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Pétition pour le boycott des JO de Pékin

Dans le droit fil de mon appel à boycotter les Jeux olympiques de Pékin, j'ai reçu ce mail d'un lecteur du Petit Journal. C'est bien volontiers que je lui assure, avec mes modestes moyens, la publicité qu'il mérite...

Il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi agir. La pétition est un des rares outils à notre disposition...

Chers amis,

En 36 heures, 250 000 d'entre nous ont soutenu l'appel du Dalai-Lama demandant l'ouverture du dialogue et le respect des droits de l'Homme au Tibet. Il s'agit là d'un incroyable assentiment- si chacun de nous contactait 4 personnes supplémentaires pour signer cette pétition, nous atteindrions LE MILLION cette semaine! Envoyez rapidement le message ci-dessous à vos connaissances, en rajoutant un petit commentaire personnel. Merci.

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Chers amis,

Après des décennies de souffrances, les Tibétains sont descendus dans la rue pour manifester, provoquant ainsi des émeutes. L'attention internationale est actuellement focalisée sur la Chine en raison des futurs Jeux Olympiques. C'est dans ce contexte que le Dalai-Lama, prix Nobel de la Paix, en appelle à la cessation des violences et prône la retenue et le dialogue. Il est urgent que la communauté internationale lui manifeste son soutien massif.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/27.php

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.

Voici quelques liens avec plus d'information sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise: http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736
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Voici les sites qui parlent de Pétition pour le boycott des JO de Pékin:

Commentaires

Quand le Dalaï Lama était au pouvoir, 95% des Tibétains pouvaient être vendus comme des marchandises

Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises. Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il était interdit de sortir de sa classe.

Titre original : La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
14 novembre 2007
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
« L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.

GW BUSH et ses pétro-dollars !!! mais on verra qui rira le dernier ...


Bagdad menacé d’une guerre ouverte par les puissantes milices chiites
JEAN-PIERRE PERRIN
QUOTIDIEN : mardi 22 avril 2008

Pour l’armée américaine engagée en Irak, c’est l’un des pires scénarios : un conflit déclaré avec les puissantes milices chiites du jeune chef religieux Moqtada al-Sadr, à la périphérie de Bagdad, et à l’heure où elle envisage un retrait partiel.

Samedi, le leader de l’Armée du Mehdi a en effet menacé de «guerre ouverte» le gouvernement de Nouri al-Maliki, un autre leader chiite, «jusqu’à la libération de l’Irak» si l’US Army ne cessait pas ses attaques contre son mouvement. Les milices de Moqtada ne sont pas seulement les plus nombreuses - environ 60 000 hommes -, elles sont aussi les plus motivées et les plus enracinées dans la population chiite irakienne.

Missiles. Les mosquées de Sadr City, la grande banlieue chiite de Bagdad, ont aussitôt relayé les appels de Moqtada et lancé ce mot d’ordre : «Combattez l’occupant, chassez-le de vos maisons.» Déjà, les combats qui se déroulent depuis le 6 avril dans cette zone, où les Américains construisent un mur pour l’isoler du centre-ville et prévenir ainsi des tirs de roquettes, se sont avérés les plus meurtriers depuis plus d’un an. Ils ont fait au moins 125 morts, en majorité des civils, et obligé l’aviation américaine à bombarder les faubourgs populaires de cette ville de plus 2 millions d’habitants, non seulement avec des hélicoptères, mais aussi des missiles et des chasseurs-bombardiers.

Fin août, le jeune chef radical, dont les forces ont déjà affronté l’armée américaine a deux reprises en 2004, avait imposé un cessez-le-feu à ses hommes, ce qui avait garanti une certaine tranquillité dans les zones chiites. Depuis, Nouri al-Maliki s’est employé à réduire par la force l’Armée du Mehdi, notamment à Bassora, le grand port du Sud. Dans cette ville, les miliciens de Moqtada affrontent en effet, depuis le départ des Britanniques, d’autres groupes armés chiites pour le contrôle des activités de contrebande et le trafic du pétrole. Officiellement, l’offensive de Nouri al-Maliki et de l’armée américaine vise à rétablir la loi et l’ordre dans les provinces chiites. Mais le jeune chef radical reproche au Premier ministre et ses alliés américains d’épargner les milices rivales liées au gouvernement, comme les brigades Badr, et même de les pousser à s’intégrer aux forces de sécurité. D’où ses menaces lancées depuis la ville sainte de Qom, en Iran, où il affirme poursuivre des études théologiques.

Vote régional. Certains observateurs voient aussi dans cette nouvelle révolte l’influence de Téhéran, qui a de puissants relais dans l’Armée du Mehdi. En 2006, le mouvement sadriste avait soutenu la prise du pouvoir de Nouri al-Maliki, obtenant même six portefeuilles. Il s’en était éloigné lorsque celui-ci avait refusé d’exiger de ses alliés un calendrier de retrait des troupes américaines. Dans cette nouvelle guerre interchiite se devine aussi l’enjeu des prochaines élections régionales, en octobre, où les partisans de Moqtada, qui dispose déjà du plus fort bloc parlementaire, apparaissent largement favoris.

