Le commentaire de Lola : "Je trouve que l'on parle beaucoup trop des zarabs sur ce blog. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?" est suffisamment important pour que j'y réponde non pas par un post, mais par un article. De façon à être certain que tout le monde le lise.
Je sens bien le piège contenu dans la question. Si je parle "trop" des Zarabes, c'est que j'ai quelque chose contre eux.
Rassure toi Lola, il n'y a aucun complot, ni de ma part, ni de personne, contre une "communauté" quelle qu'elle soit. J'ai été élevé dans un esprit total d'ouverture et mon cursus personnel s'est bâti autour des principes de tolérance, de compréhension de l'Autre et de solidarité.
S'il y a eu plusieurs articles sur le sujet, c'est simplement du fait d'un enchaînement d'informations, l'une entraînant l'autre.
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, tout est parti d'une info toute simple d'un de mes informateurs m'annonçant une mobilisation de la communauté musulmane en faveur de Nassimah Dindar. Point.
Et il me citait comme exemple une réunion annoncée pour le lendemain de 400 personnes à la Médersa. Fichtre! 400 personnes réunies pour une simple réunion électorale cantonale, c'était suffisamment important pour que je l'annonce en quelques lignes. Et c'est toute la place que ça méritait au début.
C'est par la suite que deux informations importantes sont apparues.
D'abord, c'est Myr qui nous a fourni les statuts de la Médersa montrant qu'il était interdit d'y effectuer des réunions à caractère politique. Avoue, chère Lola, que l'information pouvait susciter débat, surtout pour un défenseur de la laïcité comme moi.
Ensuite, je découvre que seule une trentaine de personnes se sont déplacées sur les 650 invitées, et les 400 attendues.
Avoue là aussi, chère Lola, que ça faisait une deuxième information intéressante : la communauté musulmane, qui était censée apporter son soutien à Nassimah, s'était en fait défilée. On pourra trouver les explications que l'on veut, ça justifiait un deuxième article dans le Petit Journal.
Ajoute à celà la découverte que certaines personnalités de la "communauté", que l'on savait opposées à Nassimah, n'avaient pas été invitées, et l'importance du sujet commence à croître...
Ajoute encore le "droit de réponse" maladroit du président de la Médersa qui, en essayant de nous démontrer qu'il n'y a pas de soutien communaliste à Nassimah, ne réussira qu'à nous écrire l'inverse.
Et une information en entraînant une autre, c'est ce fameux "droit de réponse" évoquant "les membres de notre communauté" qui m'amène ce soir à me faire une nouvelle remarque : aucun autre groupe à la Réunion ne se targue d'être une "communauté", comme le fait la "communauté musulmane".
Je n'ai personnellement jamais entendu quelqu'un se prévaloir d'une "communauté" des malbars, des zoreils, des créoles blancs ou des chinois. Et encore moins d'une "communauté" catholique, protestante ou boudhiste.
Il y a certes des affinités (je ne suis pas naïf au point de les nier), mais aucun de ces groupes ne se prévaut d'une "communauté" constituant un tout cohérent à même d'imposer ses points de vue à chacun de ses membres, capable d'apporter aides et soutiens quand nécessaire, mais qui leur demande en contrepartie d'accorder la priorité dans tous les domaines à un "frère" ou à une "soeur". Que ce soit pour réparer une télé ou pour se faire faire une piqure.
La chose parait tellement normale au sein de la "communauté musulmane" que c'est un terme passé dans le language courant, au point qu'on n'y prête même plus attention. Combien de fois n'avons-nous entendu des Zarabes évoquer "ce que pense la communauté", ou "la communauté n'approuve pas telle prise de position", etc... Je l'ai encore entendu plusieurs fois, aujourd'hui même, de la part d'amis zarabes qui le disent sans même se rendre compte que ce comportement pose problème.
"L'unité et l'esprit de solidarité" (pour reprendre les propos du président Mollan) au sein de la "communauté musulmane" est très forte et elle leur parait normale, car ce sont ces qualités qui lui ont permis de faire bloc lorsqu'ils étaient dans l'adversité et de réussir aujourd'hui, aussi bien économiquement que socialement.
Mais personne ne prend la peine de se demander s'il est encore normal, alors que la "communauté" a totalement réussi son intégration et qu'elle compte des membres éminents dans tous les secteurs d'activités, de choisir un candidat aux élections, un médecin ou un architecte en fonction de son appartenance communautaire plutôt qu'en fonction de ses capacités professionnelles ou humaines.
La chance de la Réunion, jusqu'à maintenant, a été son métissage. Le métissage est-il possible si chacun s'enferme dans des "communautés"?
J'ai conscience d'aborder là un sujet tabou. J'espère que mes amis zarabes comprendront le sens de ma démarche. Il ne faut y voir aucune attaque contre leur "communauté" (vous voyez, même moi je finis par utiliser le terme, tant il est passé dans le language courant), mais simplement l'interrogation d'un citoyen réunionnais sur les risques à moyen et long terme que cette séparation d'une population en communautés peut comporter.
Et je tiens à préciser que je serai extrêmement vigilant sur les commentaires qui seront postés, et que je ne tolèrerai aucun dérapage. J'attends de vous des posts de haut niveau sur ce sujet qui le mérite, comme vous savez si bien le faire. Histoire de faire progresser la Réunion, car c'est la seule chose qui m'importe.
En fait, la question du communautarisme est étudiée à sciences po (perso, je l'ai vu en première année en cours de "grands enjeux" , le temps d'une séance intercalée quelque part entre celle sur la société du risque d'Ulrich Veckt, pas sûr de l'orthographe de son nom, et le retour des religions). En terme de presse, il faut bien avouer que la question est très largement ignorée dans sa globalité, même si l'on peut trouver des ouvrages spécialisés sur telle ou telle communauté (il semblerait que la peur dont vous faites mention ne concerne que la mise en perspective de cette question, pourtant prétendumment spécialité de sciences po) . Pour de vrai mises en perspectives il faut chercher de manière transversale, c'est à dire sur des questions annexes qui l'étudieront un peu. cependant, cet état de fait à bien changé et le sujet est de moins en moins tabou (on m'a par exemple fait étudier la discrimination positive en France, car il en existe une ou la question du retour religieux... On peut aussi citer la question des minorités ethniques, désormais l'objet d'une littérature de plus en plus abdonante, mais surtout, le cas le plus étudié, reste le communautarisme lié à la "banlieue", très à la mode chez les iep en ce moment).
Et si votre ami a eu ce problème, m'est avis qu'il a eu son diplome il y a une petite décennie au minimum car ce problème n'a plus vraiment cours (même s'il est encore de bon ton de critiquer le communautarisme, le défendre n'est plus un crime) . Et il a pas eu de chances: à l'iep de Rennes, j'en peux plus des Bretons qui te parlent sans cesse de la beauté de la bretagne, de la culture bretonne, de la nation bretonne , des héros de la Bretagne (OUI, je sais que les autoroutes sont gratuites en Bretagne grâce à la duchesse Anne !!!) ... Personnellement, j'en viens parfois à saturer, c'est dire si les temps ont changé (même s'il me faut bien avouer que je ne suis pas d'une patience d'ange dans ce genre de cas).
Rédigé par: Pierre Dupuy | 14 mars 2008 à 17:26
J'ai bien compris qu'il ne s'agissait pas de contributions scientifiques mais je me permets d'intervenir dans ce qui semble être une tentative louable de discussion de fond,honnête en tous cas sur la question communautaire.
(J'ai toujours pensé qu'il manquait un espace de communication et de réflexion sur des sujets de fonds à la Réunion, en France aussi mais le temps passe et on fini par se résigner et il y qqs années, le sujet était impopulaire)Ca fait plaisir de voir un jeune qui a envie de faire bouger les choses.
Les sujets afférents à la question communautaire mériterait un blog, c'est vrai, où l'on pourrait vraiment débattre en allant au fond des choses, échanger sur les visions parfois opposées de la Réunion par exemple, des uns et des autres, car il faut faire très attention aux notions que l'on utilise, il faut savoir qu'elles font l'objet de débats et de développements de nombreux chercheurs depuis des années.Pas en France malheureusement où il y encore quelques années, ce sujet était tabou et où l'on est encore vite taxé d ' "autonomiste terrroriste" même par ses emminents professeurs (pourtant si prompts pour certains à étudier l'irredentisme irlandais ou ecossais!) et cela quel que soit votre attachement à la république, le seul fait d'evoquer l'existence d'un modèle culturel différent est considéré comme suspect dans les institutiosn françaises, ...encore plus si vous êtes de couleur!
Bref,je rapelle juste que la question communautaire notamment est largement étudiée sérieusement, approfondie, discutée, depuis 50 ans par des universitaires dans les pays anglo- saxons et que la recherche et la littérature abondante ailleurs à ce sujet n'est en France que babutiante qu'elle y considérée comme très "conservatrice" vue de l'étranger, malgré des travaux de gens comme Diekhoff par exemple.
Mais en meme temps, je pense que lorsqu'on s'interesse a ces questions mieux vaut aller directement sur les sites spécialisés ou généralistes mais qui publient aussi des articles de chercheurs étrangers.Celui du monde diplo est déja un bon début pour les francophones je crois, il y aussi ceux des chercheurs en science po qui osent s'affirmer un peu en marge de leurs camarades "récitants jacobins" (appellation personnelle d'origine non controlée).Même si il faut avancer prudemment,les developpements sur le sujet restent encore très raides et sclérosés par une peur ( pour ne pas dire une terreur surtout dans les bastions que sont les instituts comme science po, dont est issu un de mes amis, rétammé dans une matière pour avoir osé aborder de façon jugée un peu trop "ouverte" l'identité bretonne justement, et pourtant, il est très très loin de l'autonomiste bête et méchant) de voir le modèle de l'Etat-nation remis en question, bref il y du boulot...Bon courage!
