Je suis allé à Saint-Pierre, vendredi, assister au procès de Willy Caderby et d'Aslam Mallam Sajed. Je voulais assister personnellement au procès et vérifier si les faits reprochés étaient aussi graves que ce que la presse avait bien voulu en dire à l'époque.
Il faut dire que je connais bien Willy Caderby.
Même si je l'ai un peu perdu de vue depuis quelques années, il avait été un de mes journalistes sportifs à l'époque où j'avais créé la radio RFM.
C'était une période formidable, pendant laquelle nous retransmettions tous les week-ends les matchs du championnat de la Réunion de foot. Et Willy officiait entre autres aux côtés de Daniel Béton, un vieux de la vieille, qui réussissait parfois à nous faire croire que nous assistions à un match entre Marseille et le PSG, alors qu'il ne s'agissait que d'un Saint-Pierre/Saint-Louis...
J'en avais gardé l'image d'un brave marmaille, passionné de foot.
Et voilà que je le retrouvais dans la rubrique faits divers, accusé d'avoir détourné des sommes faramineuses...
Le procès mené de main de maître par le président Bruno Vidon, aura au moins permis de ramener les choses à leur juste valeur.
Que reste t'il après plusieurs heures de procès?
Oui, c'est vrai, Willy Caderby a embauché plusieurs personnes non pas sur des emplois fictifs, mais disons pudiquement sur des postes où ils n'avaient pas grand chose à faire. C'est grandement condamnable, et je suis le premier à le condamner.
Mais, une fois que j'ai dit ça, dois-je m'en satisfaire? Pourquoi poursuivre un Willy Caderby, et pas un Jean-Louis Lagourgue qu'un prévenu, à la barre du tribunal de Saint-Denis, a accusé de plus de 205 emplois fictifs, en faveur de certains qui sont en métropole ou à Madagascar?
Pourquoi, dans ces conditions, ne pas poursuivre tous les maires de la Réunion, dont il est de notoriété publique que leurs collectivités comptent entre 20 et 30% d'employés en trop par rapport à la moyenne nationale?
Qu'on me comprenne bien : je ne suis pas en train de vous dire qu'il ne faut pas condamner Willy Caderby, parce que je le connais. Je dis simplement qu'il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin, et aller vérifier les comptes de toutes les communes, du Département et de la Région.
Il n'y aurait pas assez de policiers dans les brigades financières de la police et de la gendarmerie? Et bien, qu'on en fasse venir d'autres, mais il est vital pour notre démocratie que les citoyens retrouvent confiance en leurs élus.
Et, accessoirement, cela permettrait de baisser les impôts locaux. Ou, si on les gardait au même niveau, d'offrir des chantiers supplémentaires aux entreprises avec un double avantage : donner un vrai travail aux personnes embauchées et faire entrer dans le patrimoine de la commune qui une école, qui une route supplémentaires.
Mais revenons un instant à notre Willy Caderby... Je l'ai retrouvé tel que je l'avais connu : un peu plus gros peut-être, mais je suis mal placé pour le moucater, et assumant ce qu'il a fait. Mais uniquement ce qu'il a fait.
Oui, il reconnait avoir effectué des embauches "limites", mais pour la plupart, il affirme n'avoir fait qu'obéir aux ordres du principal actionnaire de sa SEM, la CIVIS dont le président n'est autre que le maire de Saint-Pierre.
Willy Caderby l'a à plusieurs reprises expliqué à la barre : "Je savais que si je n'embauchais pas la personne que Michel Fontaine m'envoyait, il m'aurait dégagé de la présidence de la SEMITA"...
Il ressort également de plusieurs témoignages que Michel Fontaine était le véritable patron. Par exemple, alerté par le directeur M. Mallam sur le cas d'une employée qu'il ne souhaitait plus garder, Willy Caderby l'avait licenciée. Cette dernière s'était alors précipitée chez Michel Fontaine qui a commencé par passer une engueulade monumentale à Mallam, avant d'ordonner à Caderby de la réembaucher. Ce qu'il a fait...
Et pourtant, qui retrouve t'on sur le banc des accusés? Caderby et Mallam...
Une fois les responsabilités rétablies pour les embauches de complaisance, il reste quelques billets d'avion injustifiés, des frais d'hôtel et des heures de secrétaires qui auraient servi non pas à la SEMITA, mais à GIAl, la société d'événementiel de Willy Caderby, celle-là même qui fait venir des artistes ou des équipes de foot à la Réunion.
