Vous avez sans doute vu le reportage d'Antenne Réunion sur ce couple dormant sous un pont, près de la Jamaïque à Saint-Denis. Les images vous avaient sans doute choqué, et comme beaucoup, vous avez du vous demander comment de telles horreurs étaient encore possibles aujourd'hui.
Quelle n'a pas été ma surprise d'entendre hier l'intervention sur les ondes de Radio Freedom de la gérante d'une pension de famille dionysienne qui avait été sollicitée par Leïla, la célèbre travestie, pour accueillir gratuitement le couple, en attendant de lui trouver une solution définitive.
Selon la gérante donc, le couple serait bien venu visiter la pension, mais n'aurait pas souhaité rester, la femme ayant exprimé sa déception de découvrir une pension de famille, et non pas un hôtel comme elle s'y attendait.
Et surtout, selon elle, la télé était trop petite...
Voilà dans quel monde nous vivons...
Un soir, sortant de mon travail, j'entends un appel sur une radio : une jeune femme menacée de mort par son compagnon armé d'un fusil. Celle-ci ne sait où aller se réfugier, n'ayant pas de famille, ce qui est étonnant lorsqu'on est réunionnaise. Moi aussi j'ai une fille de son âge. Je me gare rapidement, tél à la radio pour avoir les coordonnées de la personne. Je prends contact avec elle et lui propose un hébergement à mon domicile pour deux ou trois jours. Des amis à elle me l'emmènent. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour l'entourer, faire les démarches nécessaires pour son admission dans un foyer. Finalement cette jeune femme, bien installée dans une confortable chambre d'amis dans une villa entourée d'un parc et avec piscine ne voulait plus partir ! Elle passait sa journée au tél, ne desservait même pas son couvert. J'attendais l'arrivée d'un couple de ma famille de métropole et j'ai dû lui demander de prendre des dispositions. Lorsque j'ai pu joindre les services sociaux, ils m'ont dit bien la connaitre et défavorablement. Ses parents habitaient près de son domicile et gardait son fils dont elle ne s'occupait pas. Elle n'était donc pas orpheline.
J'ai souvent hébergé des amis dans le besoin, mais je les connaissais. Je crois que je ne recommencerai pas l'expérience ci-dessus. De plus nous avons meme risqué de recevoir un coup de fusil si le compagnon de la dame nous avait retrouvés. A méditer donc...
Rédigé par: Carmen | 08 avril 2008 à 20:46
C'est pourtant vrai que ça existe ! ça nous es pour notre part arrivé plusieurs fois que quelques uns accueillis à titre purement gracieux: logés, nourris, blanchis se plaignent de ne pas avoir de télé ou de la qualité des repas offerts qui ne sont pas forcément des carris....
Fabiola
Rédigé par: momon papa lé là | 08 avril 2008 à 10:51
Voilà, semble-t-il, une information que a transité par plusieurs sources, et comme c’est souvent le cas, - sans la moindre mauvaise intention d’ailleurs -, elle a peut-être été transformée dans son parcours. Il y a des situations sociales qui sont parfois très complexes, le mieux serait de faire des vérifications auprès des premiers concernés. Si possible…
Rédigé par: Aimé | 08 avril 2008 à 07:36