Rédigé par: îlien | 14 mars 2008 à 07:02
Peu de chances que papa accepte: en terme de taux d'écoutes, c'est pas vendeur. J'ai déjà assez insisté par le passé et sans succès pour qu'il développe ce site au delà du simple commentaire d'acutalité, en incorporant par exemple des fiches de lecture, des résumés d'articles de fonds de grands journaux voir des articles de fonds originaux ou un équivalent wikipedia fait par les acteurs du site, sur des sujets pointus (certains içi en sont tout à fait capables, il suffit de voir le débat sur la portée juridique du réglement miss france) et avec une bonne dose d'ironie.
Honnêtement? Oui, je me suis par le passé largement moqué des Américains et de leurs candidats. D'ailleurs, ça me rappelle un exemple que je n'ai pas encore cité: la stratégie Clinton a pendant un temps été d'enfermer Obama comme représentant de la communauté noire de manière à pousser les autres communautés à se souder contre lui, ce dont il a admirablement su se défaire. c'est la preuve que mon argumentaire sur les dangers d'une telle politique est tout à fait valable.
Quand à ton avis sur le problème des politiques publiques, il faut bien voir que ce n'est pas évident: il y a des différences de diagnostic sur les causes voir même sur l'existence des problèmes (sous Jospin par exemple la montée de l'antisémitisme a été niée) , sur les solutions à apporter, sur les priorités... Il y a des choses contre lesquelles les gouvernements ne peuvent pas lutter ( tout ce qui relève de l'international), des limitations naturelles à leurs pouvoirs (les droits de l'homme, ... ) justifiées par une littérature abondante , des inégalités de savoir (nos dirigeants ne sont pas omniscients et, appartenant à un certain niveau social, ils n'ont pas nécessairement conscience des problèmes du peuple façon "donnez leur de la brioche") , des marchandages occultes ("je te laisse acheter Arcelor mais en échange tu me soutiens pour ma prochaine résolution au conseil de sécurité") et toute une pléthore de raisons qui explique cela. D'ailleurs l'interventionnisme n'est pas toujours la réponse la plus adéquate à un problème car il existe aussi, selon la théorie capitaliste, un ensemble de facteurs favorables qui n'existent pas dans un cadre étatique, par exemple en terme de motivation ou d'adaptabilité. La politique EST au service du bien commun, du moins en grande partie (même si elle fait effectivement souvent le bien de quelques uns) . Et même si ce n'est pas le cas, si nos frères sont des crétins échappés de prisons pour la plupart, et bien quoi? Pour autant doit on en être complice? Parce que c'est impossible, on ne pourrait pas réussir? Navré, je reste un grand fan de Cyrano et du Cid.
Enfin, Nicolas, croyez vous que j'ignore l'existence du racisme? Loin de là, contrairement à beaucoup içi j'en ai déjà été victime. Mais ce n'est pas parce qu'il existe des racistes qu'on doit se comporter de manière à leur donner raison. Défendons nous, d'accord, mais avec une certaine forme d'honneur républicain, sans quoi cela reviendrait à nous soumettre. Le racisme est une abomination mais ces petites âmes et petits esprits ne valent pas qu'on se laisse corrompre, tant certains d'entre nous ont connu de gloires qui écplisent les leurs sans avoir à faire appel aux moyens que vous avancez. Je suis un créole et j'en suis fier, parce que je sais ce que ça veut dire: ça veut dire que je ne m'avoue pas vaincu, que je suis chaleureux, ouvert et accueillant quand on sait gratter un peu. Ca veut dire que j'ai des envolées de colère face à certaines choses qui me retournent le coeur, ça veut dire, aussi, que je suis fier de la France qui m'a permis d'être aujourd'hui où j'en suis et d'espérer, demain, être encore meilleur. Pour autant, ça ne veut pas dire que je revendiquerais cette affiliation. Je suis créole, je le sais, et je suis fortement influencé par cette éducation, par cette culture, par cette vie là. Et ça me suffit. Qu'ils viennent donc m'empêcher d'obtenir ce que je mérite!
Pour finir, je raconterais une histoire, qui expliquera peut être un peu mieux mon avis: il ya quelques années, mon lycée organisait une soirée créole où l'on devait chanter, danser, manger créole. Je refusais d'y participer, pour un certain nombres de raisons (en premier lieu, le fait qu'on voulait m'obliger à danser; en second le fait que je préfère la variété française) dont la principale était que j'estimais ridicule, pour un créole, de revendiquer ainsi son appartenance: pour moi, être un créole, c'était quelque chose de profond, quelque chose d'intime et l'exposer, le revendiquer ainsi était un manque de pudeur propre à ceux dont l'identité, justement, était floue (un peu à la façon des homos refoulés devenant les plus grand homophobes) . En somme, pour moi, cette manifestation était une réunion à laquelle un vrai créole refuserait de participer car il n'avait pas besoin de se mettre en scène: imagine t'on en métropole une manifestation de francité? En discutant avec mes camarades de classe, je me suis vite rendu compte que certains parmis les plus motivés étaient aussi et comme je le pensais... ceux qui n'étaient pas natifs de l'île!!! Entre les zoreils y voyant un moyen de "rencontrer le créole et sa culture" (ce n'est , bien évidemment , pas le terme employé mais l'esprit et là) ou la fille là depuis 4 ans qui trouvait ça follement amusant, on ne trouvait que quelques "vrais" créoles, c'est à dire des gens pour lesquels l'appartenance à la Réunion ne faisaient, ni dans leur tête ni dans celle de ceux qui les rencontraient, le moindre doute.
Voilà pourquoi, à mon avis, la revendication communautaire est moins liée à une abscence d'égalité qu'à un "side effect" de la post modernité qui a mené certains individus, en perte d'identités et de repères, à chercher à s'en construire une sur mesure. En fait, si j'osais, je mettrais en avant le fait que la construction communautaire ressemble singulièrement... à celle des sectes, sur ses sources, ses processus et peut être, dans certains cas, ses méthodes: recherche d'un Autre fantasmé, hollisme, mise en avant de la normalité et revendication de reconnaissance officielle...
Rédigé par: Pierre Dupuy | 13 mars 2008 à 18:38
le repli communautaire ne trouve t il pas une de ses sources dans l'absence de réelle égalité entre les individus ...quand on est blanc et qu'on s'appelle durand ou dupont, il est plus facile de croire dans la devise de la République. rappelons la discrimination envers les banlieus, envers les cv avec des noms à consonnance africaine ou maghrébine. selon que l'on est du bon côté de la société ou de l'autre, il est facile de donner des leçons et battre en brêche les commentaires "amateurs". le pourcentage de gens discriminés par leur couleur, leur nom, leur religion, est encore trop important en France pour que l'on puisse fustiger raisonnablement, ceux qui veulent se servir de leur communauté pour arriver. n'oublions pas que les problèmes communs aux français, s'appliquent dans des proportions non équitablement réparties, à toutes les communautés....comme disait coluche, roi du péremptoire et du résumé philosophique, "quand tu es noir, petit et moche, ce sera plus dur pour toi d'être l'égal de celui qui est blanc, grand et avec une belle allure"...Surtout en France !
Rédigé par: nicolas de louest | 11 mars 2008 à 20:37
Pierre, je me permets de te tutoyer car à priori, tout au plus une quinzaine d'année nous sépare. Je vais faire simple, et cette réduction, je la déconnecte de toute pensée philosophique car la philosophie s'inscrit dans le temps, alors que la politique s'inscrit dans le présent, puisque ce sont les problèmes quotidiens de monsieur qu'elle est censée résoudre. on pourra faire un parallèle entre l'opposition fondamentale des théories d'inspiration classiques ou néoclassiques, et celles d'inspiration keynésienne sur ce même principe.
Crois tu réellement que l'horizon temporel d'un mandat, suffit à résoudre les dits problèmes ? la réponse est non. je l'affirme, le réaffirme, le confirme et les exemples sont légions. je ne citerai que l'exemple de la politique du PS au lendemain de l'élection de mitterand, ayant consisté à augmenter le pouvoir d'achat au détriment de l'inflation et donc au bénéfice de la progression du chômage. c'est un constat et non une critique. si les politiques avaient pour but de penser au bien commun et à la défense de l'intérêt général, l'interventionnisme étatique serait bien plus fort que ce qu'il a été et ce qu'il est. si le constat sur les maux est partagé, les préconisations pour y remédier ne le sont pas, les cataplasmes employés ici ou là ne sont guère efficace, et si l'analyse de ces cataplasmes se fait à l'aune du budget d'une collectivité (collectivité qui peut être un état), force est de constater l'échec patent de tout ce qui a été entrepris depuis trop longtemps. je me permettrais sans viser personne, de mettre en responsabilité justement toutes les solutions sans doute trop inspirées par des courants et/ou théories philosophiques que certains surdiplômés de l'ENA (dont bon nombre de sortants sont passés par les bancs de science po paris, en tout cas pour certains illustres et dont je n'ai pas besoin de citer les noms) se sont mis en devoir de traduire en mesure politique.mon propos vise donc à rappeler à nos élites que trop de masturbation intellectuelle nuit à l'action politique, que celle-ci est contrainte par une donnée fondamentale, celle du budget d'une nation et des orientations économiques prises par ceux qui sont en place.