Là encore, Willy Caderby ne conteste pas et assume ses reponsabilités, ce qui est rare devant un tribunal. Mais, si l'on devait poursuivre tous les élus qui font payer par leurs collectivités leurs déplacements privés, il faudrait créer un tribunal rien que pour eux. Et ce n'est pas celui auquel je pense en premier, qui est allé passer son voyage de noces au Brésil aux frais du Conseil général qui me dira le contraire.
Mais là aussi, je ne veux pas pointer cet élu particulièrement du doigt : ils le font tous. Combien de fois un élu appelle le Cabinet et lui dit : "J'ai besoin d'aller à tel endroit à telle date. Tu peux me trouver une mission?" Et le Cabinet de faire le tour de tous les salons et séminaires pour trouver une excuse bidon à l'élu, salon ou séminaire dans lequel il ne mettra d'ailleurs même pas les pieds...
Mais revenons encore une fois à notre procès : c'est Me Pelletier, un tenor du barreau métropolitain, avocat de Willy Caderby, qui va décocher la flèche finale : "Si la CIVIS, dont le président était Michel Fontaine, avait payé la facture 1,8 million d'euros qu'elle devait à la SEMITA, cette dernière ne se serait pas retrouvée en liquidation judiciaire et ni Caderby, ni Mallam ne se seraient retrouvés devant un tribunal"...
Pour reprendre l'un des titres du JIR sur le sujet, "L'ombre de Michel Fontaine a plané sur l'audience"...
Ce sont ces mêmes misérables, qui dans l'ombre, tirent les ficelles des augmentations exponentielles et continues des impôts directs et indirects, le tout pour combler les déficits creusés par les pantins de complaisance.
Citoyens, rappelons nous du 6 juin 1944 ...
Rédigé par: darkalliance | 30 avril 2008 à 04:25
Euh, bekinadan, mon père a bien précisé qu'il lui paraissait normal que kaderby soit condamné et qu'il ne remettait pas cela en cause. Il a simplement un peu pitié de cet homme, qu'il a bien connu et dont il pense qu'il s'est laissé embarquer par des gens autrement plus mauvais qui, eux , s'en sortent indemnes. Pas un seul instant, il ne dévie de ses positions d'avant...
Rédigé par: Pierre Dupuy | 28 avril 2008 à 15:15
Je me permet de trouver que le président de POURPRE est bien compréhensif avec son ancien pote WC (sans arrière pensée aucune...). Ce monsieur était bien le président de la SEM en cause me semble-t-il, et il n'avait qu'à refuser de céder aux sollicitations! C'est un peu trop facile de dire "on m'a forcé" et "si je refusais, j'étais viré".
Et alors ? Avec ce genre de raisonnement, on en vient à justifier l'injustifiable et à n'être plus responsable de rien. Et ce n'est pas parce que "les autres" ne sont pas poursuivis, que celui-là devrait être innocenté. Au contraire, réjouissons-nous que la justice ait fait un peu de son travail et ne nous faisons pas d'illusion: elle ne pourra jamais rattraper TOUS les coquins. Mais ceux qui tombent permettent aux honnêtes gens de continuer à penser qu'ils ne sont pas toujours les dindons de la farce. Au cas présent, Mr WC et son sbire AMR se sont crus tout permis parce que "politiquement couverts", se sont goinfrés aux frais de la princesse et n'ont même pas la décence d'assumer aujourd'hui. Je n'ai pas la moindre pitié pour ce genre de faux-jetons.
Rédigé par: bekinadan | 28 avril 2008 à 11:23
Pour suivre BRB et Monsieur X, 1 emploi fictif à Ste Suzanne ça fait 1 an de prison et 1 an d'inégibilité pour le maire
250 emplois fictifs à Sainte Marie, ça va faire combien ?
si quelqu'un est fort en calcul ...
Rédigé par: ulysse | 28 avril 2008 à 10:44
BRB disait : "Ou alors, cela voudrait dire que la commune de Sainte- Marie est gérée par un incapable depuis de nombreuses années."
J'ai bien l'impression que c'est en effet un incapable, mais un incapable "relatif".
Incapable car n'ayant pas le niveau. Mais capable tout de même de comprendre et initier et faire organiser par les autres les magouilles afin qu'il se retrouve net et clair au moment de passer à la barre. Il a déjà réussi le coup une fois avec la CE. Il remet ça maintenant en politique.
Pourquoi changer une méthode qui gagne ?
Et en plus, pour le cas improbable où il y aurait un os, un Joker sera sorti du chapeau : son fils qui prendra alors la relève.
