très souvent choqué par le coté populiste et voyeuriste de cette radio qui même pour les problème de circulation ne s'interesse qu'au sang, aux morts dans des descriptions demandées par les pseudo journalistes ou animatrices, qui au demeurant excellent dès qu'il s'agit de détails morbides. On ne refera pas Freedom, ce sont des spécialistes du sang, du sexe et de la M...
Rédigé par: Rottleuthner | 29 avril 2008 à 10:34
C'est le triomphe du trash, la primauté de la non-information sur la vraie info.
J'imagine la cohorte d'auditeurs qui n'attendent que le fait divers qui se déroulera à côté de chez eux pour aller se délecter du spectacle, avec l'alibi qu'ils le feront "pour la bonne cause", en se prenant pour des journalistes.
Pathétique...
Rédigé par: Volatile | 29 avril 2008 à 08:31
arrêtons aussi de vendre des couteaux, des voitures, de faires des immeubles de plus de 1 étage, faudrait aussi supprimer les ponts...
Nous sommes dans une société qui encourage à la déresponsabilisation... heureusement pas aussi exacerbé qu'aux Etats-Unis (où tout est prétexte à procès).
Traitons les problèmes en amont, aidons les gens à assumer, et assumons nos choix.
Rédigé par: bnb | 29 avril 2008 à 06:36
Et cela vous étonne encore M. Dupuy ?
L'horreur indicible est que les bonnes audiences de Free Dom font que ses méthodes nauséabondes déteignent sur les autres radios: Radio Réunion, Festival...
Rédigé par: Gilles C | 29 avril 2008 à 06:04