pour en finir avec les communautés, j'adorerai avoir votre opinion sur les élections américaines, où l'on voit tous les candidats soigner comme jamais, les sensibilités cultuelles de l'électorat américain. fustigeriez vous les candidats en lice, pour la "lèche" dont ils savent faire preuve auprès des catho de tout bord ? devons nous sur ce blog, et toi le premier, dénoncer le comportement communautariste des candidats américains, dont certains, s'ils accèdent au pouvoir, rêvent de pouvoir propager la bonne parole crétionniste ? Posons nous la question de ce qui fait de nous un peuple français .. avons nous encore envie au vu des luttes pour le pouvoir des communautés politiques ou financières ou religieuses(dans une moindre mesure), de continuer à être ce peuple français qui sait si bien se retrouver lors de grandes occasions qui transcendent les clivages de tout bord, que sont les coupes du monde de foot ou de rugby ? Personnellement et peut être naïvement, j'attends le jour où les états ou les regroupements d'état, en arriveront à promouvoir leur modèle de développement, pour attirer chez eux ceux qui refusent de cautionner les dérives de choix de société que l'on constate ici ou là. pour prendre un exemple, combien de temps aura duré le particularisme français des 35 heures... philosophie et religions sont intemporelles, tandis que l'action politique, elle, est concrète, tangible, palpable, et sensible pour tout citoyen au niveau de son porte monnaie. pour tout le reste, j'espère que tu feras un lobby suffisant auprès de ton père en tout bien tout honneur, pour qu'un espace de dialogue sur la radio le dimanche matin, de 9h à 12h, puisse être mis en place pour que nous puissions aborder ces questions.
très amicalement
Rédigé par: nicolas de louest | 11 mars 2008 à 20:25
Je le répète: certes un parti politique est une communauté mais on en a trop besoin pour la supprimer. De plus onn peut aussi considérer une autre façon de voir, à mon avis plus pertinente: un parti politique est certes obsédé par la conquête du pouvoir mais ça ne signifie pas pour autant qu'il ne recherche pas le bien commun. En effet, la politique est une conquête du pouvoir pour des raisons diverses. La plupart des grands auteurs politiques ne se faisaient aucune illusion à ce sujet: la politique est une guerre qui doit être gagnée pour faire valoir ses opinions. Il est donc normal que les partis politiques deviennent de fait des machines de guerre. Je me souviens d'un article, paru dans le monde il me semble , il y a quelques années qui disait que lorsque les partis politiques avaient été pris dans la tourmente des affaires de financement, il s'est avéré que relativement peu des responsables du circuit de financement avaient directement bénéficié des fonds détournés, l'essentiel allant au parti. Après, l'article était peut être orienté.
Le lobby est effectivement néfaste et devrait être plus activement combattu, notamment à l'Assemblée nationale, même s'il n'est pas toujours l'incarnation du diable. Encore une fois, en quoi la constatation que ce genre de pratiques existe est elle une preuve qu'elle doit exister? La torture est aussi une pratique assez répandue à travers le monde...
J'ai rien compris aux deux exemples sur l'Debré et l'AIDR.
En somme, la seule chose à l'appui de votre démonstration reste votre expérience? Des faits, une construction philosophique cohérente, c'est superflu?
Il est normal qu'une communauté politique domine, c'est le concept même de la démocratie! C'est anormal quand on quitte le seul champ du politique... Encore une fois, qu'il y ait un grand nombre de communautés en France est un FAIT. Simplement, pour conserver la cohésion sociale, elles doivent être autant que possible ignorées.
Les serviteurs de la République, vous faites allusion aux élus ou aux fonctionnaires? Dans un cas comme dans l'autre, ils sont déjà rémunérés pour leur aide et bénéficient d'un lot d'avantages qui , s'ils ne suffisent pas à les empécher d'être corrompus, prouvent que rien ne suffira jamais... Peut être est il humain d'en vouloir toujours plus. Au moins là dessus Platon avait tort. Néanmoins, je vois mal la relation avec le reste de votre démonstration.
Je ne vous rejoins pas du tout sur votre dernière partie. Vous appliquez en réalité le terme communauté à tout et n'importe quoi, prouvant bien l'intérêt de la distinction que j'avais commencé à faire au début de mon argumentation entre les différents types de communautés. Les communautés n'ont pas le droit d'exister, elles existent, c'est tout. Ce n'est pas plus une question de droit que l'existence de l'air ou des rochers. Ce qui est dangereux c'est le militantisme communautaire qui, sorti de certains contextes particuliers ( communauté discriminée en tant que communauté, c'est à dire en France juifs, femmes, jeunes des cités et personnes de couleurs) , tend à dissoudre le lien social. En fait, une communauté pour soi cultive de fait une certaine forme de hollisme, de césure vis à vis d'autrui. J'ai rencontré des gens, membres de certaines communautés, m'expliquer que "je ne peux pas comprendre parce que je ne suis pas des leurs" . or n'est ce pas le propre de la politique , de la démocratie , d'une société de tenter de comprendre, de créer des liens? Elles peuvent se défendre mais la revendication est dangereuse...
Très mauvais exemple la discrimination positive. En effet, elle est de plus en plus critiquée au point que de nombreux analystes pronostiquent son abandon aux Etats-Unis sur une période plus ou moins longue (jamais supérieure à 20 ans) . En effet , cela pose la question: qu'est ce qui est une communauté? Autant la différence entre un homme et une femme est encore assez facile à déterminer malgré l'apparition du transexualisme, autant qu'est ce qu'un Noir? Un jeune des cités? Comment quantifier la discrimination dont ils sont victimes? Comment pondérer entre diverses revendications victimaires? Peut on ainsi décemment figer par des quotas une société? Quand le préjudice sera t'il réparé? Et ainsi de suite. J'avais fait un exposé là dessus l'an dernier, j'ai du garder les livres que j'avais acheté pour l'occasion, je fournirai donc bientôt des références à l'appui de ce refus.
Yd, c'est évident que c'était un désir d'en savoir plus. Je ne les lirai pas nécessairement cette année mais je les garde sous le coude.
Yd, l'existence d'un vote communautaire ne prouve que l'existence de communautés en soi. Dis autrement, ça signifie qu'un catholique pratiquant, même s'il fait consciemment l'effort de se débarrasser des références religieuses (donc qu'il ne succombe pas au syndrôme christine boutin) , restera culturellement plus proche d'un autre catholique pratiquant que de la moyenne des individus, surtout si son engagement religieux est de longue date. Ce sont ces affinités culturelles qui provoquent, à mon avis, un vote communautaire. Pour cette raison, caresser cet électorat dans le sens du poil en invoquant leurs valeurs est normal (c'est même tout le sens du politique). Néanmoins il y a une différence entre s'inspirer des philosophies et cultures différentes au sein d'une société et se placer sous une influence totale de ces groupes. Prenons un exemple: supposons une société complètement fantasmatique où n'existeraient que deux groupes sociaux , A et B, regroupant respectivement 51% et 49% des électeurs. Dans un modèle où les candidats se contentent de "porter" les aspirations des communautés qui les soutiennent , les candidats de la communauté A serait assuré de l'emporter, encensant ainsi progressivement une domination politique, économique, culturelle. Même dans un système où chaque communauté se voit d'office fournir un certain nombres de représentants, les aspirations de la communauté B n'auraient aucune chance de passer. Dans un système où chaque candidat se contente de s'inspirer librement de chaque communauté , chaque candidat fractionnera chacune des communautés grâce aux lignes de fractures internes en terme de priorité et donc un peu des aspirations de chaque communauté sera, en toute logique, défendu. Or ce deuxième modèle implique que les communautés n'aient pas conscience de leur propre existence. Pourquoi? Parce qu'une fois qu'elles se sont identifiées, la construction d'une identité pousse à cimenter les positions et besoins, voir souvent à adopter une position victimaire, et donc à tenter de pousser son avantage autant que possible, entraînant en réaction le même problème chez les autres communautés.
Rédigé par: Pierre Dupuy | 11 mars 2008 à 17:38
Réponse à l’attention de Yd. Merci pour sa mise au point et sa courtoisie, signe de tolérance, ainsi que ses précisions, notamment en références sociologiques.
Il est vrai que l’analyse sociologique semble familière à Yd (ce qui n’est du tout pas mon cas), ce qui peut expliquer ce ton, au vu de certains commentaires « amateurs » ou naïfs sur les communautés en général.
Globalement, nous sommes en tous cas quelques un(e)s à rejeter ces manœuvres « gros doigt » de certain(e)s candidat(e)s utilisant la religion (voir avant dernier paragraphe du commentaire que je partage à 100 %).
De plus, Yd a à mon avis parfaitement raison de parler d’utopie, tant il est vrai que chacun(e) est dans un nuage, et analyse les choses selon ses « grilles de lecture ».
Mais bon, si on ne cherche pas non plus à en parler et en discuter, est-ce que sera mieux, sachant que parler sur ce blog, si cela a une portée très limitée, a néanmoins quelques vertus (ce blog est lu par un certain nombre de personnes, comme par exemple des personnes de l’association momon papa lé la le lisent …., c’est pas rien…).
Une autre précision : si RPV ou GA ou d’autres « surfent » aussi sur le vote communautaire, c’est tout aussi malsain selon moi et révèle qu’ils ont atteint leurs limites, même si je suis d’accord avec Yd pour reconnaître que même inconsciemment, cela doit se faire …. Mais quand c’est trop flagrant ou si on mélange avec le religieux, stop !
J’ai l’impression en tous cas que le niveau général des électeurs/trices s’élève (n’oublions pas la montée en puissance des jeunes générations de plus en plus diplômées…) et qu’il faut arrêter de les considérer comme des enfants ou des demeuré(e)s (y’a un autre mot, mais bon…). Voir à ce sujet les commentaires, ou les "flops"...