Rédigé par: Monsieur X | 28 avril 2008 à 07:26
Une seule chose cloche dans la prose de Cambronne, ceci :
"Un gardien du Temple des monuments historiques … impuissant …" (SIC)
Il faudrait ajouter : ... "et parfois complice".
Je suis prêt à apporter des preuves écrites si Pierrot Dupuy craint pour la diffamation.
Voici ce qui m'est arrivé :
Ce "gardien du Temple des monuments historiques" prescrit pour une réalisation déjà finie et sans le consentement des copropriétaires "des améliorations esthétiques aux parties modifiées illégalement" afin de donner un avis favorable à un permis de construire modificatif !!!
Voila donc un promoteur qui viole le POS et les préconisations de l'architecte des bâtiments de France.
Ce promoteur (qui a l'air bien conseillé puisque son père fut à une certaine époque un grand responsable des services de l'urbanisme à la mairie de Saint-Denis) dépose alors un permis modificatif pour essayer de faire entériner les dites modifications illégales et contraires aux prescriptions de l'archi ds bâts de Fr (ABF). Ce dernier se fâche tout rouge et donne un avis défavorable.
Le promoteur dépose un second modificatif strictement identique au premier et sans avoir remis quoi que ce soit en conformité par rapport à ce qui était prévu.
Devinez ce qui se passe alors ?
Pour une raison très mystérieuse l'ABF donne alors un avis favorable à la 2e demande "sous réserve des modifications esthétiques à apporter aux parties modifiées illégalement" ...
Comme quoi, des modifications esthétiques rendent légales des modifications illégales et contraires aux prescriptions initiales de l'ABF ...
Ni une ni deux : Victoria-Fournel saute sur l'occasion pour délivrer illégalement le permis modificatif en raison de l'avis favorable de l'ABF !
Et en plus, cet affreux binôme avait été mis au courant par avance de toutes les illégalités par un des copropriétaires. En plus ce sont leurs propres services de l'urbanisme qui avaient trouvé tous seuls et pointé du doigt toutes les illégalités dès le début.
Voila une affaire qui tourne ...
Bien évidemment, comme presque toujours, l'explication de la magouille se trouve dans l'identité du promoteur (identité du gérant de la SCI et de la plupart de ses associes ... On croirait lire le bottin mondain et politique de Saint-Denis).
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 28 avril 2008 à 07:18
c'est qui ce gas là ,surement la fammille du chanteur de sega caderby ,c'estait un bon chanteur
Rédigé par: cheri bibi | 28 avril 2008 à 01:02
La morale et la justice
La vie politique de la Réunion se déroule au rythme des affaires et des scandales liés aux différentes municipalités. Quasiment tous les jours, on entend de nouvelles condamnations, et de nouvelles instructions. Pourtant, ce sont toujours les exécutants qui sont poursuivis, jamais les commanditaires. Sauf, que tout le monde les connait. Aujourd’hui, les SEM affiliées constituent les caisses de résonnance des magouilles et autres malversations de nos élus. L’affaire CADERBY est à ce point de vue édifiant. Loin de dédouaner ce prévenu des charges qui lui sont reprochées, on s’aperçoit que l’ombre du Maire de Saint-Pierre a plané toute la semaine sur les débats. Et pourtant, tous les témoins ont reconnu l’implication du maire. De même, le premier adjoint de Sainte-Marie est mis en examen pour l’existence de quelques 250 emplois fictifs. Devant la masse d’argent nécessaire pour payer ces personnes, le maire ne pouvait pas ne pas être au courant. Ou alors, cela voudrait dire que la commune de Sainte- Marie est gérée par un incapable depuis de nombreuses années. Que ce soit l’un ou l’autre, les Sainte-Mariens se sont trompés en lui donnant, de nouveau, un blanc seing. Enfin, il reste le cas du maire de Sainte-Suzanne. Ce cas est différent des autres, car, semble-t-il, la justice a décidé de le mettre à mort. On ne compte plus les actions intentées en justice contre ce maire. Et pourtant, elles ont toutes abouti à des non-lieux. Et pourtant, la justice continue de s’acharner sur le pauvre Maurice Gironcel. On voit bien là le « deux poids deux mesures ». Pendant que les maires de droite ont droit à tous les égards, et à des protections de la part des magistrats, ceux de gauche, même ceux qu’on n’a pas réussi, pour l’instant, à salir subissent les foudres de la justice souveraine de notre pays. Ne parlons pas ici de Mr SALVAN, ni des magouilles, sous l’œil bienveillant de la justice de l’ancien maire de Saint-André. Alors, il faudrait que, une fois pour toute, on arrête de tout leur pardonner à nos élus. Il faudrait que tous ceux qui sont condamnés, ou qui l’ont été, ne puissent plus se présenter aux élections. Est- il normal que des maires condamnés pour avoir détourné l’argent public, puissent, après quelques années, se représenter aux élections ? Pour les fonctionnaires, une simple mention au casier judiciaire ne permet pas de travailler. Pourquoi ne pas fixer cette règle pour les politiciens ? Et pour contourner leur obstination contre cette loi nécessaire, il suffit de mettre en place un référendum d’initiative populaire. De cette manière, cette loi pourrait être mise en place et gravée dans le marbre.