Enfin, sur le pragmatisme, j’ignore si cela prévaut désormais ou si cela a toujours existé. Ce qui m’interpelle en tous cas, c’est cet « arrivisme politique » où on cherche par tous les moyens à gagner. C’est nul…
Au lieu de vouloir à tout prix gagner, et racoler à tout va, ça serait tellement bien mieux si tous ces candidat(e)s tenaient des discours clairs et non démago, basés sur des projets raisonnables et pertinents pour le développement de la circonscription convoitée (ce qui inclut de parler des limites des pouvoirs une fois élus : limites juridiques, économiques, ….., et d’arrêter de personnaliser le pouvoir), axés sur les problématiques sociales, économiques, environnementales, …et non émaillés voire basés uniquement sur des attaques contre tel ou tel candidat(e) en place ou non, sauf si cela entre dans une démonstration raisonnable et sérieuse par comparaison…
Et s’ils arrêtaient aussi les compromis d’avant ou d’entre deux tours de scrutins, ou d'après victoire ou défaite, compromis sonnant avec compromissions (style girouettes idéologiques pouvant faire du 90 °, 180 °, ou style ID qui a déjà « fait ses courses » et ses accords « commerciaux » avant le scrutin – très « fort » le gars !…), la confiance pourrait revenir ….
Rédigé par: J974 | 08 mars 2008 à 17:11
Bonjour à tous,
En premier lieu, je tiens à m'excuser auprès de M. J974, je crois qu'il y a eu un petit problème de compréhension. Je n'ai encore une fois utilisé son pseudo que pour mettre en exergue que les communautés sont partout. Je me revendique moi-même comme un membre du 974. Cette confusion dissipée, je précise que si j'ai fait preuve de sarcasme, c'est uniquement pour appuyer une démonstration qui consistait à mettre en lumière la méthodologie de l'absurde. Je m'en excuse également si cela a été mal perçu. Mon objectif était bien de prendre part au débat.
Pour M. Pierre Dupuy, je ne sais pas si votre appétit débordant pour des références était une façon de remettre en cause les miennes ou si cet appétit est sincère. Dans les deux cas, je vais vous les fournir comme suit :
- Raymond ARON dans son ouvrage "Paix et guerre entre les Nations";
- Pierre BOURDIEU "au travers de son concept de "l'habitus" ne nous dévoile t-il pas que tout individu est formaté par son appartenance à une communauté ?";
- Enfin, MAFFESOLI lire son ouvrage "l'Etat culturel".
Et je voudrai ici, que l'on comprenne bien mon propos. Le communautarisme est un sentiment aujourd'hui exacerbé où chacun se réfugie afin de se protéger du monde extérieur. Paradoxalement, si l'individualisme a triomphé du holisme, tout individu a besoin d'être une entité au sein d'une communauté. Et bien sûr, si je dis ça, je rejoins la démonstration philosophique de Pierre Dupuy, sur la communauté en soi et la communauté pour soi.
Toutefois, et pour ne pas m'attacher qu'à une ou deux grilles de lecture, sur ce sujet, il me semble que s'il existe un risque de l'apparition d'un communautarisme radical lorsqu'on encense les individus d'une communauté à agir en son nom, peut-on pour autant nier que ce vote communautaire existe bel et bien comme un des déterminisme du vote ?
Pour conclure, et parce que je crois que ce débat devient compliqué sous cette forme, il semble que nous sommes plusieurs à penser la même chose sur le communautarisme. Cependant, il semble que notre niveau d'acceptation de son utilisation à des fins politiques diffère selon d'une part, l'utopie qui nous anime (encore ou plus) sur la Démocratie, et d'autre part, sur les grilles de lecture qui nous sont accessibles.
Peut-être que l'idéologie qui prévaut désormais, est celle du "pragmatisme". Alors seul l'emporte le concept du "gagnant-gagnant" dans notre société où chaque individu vit une communauté pour soi.
Rédigé par: Yd | 08 mars 2008 à 12:29
et le bien ne triomphe pas parce qu'il y a des hommes de "mal" en activité ? tu résumes par ton propos bien évidemment ce que je pense de ceux qui s'illusionnent par méconnaissance et/ou jeunesse de la réalité du fonctionnement de la république et de la démocratie. j'étais comme toi au sortir de mes études mais hélas, mes choix professionnelles m'ont rappelé à la réalité.. mais bon, avec le temps, l'âge, et la confrontation en direct avec ce "monde sombre" qui est le nôtre,sans doute réviseras tu ta position. Mais chacun SA vérité et son expérience.
Concernant la communauté que représente un parti politique, celle-ci je le répète, est un regroupement au sein duquel la bataille pour le pouvoir sous toutes ses formes est un objectif parfois trop aveuglément partagé.
Certes le message politique délivré au plus grand nombre, on l'a bien vu, est soi disant pour le bien d'autrui pour apparaître politiquement correct. et puis il faut rassurer l'électeur qui n'est pas de sa communauté au moment final, sinon si c'est l'autre, ce sera le chaos ! (tiens ça rappelle pas chirac / le pen au second tour...?)
Maintenant concernant le droit "dérogatoire" au droit commun, celui ci ne répond pas forcément à une volonté du législateur de vouloir tenir compte d'une situation particulière qui ne nécessiterait des solutions que seules les lois pourraient résoudre dans un sens ou dans l'autre.
Ce serait oublié l'influence importante du lobby (soi disant interdit en France) que font les industriels, ainsi que toutes personnes disposées à montrer l'intérêt politique qu'aurait un élu, un parti ou sa communauté, à abonder dans le sens voulu par le lobby. Le lobby s'apparente donc à du corporatisme..et le corporatisme, n'est ce pas une forme de communautarisme en vue de défendre les intérêts (souvent capitalistiques) et de valeurs..?
Pour ce qui concerne le régime dérogatoire fiscal de la Réunion, vaste sujet .... répond il à un souci de libérer l'investissement en diminuant les coûts structurels dus à l'insularité et la nécessité d'un développement économique qui passe par la logique de l'import substitution ? y a t il des profiteurs du système ? certains d'entre eux font ils du lobbying..pour ce qui est de l'immobilier, sans doute un gouvernement a-t-il préféré faire appel à l'épargne locale, plutôt qu'à la solidarité nationale..mais quand on sait la logique avec laquelle debré a permis le développement de la Réunion, et à la nécessaire lutte par exemple de la communauté des travailleurs pour un SMIC aligné sur celui de la Métropole, pour des droits sociaux alignés sur la Métropole, il ne faut pas s'étonner des choix opérés à l'époque par ceux qui ont été les "camarades" de debré..
Tiens pour en revenir au lobby, jai eu vent dans un journal la semaine dernière de mémoire, du recrutement par l'ADIR d'un "jeune qui n'en veut" ou "qui en est" pour permettre à nos fiers industriels locaux de pouvoir s'insinuer dans la logique parlementaire européenne pour mieux comprendre ses mécanismes et cerner les réseaux d'influence.. communautarisme d'intérêts pour eux mêmes, ou altruisme en pensant aux emplois à la clef ?
Pour en finir, la société française est un ensemble de communauté, avec certaines luttant pour le profit des leurs, certaines au profit de l'ensemble des communautés.
Mais mon expérience du monde politique local réunionnais, et ma perception au niveau national, me fait confirmer le fait que les choses se font au profit d'un ensemble dans lequel nombre de communautés sont exclues, mises de côté ou à l'index. Alors de quoi devons nous nous satisfaire ? d'un équilibre des confrontations des communautés, quelqu'elles soient ? d'une position dominante d'une communauté sur les autres ? (celle de l'UMP par exemple ).
Pour transposer Platon (et, moi aussi je peux sortir des références.. ;-)), les serviteurs de la république ne devraient-ils pas pouvoir bénéficier de la gratuité d'un nombre important de services et prestations, d'abord pour les gratifier de leur investissement au profit du plus grand nombre, mais surtout pour éviter la tentation de céder aux corrupteurs qui essaieraient de venir leur dicter ce qui est bon de faire au profit du corrupteur et non de la cité..Nous avons notre platon local, puisqu'il s'agit d'Hilaire Maillot, rappelons nous l'épisode du placard à la mairie de Salazie il y a quelques années..
Mon propos n'étaient pas d'interdire les communautés, mon propos vise de manière générale, à l'émergence d'une vie politique "normalisée" vis à vis d'une population, où l'on ne promettra pas de lendemain qui chantent, où l'on ne fera pas de cadeaux que l'on ne peut financer et surtout au détriment des plus miséreux.
Les communautés ont droit d'exister, de militer pour leurs intérêts et leurs valeurs. La puissance publique et ses représentants doit veiller à ce que les équilibres d'une société soit respectée, et pour reprendre Pareto, une communauté ne devrait pas bénéficier d'avantages qui désavantageraient directement ou indirectement une autre communauté.
On peut par exemple aller sur le terrain de la discrimination positive, très bon exemple d'avantages concédés à une communauté (raciale, sexuelle, ...) vis à vis d'une autre.
La morale politique que l'on attend de ceux qui se positionnent pour être "en situation", consistent au final en quoi ? on a bien vu Sarko aller au devant des communautés, même celle des quartiers en attente de "karchérisation"..
Mais d'accord avec toi sur les débats de fonds pauvres dans notre société, mais que certains veulent remettre au goût du jour, à condition que les consciences puissent accepter d'être éclairées.
amicalement
Rédigé par: nicolas de louest | 07 mars 2008 à 18:26
Nicolas, tu prends exemple sur Yd ? Parce que toi aussi tu aurais pu t'attirer de ma part des remarques acerbes...
Ah, les limites du raisonnement en termes de communauté... Oui, un parti politique est une communauté (mais pas une communauté d'intérêt) autant en soi que pour soi, oui ça comprend son lot de dangerosité mais non, ça ne rend pas ton argument pertinent... Ben oui, la démocratie, pour fonctionner correctement et pour de simples raisons pratiques (logistiques, en fait) a besoin de ces communautés. Par conséquent on ne peut pas les interdire. Donc de fait, le parti politique est une communauté "à part". Et je ne m'attarderais même pas sur les divergences entre communautés classiques et partis politiques en terme de recrutement et d'identités, qui sont certes intérréssantes mais qu'il n'est pas indispensable de développer içi.
Les lois spécifiques et dérogatoires au droit commun existent.. pour répondre à des situations à part. Ben oui. Ca n'est en rien une atteinte au droit commun: c'est juste qu'on estime que le droit commun n'est pas approprié. Un exemple: en droit, il existe un droit personnel à l'inviolabilité du corps humain, c'est à dire que l'on a pas le droit de toucher et à fortiori de modifier le corps de quelqu'un sans un consentement de sa part ou de ses représentants. Pourtant , les médecins , et notamment les urgentistes, bénéficient d'une dérogation à ce droit car il leur est nécessaire de pouvoir agir médicalement sans voir contre l'avis du patient si sa vie est en danger. Imagine t'on un urgentiste attendre d'avoir les parents d'un jeune accidenté au téléphone pour avoir leur autorisation avant de pratiquer les gestes qui lui sauveront la vie? Cet exemple est particulièrement frappant, mais il y en a d'autres, plus subtiles: le régime dérogatoire de fiscalité à la Réunion, notamment en matière d'immobilier, existe pour répondre à une situation économique réunionnaise distincte (il faudrait voir plus en détail mais à mon avis, dans le cas de la fiscalité sur l'immobilier, c'est lié à la situation géographique et à un besoin en logement voir peut être à un besoin en capitaux).
Soit dit en passant, un groupement d'intérêt et de valeurs est bien une communauté en soi, comme je l'ai dit ailleurs. Mais ça n'est pas parce qu'on est une communauté en soi que l'on devient nécessairement une communauté pour soi, et à fortiori qu'on doit laisser ça advenir.
A Sciences po, on a d'abord et avant tout le défaut de se renseigner et de réfléchir avant de donner des jugements péremptoires sur un sujet, même lorsqu'il s'agit d'une République que l'on connaît bien pour l'avoir étudié sous toutes ses coutures philosophiques, juridiques et sociologiques. Donc, quittes à se tromper, on aura au moins fait avancer le débat, que l'on apprécie énormément d'ailleurs. Mais c'est vrai que ce défaut est heureusement de plus en plus rare.
En somme le monde est sombre, laissons le le rester voir même appuyons lui sur la tête pour qu'il se noie plus vite? Une position ô combien argumentée, étayée, réfléchie. Le pouvoir pour les siens? Oui et non, ça dépend du sens qu'on donne aux siens. De plus, il y a souvent des raisons à ça, comme des questions de confiance ou d'affinités intellectuelles. L'argument sur la nature maléfique du monde est souvent utilisée, pour ce que j'en ai vu, par des gens qui ne veulent que légitimer leur propre égoïsme et leur propre lacheté. Ou, pour paraphraser une célèbre maxime "le mal ne triomphe que lorsque les hommes de bien ne font rien".
Rédigé par: Pierre Dupuy | 07 mars 2008 à 14:38
comment ? les elections ne marcheraient pas "à la communauté" ..? d'accord avec les dangers du communautariste integriste religieux ou racial (la yougoslavie en est un bon exemple, enfin ce qui en est advenu) mais je te ferai remarqué que tout parti politique est une communauté d'intérêt et de valeur, et que leur leader, en période d'election, essaie d'attirer dans sa communauté, les votes de ceux des autres communautés.
maintenant, il faut relativiser. si le politique avait en perspective le bien être collectif, il n'aurait pas depuis longtemps, proclamé des lois spécifiques et/ou dérogatoires au droit commun à certaines communautés professionnelles, géographiques... pour moi, un groupement de personnes aux intérêts divers mais se regroupant sur des notions (valeurs, étique, etc..) partagées EST une communauté de fait. mais bon, c'est vrai qu'à sciences po, on a le défaut de croire encore, à la vertu de la République.
Quand on passe du côté obscur de la démocratie ou de la réalité financière di monde qui nous entoure, on se rend compte que seul le pouvoir pour les siens (au moins 50% des suffrages exprimés) compte.
Rédigé par: nicolas de louest | 06 mars 2008 à 18:54
Yd dans son message de la veille m’ayant posé, même de façon « ludique », la question de mon appartenance à la communauté du 974, je crois nécessaire d’utiliser mon droit de réponse de façon raisonnable et de faire observer que :
- J’y appartiens bel et bien depuis de très nombreuses années, voire quand Yd était en culottes courtes ? J
- Je ne vois pas en quoi le fait d’appartenir ou non à la « communauté du 974 » a de l’importance au regard de la question posée.
- L’intervention de Yd est quelque peu sarcastique et à la limite de la moquerie (voir sa dernière phrase toute ironique : « Bonne soirée mes chers frères du bien pensé et de la bonne pensée ;)
- De plus, il semble croire être plus au fait et ancré dans la réalité que d’autres (et au moins que moi), et dédaigneux d’un rappel des « fondamentaux ».
- Je trouve cela regrettable dans un blog ouvert à tous qui tend et devrait garder un ton général de bienveillance et de tolérance, et l’intervention de Yd tend à déconsidérer tout débat théorique …
- Ceci étant, je n’entends pas répondre à d’autres interpellations de ce genre…
- Sur le fond, je ne suis bien sûr pas naïf au point de croire que beaucoup de décisions sont prises notamment en fonction du communautarisme….
- Mais faut-il l’accepter pour autant. Pour moi (et ce n’est que mon opinion), non, et mon intervention n’avait que pour but de dénoncer ces quelques attitudes politiques marquantes qui risquent de donner le mauvais exemple, et remettre en cause la paix sociale, outre quelques rappels de « fondamentaux »…..
- Si l’on suit le raisonnement de Yd, ça existe, donc n’en parlons pas…. Et laissons les choses continuer ou empirer.. Et on en parle quand ?
- Enfin, des exemples concrets de communautarisme négatif en action ne seraient-ils pas préférables à quelques remarques générales… Pour ma part, ne connaissant pas de cas précis, particuliers et concrets ou qui me viennent à l’esprit, je préfère rester général…
- Ceci étant, le sujet me paraissant important, je suis content qu’il fasse réagir….
Mais trêve de « défense » revenons à plus de « détente » et lisons les autres messages et commentaires du blog….
Rédigé par: J974 | 06 mars 2008 à 15:29
Ah, attention J974, je n'écarte pas le débat sur l'utilisation des communautés par les hommes politiques, bien au contraire! Tout mon propos était justement que cet équilibre étant extrêmement précaire, leur remise en cause par des politiciens en fin de carrière est particulièrement dangereuse. En somme, ce que tu as très bien résumé. Nous avons emprunté deux voies différentes (toi le droit, moi la philosophie) pour dire précisément la même chose (j'ai juste préféré passer par la philosophie car les principes constitutionnels que tu cites sont d'une part bien connu et d'autres part découlent d'une philosopie très proche de celle que j'ai avancé)
Nicolas de l'Ouest, je ne suis pas d'accord. Les communautés existent mais utiliser l'approche communautariste pour avancer est dangereux et insultant. Dangereux car, comme j'ai tenté de le démontrer dans mon message précédent,ça fait courir un risque énorme à la paix sociale. Insultant car c'est prendre les électeurs pour des cons. Et non , la politique française ne marche pas au communautarisme, Dieu merci, du moins pas encore (NS, a , à ce sujet, une approche trop américaine à mon goût: du préfet musulman à la communication sur Rama yade, ça me donne parfois envie de pleurer). Ou alors je te met au défi de trouver la communauté qui soutient certains de nos plus grands décideurs politiques: DSK, sarkozy, De Villepin, Chirac, Royal, Fabius... Et aussi, comme je l'ai dit, ce n'est pas parce qu'une communauté existe qu'elle agit nécessairement de manière communautariste, loin de là.