Il en va de la justice et de la morale dans notre pays.
Il en va tout simplement de notre honneur.
Bertrand Reshad BERTIL
Rédigé par: Bertrand Reshad bertil | 27 avril 2008 à 18:03
le directeur d'Aslam Mallam Sajed est un manipulateur menteur il n'a jamais dit la vérité il était pressé acquérir plusieurs appartements juste avant la chute il a acheté cela pour le compte de sa femme sur saint pierre preuves déposé au parquet de saint pierre donc il est évident que lorsque l'on arrive à placer pour presque 1 million euros de bien immobilier la justice est en droit de demander la provenance des fonds
je ne parlerais même pas de l'aspect frimeurs de ces gens
Il y a quelque chose de vraiment pourri dans le Royaume de France.
Comme l’aurait si bien dit Sir W Churchill dans des circonstances plus glorieuse,
c’était le commencement de la fin.
Aussi parce qu'au final nos impôts sur saint pierre ont été multiplié par 2 en 5 ans sans que pour autant l'on constate les résultats
Non avons une belle bande de scélérats synonyme d'Harmaguédon pour les saint pierrois.
Une révolution est toujours inaugurée par des naïfs, poursuivie par des intrigants, consommée par des scélérats.
Il est surprenant que lorsque la Justice fait son travail certains trouvent à redire, il était tant de faire le ménage sur saint pierre
Je viens de remettre à mon avocat un rapport sur X ... (le nom a été censuré par Pierrot Dupuy, pour lui éviter un procès en diffamation...) un Promoteur et un architecte vereux
Il aura fallu 3 ans à la Cour d’appel de Saint Denis en rendant son jugement par l'Arrêt du 27.03.08 d’un non lieu obtenu après un combat interminable de 5 ans, d’apprendre par le verdict que ce n'était pas un crime que vouloir faire appliquer la Loi de la République et encore moins d’un acte de chantage d’être payé pour un travail fait.
Alors permettez moi de m’excuser d’avance, si je me répète parfois dans ma prose suivez-moi quand même attentivement , pour que jaillisse enfin une vraie justice, dénonçons les faux procès.
Suivez moi dans ce monde où des hommes qui se prétendent grands se perdent dans des petits complots scabreux parfois même avec un verbiage ou autres ragots digne des meilleurs réparties qui auraient bien inspiré Michel Audiard
L’heure de la vérité a sonné pour certains
Voici donc le casting au grand complet des acteurs de ce polar sous fond de spéculation immobilière :
Il y aura le corbeaux voir peut être deux, ou plutôt deux corniauds, de la corruption et des ésotériques secrets judiciaire ,
Il y aura deux architectes experts en coups tordus « Il y a un traître parmi nous »
Le chef d’entreprise frangin et son copain Procureur digne représentant d’un ordre féodal colonial et surtout attentif pour étouffer les affaires,
Le premier contourne l’autre pour faire en sorte que des révélations qui le noircissent soient étouffées,
Il y aura même une ... (censuré par Pierrot Dupuy pour les mêmes raisons) se hasardant à prendre le rôle de Diva vedette stars people VRP Mata Hari pour vendre de la défics à des gogos sous le chant de sirène hasbeen au Parc des Princes en guise de promotion de la Réunion, ayant acheté des appartements 3 fois plus cher qu’en métropole, et en prime cerise sur le gâteau sans moindre conformité réglementaire puisque bâtiment ne respectant pas la loi « Là ou il y a de l’abus, il n’y a plus plaisir » en résumé Viva les Bunkers défiscalisable sous les tropiques !!!