Yd, je sens que je vais t'adorer. Tu aurais les références des ouvrages? J'ai un peu lu Aron (un tout petit peu: un ou deux bouquins) mais je ne me souviens pas de ce à quoi tu fais allusion. Quant à Bourdieu, je le connais essentiellement par des articles sur lui et le dernier que tu cites m'est parfaitement inconnu. Pour en revenir au coeur du sujet: ah non, désolé, les autres je sais pas, mais les gros blancs ne résonnent pas en termes de communautés. Ils résonnent en terme d'affinités, qui sont certes dictées inconsciemment par leur appartenance communautaire, mais ne sont pas intellectuellement une approche communautaire. Il n'y a là que recherche inconsciente de quelqu'un partageant les mêmes codes (savoir-vivre, politesse, même nourriture chez les plus atteints d'entre eux)et les mêmes valeurs. Je vais invoquer içi un exemple qui n'est pas tout à fait dans le même domaine: on sait, par certaines études sociologiques, que le déterminisme social est très important en matière de relation amoureuse. Pourtant aucun des lecteurs de ce blog, je présume (ou alors, allez vous pendre) n'a choisi son épouse/sa petite amie en se disant "cool, elle est du même milieu que moi, j'l'épouse!". Non, c'est juste que vous partagez ainsi un même bagage culturel, de mêmes centres d'intérêts, que vous fréquentez les mêmes lieux... Il en va de même pour ces gens: ce que l'on appelle içi vote communautaire n'est en rien comparable à son équivalent outre atlantique. Outre-Atlantique, il n'est pas rare que l'on vote pour quelqu'un car il partage la même religion et qu'on le fasse consciemment. En France, on se reconnaitra inconsciemment... Pourquoi crois tu que nos responsables politiques, une fois en campagne, s'invitent chez l'habitant et lui parlent son langage? La campagne présidentielle de sarkozy est un modèle du genre : parler pouvoir d'achat et lutte contre les délocalisations aux ouvriers, revalorisation de la valeur travail et de la réussite (en fait, de l'argent décomplexé) aux bourgeois (mais ausi de la sécurité), flexibilité aux patrons, sécurité et valeurs républicaines aux banlieux... Et, par conséquent, la démonstration d'un vote communautaire n'est pas une preuve suffisante de l'existence d'une communauté pour soi. Par conséquent, l'argumentation que j'ai établie dans mon message précédent reste valable: il s'agit d'un danger pour l'ordre social. Enfin, pour ce qui est du fait qu'un responsable politique sera toujours accusé de favoriser sa communauté, c'est vrai et faux: d'abord, c'est la moindre des critiques qui leur est faite et ce n'est certainement pas ce genre de critiques (sauf si c'est vraiment massif) qui fait perdre une élection. Ensuite, dans les cas où c'est dénoncé, c'est assez souvent vrai (même si parfois, c'est lié au simple fait que l'on nomme des gens par rapport à ce qu'on sait d'eux et qu'on connait nécéssairement mieux les membres de sa communauté) . Enfin, ils ont toujours la possibilité de se défendre.
A perp lex: il sera toujours temps, alors, de s'occupper de leur cas. Le travail d'un journaliste politique en général, et de ce blog en particulier, est justement d'être attentif à ce genre de choses et de les porter à la connaissance du public. Baisser les bras face à l'immensité de la tâche c'est, comme dirait un ami, "ouvrir la porte à toutes les fenêtres". Soit dit en passant, dans la phrase que vous citez, je faisais plutôt référence au début de votre intervention, c'est à dire sur le fait que le phénomène communautaire n'est pas un mal en soi. Je tentais, en fait, de préciser quel phénomène communautaire, c'est à dire que si les communautés en soi ne sont pas néfastes, les communautés pour soi le sont.
Rédigé par: Pierre Dupuy | 06 mars 2008 à 14:49
c'était une petite "pique" amicale..je te confirme que l'on peut s'éclater (et se faire éclater...) dans son boulot, à condition de choisir l'épanouissement intellectuel ET professionnel, souvent au détriment de la sécurité salariale "maximale" que seule offre la fonction publique.. Mais l'inverse est malheureusement vrai..pas toujours heureusement mais les exceptions qui confirment la règle méritent d'être mis en avant..
Rédigé par: nicolas de louest | 06 mars 2008 à 12:56
Réponse à Pierre Dupuy sur :
Parce que, dans son intervention, Perp Lex me paraît justement mettre en avant l'existence naturelle des communautés en soi pour légitimer celle des communautés pour soi. C'est à dire que, selon lui, le fait qu'il existe des communautés et que la Nation n'est qu'une communauté en englobant d'autres devrait légitimer ou du moins excuser le fait que certains utilisent leur appartenance communautaire pour faire avancer leur carrière car ce réflexe serait "naturel".
Pardonnez moi si je me suis mal exprimé ou ais été insuffisamment explicite dans mes propos :
Je ne légitime nullement la démarche de Mme Dindar que je juge d'ailleurs maladroite.
En revanche, cette utilisation que vous soulignez est un simple état de fait dont la communauté zarab n'a pas le monopole. Si sujet tabou il ya (pour moi le terme est exagéré), ce sujet touche LES communautés de l'île et pas une communauté en particulier. Aujourd'hui c'est Mme Dindar qui est pointé avec les zarabs, demain ce pourait être M. Virapoulé avec les malbars, et après demain ? René Paul Victoria avec les kafs?
Rédigé par: Perp Lex | 06 mars 2008 à 09:26
C'est vrai que je suis fier de mon fiston, nicolas de louest, mais je ne pense pas qu'il y ait de "dynastie journalistique", pour reprendre ton expression.
En tous cas, en ce qui me concerne, je lui déconseillerai d'embrasser cette carrière.
Le journalisme est sans aucun doute l'un des métiers les plus passionnants, mais c'est aussi... l'un des plus mal payés (sauf à RFO...).
S'il n'en tenait qu'à moi, je lui conseillerai de faire autre chose. Il y a certainement moyen de s'éclater dans son métier, tout en gagnant correctement sa vie...
Rédigé par: Pierrot DUPUY | 06 mars 2008 à 03:22
Bonjour à toute la communauté des lecteurs du blog de M. Pierrot Dupuy,
Cette provocation n'est pas gratuite, elle se justifie par la mise en lumière de la méthodologie de la preuve par l'absurde. Sans vouloir mettre en exergue votre naïveté dans ce sujet "tabou", permettez moi quand même de remettre en question la candeur qui entoure ce débat. La résurgence du communautarisme n'est pas une nouveauté puisque Maffesoli, Aron ou encore Bourdieu en ont fait leur credo depuis plus de 20 ans. Toute personne appartient à une communauté. Comme je le soulignais dans mes salutations, ne sommes nous pas la communauté des lecteurs de ce blog. Pour autant, me direz-vous, nous n'agirons pas nécessairement en faveur de cette communauté. Toutefois, nier que des individus malbars, kafs, gros blancs, ne se déterminent pas de façon comparables à leur communauté, que les individus composant celle des "zarabs" me semble empreint de mauvaise foi, ou de peu de discernement. Enfin, ma volonté n'est pas ici de faire un procès d'intention mais bien de réagir dans ce débat. Alors pour revenir au fond du post de M. Dupuy, oui c'est une maladresse de faire une réunion politique au sein d'une telle institution, oui Nassimah Dindar n'en est pas à sa première maladresse, et oui le président de cette institution ne fait pas honneur à son mandat. Toutefois, si je remets en cause le lieu de l'intervention, je ne peux me résoudre à le faire concernant l'intention de Nassimah Dindar de rallier sa communauté à sa cause. Reproche t-on à MM. Annette, Victoria, Virapoullé ou Langenier le vote ethnique / communautaire qui compose leur électorat ?
Cependant, je m'étonnes sincèrement, des critiques qui pèsent ici sur le fait communautaire, et son utilisation politique. Pourquoi être choqué que chacun en appelle à sa communauté ? Alors même, que ces politiques, une fois au pouvoir, seront de fait, accusés de favoriser leur communauté. Ce blog n'a t-il pas déjà été le lieu d'invectives fondées ou non sur : l'embauche de zarabs au CG, comme de malbars à Saint-André..?
Enfin, une parenthèse ludique, qui me permettra de conclure comme j'ai commencé, M. J974 appartient-il à la communauté du 974 ?
Bonne soirée mes chers frères du bien pensé et de la bonne pensée ;)
Rédigé par: Yd | 05 mars 2008 à 21:47
aaaaah ..!! la larme dans l'oeil du pierrot au sujet de son fiston..;-)
après les dynasties politiques, les dynasties journalistiques ? ;-)
Ne dit on pas tel père, tel fils ? ( ce qui expliquerait beaucoup de chose côté "démographie" politique..)
Rédigé par: nicolas de louest | 05 mars 2008 à 20:42
Voilà des débats comme je les aime!
Je suis admiratif devant la qualité de vos commentaires. Grâce à eux, je découvre des pans entiers de problématiques auxquelles je n'avais même pas pensé.
Que c'est agréable de s'enrichir ainsi au contact des autres! Et je suis certain de ne pas être le seul à apprécier ces débats de fond sur des sujets de société concernant la Réunion.
Continuez comme ça...
Rédigé par: Pierrot DUPUY | 05 mars 2008 à 19:09
Qu'une personne veuille se servir de ce qu'elle est culturellement (religion, histoire, etc..) pour arriver, pour parvenir..où est le mal ?
si ses projets sont au bénéfice de tous? où est le mal ?
bien évidemment, les projets doivent être au profit de certains, au mieux la majorité , mais jamais à l'unanimité des citoyens qui composent une "communauté".
Et puis, une communauté, en veux tu en voilà.. même internet permet de créer SA communauté au sein de LA communauté des internautes...
alors que conclure ? que nassimah essaie de jouer de toutes les ficelles pour parvenir à son objectif ? qui ne le ferait pas à sa place?
Tout est une question de substance, mais quand le packaging compte plus que la substance et que le packaging arrive à faire pencher la décision démocratique alors que la substance est irréaliste, utopique ou démagogique, c'est qu'il est temps d'en remettre un coup sur l'Education civile et/ou citoyenne visant à éclairer les consciences..ce que ce blog permet parfois !
Or que constate t on ? retard à la Réunion sur les besoins en encadrement et enseignement.. Dans ces conditions, on votera bientôt pour des politiques comme on vote à la star ac..à coup de feuilles tôles, de chemins bétonnés, d'emplois bidons et de compère la magouille... mais c'est déjà comme cela que ça fonctionne, non? alors condamner le communautarisme, n'est ce pas condamner la paille dans l'oeil de son voisin ?
Rédigé par: nicolas de louest | 05 mars 2008 à 18:42
Suite aux divers articles de Pierrot Dupuy sur le sujet et aux réactions de quelques internautes lecteurs, je me permets de tenter d’apporter mon grain de sable, en espérant qu’il pourra être éventuellement utile…
Comme dit Pierre Dupuy (le fils de Pierrot, j’imagine), "revenons aux fondamentaux" !
Et les fondamentaux à mon sens sont constitués de quelques principes généraux du droit à valeur constitutionnelle (liberté du culte, liberté de penser, égalité des citoyens devant les charges publiques, ….) et aussi du principe de laïcité de la République française suite à la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905.
Le débat sur "la communauté musulmane" en particulier et sur les communautés en général me paraît un peu théorique et hors de propos compte tenu des faits (quelques réunions politiques en nombre très limité dans une église catholique ou une medersa – et non une mosquée) et de la réalité réunionnaise, caractérisée notamment par des "communautés" de pensée (religieuses) pour ne parler que d’elles (catholiques, hindoues, musulmanes…) centrées sur leur culte et relativement discrètes et très tolérantes (et c’est très bien ainsi) vis à vis des autres communautés "religieuses" mais aussi de la vie politique locale…
D’où ce syncrétisme social et religieux tant loué par les visiteurs et observateurs extérieurs non îliens, qu’il convient de préserver en évitant d’allumer quelque mèche que ce soit, notamment en en faisant un sujet de débat ou d’actualité….
La Réunion a toujours été caractérisée par son métissage physique et culturel et la bonne entente et la tolérance pacifique de la population. Qu’il en soit toujours ainsi !
Et je partage la position des blogueurs sensibles sur ce point et qui ne veulent pas monter en épingle une ou des communautés particulières.
Pour moi, fin du débat donc, et vive les associations et "communautés" discrètes et tolérantes de la Réunion…
Par contre, et je m’étonne que ce débat soit relayé au second plan voire occulté, le problème me paraît être l’attitude des hommes et femmes politiques, en particuliers des candidat(e)s (notamment Nassimah Dindar, mais aussi d’autres) qui tentent d’utiliser leur appartenance à une "communauté" ethnique ou religieuse dans un but politique (conquérir le pouvoir par les urnes).
Honte à eux/elles dans la mesure où cela révèle :
- leur absence de pensée et de projet politique tout court (ne parlons même pas de projet sérieux) les amenant à utiliser de telles "ficelles" grossières ;
- leur irrespect des statuts des associations et communautés religieuses tournées vers la religion et non la politique ;
- leur total irrespect du principe républicain d’égalité des citoyens quelle que soit leur origine "ethnique" (si tant est que ce mot veuille dire vraiment quelque chose, vu que tout le monde est métissé..) ou leurs croyances religieuses (en limitant une réunion politique à une catégorie de personnes au lieu de s’adresser à tous/toutes) ;
- leur mépris de la paix sociale réunionnaise, car ces exemples, s’il se renouvelaient, tendraient à exacerber les "communautarismes" de tous bords…
- leur mépris et le non respect de la laïcité de la République française (et sur ce point, cette règle de laïcité devrait à mon sens être inscrite dans la constitution et non simplement dans une loi pouvant être changée à tout moment….), et la violation de la loi de 1905.
A ce propos, je viens de découvrir que l’article 26 de la loi du 9 décembre 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat précise justement que :
"Art. 26.- Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte".
Si une medersa ne semble pas être un local servant habituellement à l’exercice d’un culte, cela n’en est pas loin. Par contre, une église catholique est bien un local servant habituellement à l’exercice d’un culte…
Je souhaite que de tel(les) candidat(e)s, qui, par leur inconscience et leur irrespect des règles et principes précités, tendent à rallumer ou allumer des "guerres de religion" soient sanctionné(e)s lourdement pour cette faute politique grave lors des prochains scrutins (et cela concerne tou(te)s candidat(e)s de tous bords politiques…).
Et je passe sous silence les propos de Mme Nassimah Dindar/Mangrolia à propos des milieux politiques parisiens qui, s’ils sont avérés, témoigneraint de son mépris envers ceux qui l’ont pourtant soutenue et lui ont permis d’avoir des responsabilités politiques localement malgré sa faible représentativité politique …
Enfin, je profite du présent message pour féliciter Pierrot Dupuy pour ce blog amusant et intéressant, dans lequel on en apprend des vertes et des pas mûres sur la gent politique locale… !
J974, défenseur de la laïcité de l’Etat français.
Rédigé par: J974 | 05 mars 2008 à 18:13
Tout d'abord, revenons aux fondamentaux. Nous ne pouvons pas nous comprendre si nous ne parlons pas de la même chose. Sur le mot communauté, donc, il y a un certain travail d'élagage à faire, tant il existe des conceptions différentes de ce terme. On peut par exemple citer la "voie anglosaxonne" qui consiste à considérer que la communauté d'un individu est profondément enracinée en lui et qu'il ne peut s'en départir. Je pense que nous serons tous d'accord, en tant que Réunionnais métissés, pour écarter cette définition. La seule autre, pour ce que j'en vois, mais peut être en avez vous d'autres à proposer, est une "voie française", consistant à estimer qu'une communauté n'a pas d'existence en propre, qu'elle n'est qu'un point de ralliement aussi flou que les partis politiques et donc peu dignes d'intérêts institutionnels.
Pour reprendre une typologie qui, si j'ai bonne mémoire, a été établie par Karl Marx pour les classes sociales, je propose de distinguer les communautés en soi des communautés pour soi, en sachant qu'une même communauté peut appartenir aux deux catégories. Par là, je veux dire qu'il existe deux "formes" de communautés: une qui s'appréhende en tant que telle, et donc qui agit en tant que telle, et ce même si elle n'est en réalité qu'une pure vue de l'esprit sans cohérence réelle, la communauté pour soi (on peut notamment citer l'exemple de ce que pourraient devenir les Noirs de France si le MRAP et les Indigènes de la République réussissaient leur tour de magie: un rassemblement d'individus s'entraidant et interragissant dans le cadre d'une communauté fantasmée fondée sur un mythe fondateur sans existence historique réelle) ; l'autre qui est une communauté "de fait", c'est à dire un rassemblement d'individus manifestement à l'écart des autres, possédant ses propres codes et cultures voir même ses propres subdivisions mais ne s'appréhendant pas nécessairement comme un tout uni et ne fonctionnant pas nécessairement sur un modèle communautaire (l'image type est ici la communauté des jeux vidéos qui, pour simplifier, dispose de ses propres références en la personne des monstres sacrés du jeu vidéo, ses propres codes de conduite, ses propres valeurs mais qui ne s'appréhende pas comme une communauté: on voit mal un joueur de jeux vidéos pistonner quelqu'un parce que lui aussi est un hardcore gamer, à moins qu'ils ne se soient déjà rencontrés par ce biais). Il n'est évidemment pas interdit de passer d'une catégorie à l'autre (certains journalistes pensent par exemple que les geeks, c'est à dire les malades d'informatique, sont en train de s'organiser aux USA, c'est à dire qu'ils étaient une communauté en soi et acquièrent progressivement des caractères d'une communauté pour soi).
Pourquoi est ce que je tiens à faire cette distinction? Parce que, dans son intervention, Perp Lex me paraît justement mettre en avant l'existence naturelle des communautés en soi pour légitimer celle des communautés pour soi. C'est à dire que, selon lui, le fait qu'il existe des communautés et que la Nation n'est qu'une communauté en englobant d'autres devrait légitimer ou du moins excuser le fait que certains utilisent leur appartenance communautaire pour faire avancer leur carrière car ce réflexe serait "naturel".
Or, la distinction entre les deux types de communautés me paraît fondamentale pour comprendre pourquoi, à mon avis, il a tort. Pourquoi? Il est un fait à mon avis avéré, c'est que toute communauté de taille suffisament importante, du moins dans un monde libéral (peut être moins dans un monde très fortement policé, style URSS époque Staline), se divise en sous courant. Dans un monde où les échanges entre cultures se font sans cesses plus importants et les relations plus étroites, où l'autre bout du monde est à moins d'une journée de voyage, il est normal que des communautés appartenant à d'autres milieux existent au sein d'un autre système culturel.
Néanmoins, exister a plusieurs sens. S'il est normal que des avis divergent, même si je rejoins totalement Perp Lex dans son appréciation sur le fait que la liberté de penser a des limites, il est anormal qu'une fraction de la population fasse sécession, si vous voulez bien me passer le terme. En effet, quels sont les risques liés à une communauté pour soi? Ils sont simples. L'existence d'une communauté pour soi tend à disjoindre les liens nationaux voir humains, c'est à dire que la communauté devient la priorité. Si c'est salutaire lorsque l'existence même de ses membres est en danger (autrement dit, lorsqu'il s'agit d'un réflexe de survie), c'est extrêmement pernicieux en temps de paix où ce réflexe tend à séparer les individus. Outre que cela revient à prendre le risque que les membres de la communauté s'isolent du reste de la population (on peut par exemple citer le cas des flamands et des wallons: à partir du moment où ils se sont considérés comme des groupes, l'un a eu la sensation de payer pour l'autre. Imagine t'on une partie de la population parisienne avoir le sentiment de payer pour une autre partie et Paris se diviser en fonction des arrondissements ou de l'origine ethnique?), c'est aussi un risque de perte d'efficacité de la société étant donné que l'aide privé n'ira ni au plus nécessiteux ni au plus méritant mais en fonction d'affinité communautaire. Et ne parlons même pas de l'hypothèse, pas toujours fantaisiste, où par affinité communautaire on a protégé des individus qui eux était clairement en opposition avec les valeurs nationales alors que l'on n'était pas soi même en opposition (on a eu le cas d'un Tarik Ramadan protégé par certains musulmans, par exemple, mais aussi, puisqu'on en parle, des francs maçons protégés un temps par leurs frères sous couvert de solidarité de loge), c'est à dire une forme de racisme inversé. Enfin le dernier risque est que, au sein d'une population, les groupes "à l'écart", minoritaires, s'attirent facilement la haine. Une communauté agissant comme telle s'attire aisément les rancoeurs des candidats écartés à des postes fournis à des membres, voir suscite une certaine paranoïa. Le racisme ordinaire voir extraordinaire se nourrit de tels comportement.