Puis un espion d’architecte cette étoile montante qui ira à l’encontre de son camp,
Et enfin Il y aura un Chef d’entreprise ambitieux paranoïaque trop pompeux peut être pour être honnête persuadé que le chef des ennemis de l’architecture n’est autre que l’architecte d’en face,
Avec au fil du temps une onde médiatique qui enfle…
Un gardien du Temple des monuments historiques … impuissant …
Deux juges un peu trop … indépendants,
Le premier tombera la gandoura parce qu’il avait cette dernière un peu trop relevée en train de….
Le second rien à dire juge d’instruction remarquable professionnel,
Voilà donc nos trois comparses ,
un fou promoteur dogmatique qui demande au Juge de faire parler sa collaboratrice morte,
un couillon d’architecte Juda égaré,
un vieux pharaon gâteux mais pas Roy du béton…
Cela ne vous rappelle rien ?
Non galéjades, il ne s’agit pas de Croquignol, Filochard et Ribouldingue, personnages des Pieds Nickelés…
Rédigé par: cambronne | 27 avril 2008 à 15:00
Je ne pense pas, pour ma part, que la frilosité judiciaire soit généralisée. Elle porte surtout sur deux villes : Saint Denis et Saint Pierre. Depuis les affaires Annette, plus rien. Pourtant des malversations sont connues de tous (Victoria et son foncier, Fontaine et la Civis, Elie Hoarau…). Alors pourquoi les juges restent-ils si interdits ? A cause de leur proximité.
Quand un juge arrive au tribunal de St Pierre ou de St Denis, il va très souvent devoir rencontrer le maire, premier magistrat de la commune je le rappelle. C’est un usage républicain. Celui-ci a tôt fait d’amadouer le nouveau venu, par des repas, invitations, facilités de toutes sortes. Une fois cette proximité établie, on tisse des liens de collusion. Regardez ces épouses de magistrats recrutées sur des emplois fictifs au GHSR ! Une fois tout cela bien ficelé, comment voulez-vous que les juges fassent leur travail quand leurs oreilles rencontrent les soupçons de certains citoyens écœurés ? On touche pas à un pote !
Le cas Fontaine est symptomatique. On tape sur les lampistes, toute l’instruction et les débats le mettent au centre du jeu et on juge les affaires en faisant comme si cette case était vide et que cela ne posait pas problème. Je n’ose imaginer le malaise à l’audience, chez les membres, majoritairement honnêtes, du tribunal quand ils se livrent à cette gymnastique intellectuelle et judiciaire.
Rédigé par: Grachus | 27 avril 2008 à 11:43
Pierrot, nous sommes sûrement très nombreux à partager ce point de vue :où sont les élus : Fontaine, Lagourgue et les autres. Pourquoi toujours les lampions et pas les "commanditeurs" les planqués? J'ai du mal à comprendre les juges, leurs carrières professionnelles devrient se faire automatiquement, sans influence du politique. Je rêve...Nos élus sont des lâches et des pauvres types. face à eux les chef d'entreprises savent pourtant que les élus ne serons jamais les fusibles. En fait je n'ai pas de pitié pour les corrompus :"démerde à zot". Ils l'ont cherchés !
Rédigé par: Rottleuthner | 27 avril 2008 à 09:44
Salut, Pierrot,
c'est vraiment incroyable ce que je vien de lire, si les juges ne se pronnoncent pas sur ses élus magouilleurs, he bien il y a un gros problème au niveau des tribunaux, car nous les petits qui sont les contrbuables( vache à lait) nous resterons plus petits qui soient, quand ont voient des familles qui dorment sous les ponts, ceux qui n'ont pas à mangés, ceux qui ne peuvent plus payés leurs loyers ect.... alors mesieurs les magistrat des tribuneaux faite votre travail le peuples REUNIONNAIS vous seraient reconnaissantent. MERCI POUR NOUS LES PETITS
Rédigé par: CAFRINE | 27 avril 2008 à 09:41
La morale ?
Si tu mets un doigt dans l'engrenage, tu te feras avaler. Que les amateurs de complicités avec les crapules (qui deviendront donc à leur tour des crapules) sachent que leur avenir peut s'annoncer radieux mais peut passer aussi par la case prison et l'opprobre. La seconde hypothèse malheureusement est moins probable. D'ailleurs, le bilan comptable est positif même si on se fait pincer. Parfois on peut se demander s'il ne vaut pas la peine de passer 5 ans en prison et ressortir riche comme Crésus ? Tout dépend de son âge ...
Rédigé par: Trouillomètre au maximum | 27 avril 2008 à 08:30