Bien entendu la dissolution totale des communautés est à la fois utopique et fascisante. Utopique car certaines communautés, sitôt qu'elles se constituent en elles mêmes, ont tendance à se constituer très rapidement pour elle même car les distinctions avec le reste du monde est trop flagrant. On peut penser par exemple à la classe sociale des ultra riches, de ces quelques dirigeants du CAC 40. Il n'est donc pas possible de toutes les supprimer, ce qui explique une partie des tensions sociales inhérentes à toute société. Fascisante parce que le risque d'une société sans communauté serait un culte de la seule société qui resterait, la Nation, et impliquerait une répression assez forte en raison même de l'argument précédent et de la nécessité d'une certaine unité de pensée qui ne pourrait s'acquérir que par une forme de police de la pensée propre à ce type de régime. Il n'est donc pas question , pour moi, de tenter de les supprimer toutes mais seulement, quitte à ce qu'elles existent et s'appréhendent comme telles, de les empécher d'agir en tant que telles, c'est à dire de condamner chaque tentative d'utilisation de la communauté à des fins personnelles et pour la placer à l'écart des autres.
Dans le cas qui nous intérresse, qu'est ce que cela signifie? Tout bêtement qu'il est déplorable de la part de madame Nassimah Dindar de tenter de se prévaloir de son appartenance pour avancer politiquement, ce qui n'aurait mené si ça avait réussi qu'à exacerber les tensions entre la communauté musulmane de l'île et les autres habitants. Il aurait été bien plus malin de sa part, lors de ce meeting, de ne mettre en avant que les projets qu'elle comptait réaliser dans le but de favoriser l'exercice du culte musulman, par exemple en promettant de soutenir la construction d'une nouvelle mosquée ou la création d'un festival musulman comparable au festival Guandi. Il est tout aussi naturel de condamner, à mon sens, tous les membres de cette communauté (qui est une communauté en soi) qui font référence à celle ci pour expliquer leurs positions politiques ou économiques. Ils n'ont rien à gagner à se couper ainsi des autres Réunionnais ni à se comporter d'une façon qui ne fera que rajouter de l'eau au moulin des racistes. En fait, d'une certaine façon, il s'agit de racisme inversé et ne fait qu'entériner, dans le cerveau des racistes comme paradoxalement de leurs victimes, que ladite communauté n'est définitivement pas composée de Français comme les autres. De là, il n'y a qu'un pas à ce qu'elle ne soit pas composée de Français du tout...
Rédigé par: Pierre Dupuy | 05 mars 2008 à 15:44
Pour reprendre le post de Perp Lex (qui était trés profond, et donc trés bien), je trouve votre commentaire assez étrange, déjà, par rapport à son début, du titre écrit même donc, dans lequelle vous mettez "Interrogation autour d'un sujet tabou", dans lequelle vous parlez du "Zarabe" ou plutot du "communisme Zarabe", et vous dites celà, comme si vous "Dénonciez" un fait qui a "toujours" éxisté, mais qu'à part vous, personne n'a eu l'audace de dénoncer (je dis tous sa par rapport au mot TABOU)... De plus, si vous vous basez sur une erreur (oui car, mr Moullan c'est GOURRÉ, car il a fait ce qu'il a fait sans le concentement de la... COMMUNAUTÉE) d'UN seul zarabe, pour "cibler" TOUTE la communauté, on parlera plus de rascime que de "sujet TABOU" (je ne vous accuse pas d'être rasciste, mais je ne fais qu'exprimer ce qu'on peut percevoir à travers vos quelques lignes)
À la fin de votre commantaire vous écrivez "J'attend de vous des posts de haut niveau sur ce sujet qui le mérite", généralement ce genre de phrase laisse sous-entendre "Ô vous les zarabes! Déffendez-vous" et "Ô vous les non-zarabe! Dites fort ce que JE pensse doucement" ou "Ecrasez les zarabes"... bref, les médias sont des sources contreverssés pour leur "double language", donc je n'attend rien comme défensse, sachant que je n'attaque pas non plus:) mais, que je ne fais que dire ce que je pensse (je peux me tromper)...
La Réunion a toujours été soudé, le rascisme, la phobie des uns et des autres n'étaient que crainte infondée, jusqu'a ce fameux 11 septemble, ou "les médias" ont imposés une idéologie: "l'Islamophobie", alors que, des grand personnage, à l'image de Mickeal Moor, ont démontrés que la thése de l'attentas est chose éronné, par le biais des médias, on réallume à chaque instant ce feu de la peur!!
Les médias ont leurs "sources" qu'ils peuvent cachés, de ce fait, nous sommes "obligés" d'avaler les coktails que vous nous préparez (sans pouvoir vérifiez) si vous dites A, c'est A, pour gagnez une éléction par exemple, on a inventez "L'obamia" ou "L'Oba-mania"!! Hilary Clinton ne dénonce t'elle pas justement cette "abus médiatique"?? (voir le courrier international, ou, le nouvel observateur).
Je ne dis pas qu'il y a que du mauvais dans les "petit(s) journal(aux)", ou les grands journaux, mais, à travers ces quelques lignes, je met en garde face au menssonges médiatiques, et surtout, dénonce qui sont les gens qui allume le feu là ou il n'y a pas!
Rédigé par: Sansa | 05 mars 2008 à 12:24
Pierrot,
Le terme communauté n'est pas l'apanage des "zarabs", lesquels sont eux mêmes composés de sous communautés (sunites, chites ismaelites, chites bohras...)comme le faisait remarquer un commentateur sur votre blog. Il existe au contraire bon nombre de communautés et dans bien des domaines : que dire des franc maçons? ou encore des juifs? même des chinois? voire même des communautés virtuelles existant sur le Net! En métropole, n'existe t-il pas le CRAN supposé rassembler une communauté noire ?
Je pense que le phénomène communautaire n'est pas un mal en soit mais un simple etat de fait : les gens vivent en communautés... et un pays, une nation... MÊME LA REUNION... est une juxtaposition de communautés qui décident de construire ensemble un idéal commun, de bâtir une communauté plus grande englobant ces diverses communautés. C'est ainsi que la Nation va embrasser les diverses communautés pour les réunir autour de valeur communes, sans pour autant supprimer ce qui fait leur originalité les uns par rapport aux autres.
Une communauté est un groupe de personne rassemblées (ou réunies) par une affinité commune, qu'il s'agisse de religion ou d'origines ou de passion commune (communauté des adeptes de jeux videos par exemple...)
Je ne pense absolument pas que la communauté zarab ait le monopole du mot communauté et qu'au contraire d'autres communautés se comportent de la même manière. Cela n'a pour autant jamais préjudicier au développement harmonieux de l'île qui pour moi reste une juxtaposition de communautés qui se respectent entre elles. On ne peut pas reprocher à chacun sa différence... on ne peut pas non plus forcer chacun à se mélanger : il y a la le respect de la liberté de choix de chacun.
En revanche, il y a danger lorsque les règles de la communauté quelles qu'elles soient vont à l'encontre de l'idéal national partagé et chargé d'organiser la vie en société ce qui inclut la coexistence harmonieuse des differentes communautés entre elles. les sectes sont aussi une communauté avec des règles propres qui peuvent être dangereuses pour l'individu... cf Petit Lys d'amour et j'en passe.Dans un tel cas, il faut bien évidemment agir pour protéger les individus et la société.
Nous avons la chance à la Réunion d'avoir un véritable modèle de juxtapositions de communautés respectueuses des valeurs nationales... les choses sont moins évidentes s'agissant d'autres communautés vivant en France métropolitaine.
Enfin s'agissant du cas de Mme Dindar que vous mentionnez : oui je considere la démarche maladroite. MAis vous avez vu aussi le succès limité de cette démarche : 60 présents sur 600 invitations dites vous, et parmi les 60 vous dites qu'il y avait des opposant à Mme Dindar au sein de sa propre communauté. C'est dire une nouvelle fois que les choses ne sont pas tranchées, et que des zarabs ne vont pas forcément voter pour Mme Dindar sous l'unique pretexte qu'elle est zarab. D'ailleurs sur d'autres listes mené par des membres de la communauté blanche ou kaf (j'emploi volontairement le terme communauté), comme vous voulez, vous avez des zarabs sur les listes.
Tout cela pour dire que je ne pense pas qu'il faille faire mal réagir au réflexe communautaire qui est inhérent à toute société, à commencer par la Réunion. Les propose de M. Mollan ne me dérangent pas car ils auraient pu être formulés par les membres de communauté juives, ou chinoises, ou malbar... La Réunion est justement une terre ou des communautés diverses cohabitent ensemble et se respectent entre elles en partageant l'idéal de la Nacion Réyoné QU'ELLES CONSTRUISENT ENSEMBLE, et au delà l'appartenance à la France de l'outre mer (tiens : une autre communauté ?!
Rédigé par: Perp Lex | 05 mars 2008 à 07:04
pierrot je suis une zarabe comme on dit et je n'ai jamais pris de decisions en fonction de ce que pense la "communauté". j ne me reconnais pas la dedans et il serait bien de ne pas générliser en parlant de la"communauté musulmane";
Rédigé par: ana | 05 mars 2008 à 04:52