La menace de Moqtada d’un soulèvement généralisé dans les neuf provinces chiites contrarie les plans américains, à l’heure où Washington veut réduire, d’ici juillet, son engagement de 20 000 hommes. Si les milices sadristes sont impuissantes à vaincre militairement leur adversaire américain, celui-ci ne peut espérer venir à bout d’un mouvement soutenu par des millions de fidèles, pour la plupart des laissés-pour-compte n’ayant plus rien à perdre

Dilemme pour le Dalai Lama

J’ai le choix de me taire en faisant sécher l’encre
Interdite à ma plume ô pourtant solidaire
J’ai le choix aveugle de me rendre au silence
Et feindre tristement un appel salutaire

J’ai le choix censuré de crier liberté
J’ai le choix d’être sourd aux pensées qu’on m’assène
J’ai le choix des rumeurs, d’un vent de vérité
Que votre voix murmure en une plainte vaine
J’ai le choix d’être libre et de ne pas gêner
L’appel de retenue qui détruit ma conscience
J’ai le choix de croire et j’ai le choix d’objecter
Car je n’ai pas le choix de vile indifférence

Oceano vox

A quand le boycott des USA ? ils ne font pas mieux en IRAK ... et encore moins en matière de pollution industrielle à la barbe et au nez de la vieille Europe pantin.

Pour le boycott des produits chinois : Ce ne sera pas très difficile, je n'ai pas encore trouvé un seul de mes achats qui m'ait donné satisfaction.
Le problème est que ça risque de na pas durer. Bientôt la qualité arrivera.
Qu'elle était belle l'époque où la Chine était endormie. Quand certains amis dénonçaient le communisme, je leur disais : "Au contraire, c'est une chance, s'ils avaient opté pour un système efficace, nous devrions commencer à nous faire du souci". Bientôt le "souci" se transformera en grand danger ... Ca m'fout déjà la trouille. J'en tremble déjà ...

C'est marrant, dans ce débat, on repère tout de suite les communistes...
Bon, plus sérieusement: sans nier l'état du Tibet avant l'invasion ni même le fait que la grande-bretagne ait été motivée à l'époque par des considérations égoïstes, je vais remettre les choses au clair. Oui, sans doute, le Tibet n'était pas l'Arcadie mythologique, composée de paisibles bergers et d'agriculteurs vivant insouçiamment. Mais je me demande comment ceux qui interviennent içi pour défendre la politique chinoise au Tibet peuvent se regarder dans un miroir!!! La politique chinoise au Tibet, ce sont des arrestations, des massacres, des femmes stérilisées pour empêcher la "race" tibétaine de se reproduire, la répression de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un avis dissident. Ce qui se passe là bas est un totalitarisme, couplé à un ethnocide si ce n'est à un génocide. Aujourd'hui au Tibet, il y a plus de Chinois que de Tibétains en raison , uniquement, de la politique chinoise de répression... Alors "extension naturelle de la Chine" peut être mais, honnêtement, je m'en fout arrivé à ce stade.

Si la situation économique du Tibet s'est améliorée, et peut être les conditions d'hygiène, est on certains que c'est grâce à la Chine? Lorsque la Chine a conquis le Tibet, on sortait tout juste de la seconde guerre mondiale, le progrès technique et l'ouverture des économies s'accéléraient à vue d'oeil. Combiens de pays, comparables au Tibet, on durant la même période connu une amélioration de leurs conditions de vie?

Prétendre ensuite que les Tibétains ont les mêmes droits que les Chinois relève de la propagande! Les Tibétains sont un peuple réprimé, torturé pour sa simple existence. Je vais faire une référence que vous devriez comprendre: Marx lui même n'avait il pas mis en avant que l'existence de droits légaux ne sert à rien si en pratique ils n'ont aucune existence? Et puis les droits du Chinois, parlons en!!! On se souvient de ce que ça veut dire, et je ne m'abaisserais pas à le rappeler... Mais dire que les Tibétains ont plus de contrôle sur le gouvernement chinois que les habitants du tiers monde sur les multinationales est 1°) faux: les multinationales ne s'impliquent pas dans la vie privée des habitants du tiers monde et sont soumis à certains impératifs et 2°) une tentative dégoutante de détourner la conversation. Même si les multinationales ne sont pas des anges, qu'est ce que ça change au juste à la situation du Tibet?

Prétendre ensuite que les intellectuels chinois sont des gens "libérés" voir critiques est une façon bien étrange de voir les choses... Il est en effet de notoriété publique que le gouvernement chinois est très permissifs en ce qui concerne la publication d'avis non conformes à la ligne du parti et en matière de médias et ne se livre pas du tout à de la propagande dans ses universités... J'adorerais rencontrer ces universitaires qui vous ont tant impressionnés: m'est avis que vous n'avez vu en eux que ce que vous vouliez bien y voir étant donné que vos positions sont fondamentalement proches de celles du PCC.

Enfin, sur la question de Taïwan, rappelons juste un instant que c'est une problématique complexe, qui provient à la base d'une guerre civile où les deux camps ont leur part de responsabilité. mais, si je peux faire référence à un argument utilisé par certains intervenants, si la situation du Tibet sous le gouvernement chinois s'est améliorée (ce dont je doute) , que dire de la situation de Taïwan dont l'économie a explosé et qui s'est considérablement enrichie (et qui en a profité, malgré la dictature, pour améliorer ses conditions de vie)? Si le Tibet devrait rester sous contrôle chinois en raison de sa prétendue prospérité (qui m'évoque la prospérité de la zone occuppée entre 1940 et 1944) , Taïwan devrait elle rester indépendante?

Fautes d'inattention : lire "procès inégaux" et non "procès illégaux". "Chiffres imprécis" au lieu de "chiffres importants".

Idées réalistes ?
A propos des JO, certes, les dirigeants chinois profiteront de cette tribune comme un outil de propagande (à nous de ne pas mordre à l’hameçon). Mais, qui d’entre nous peut promettre de ne pas regarder une seule retransmission de ces JO qui seront très médiatisés ?
Il faut être insensé pour soutenir un système totalitaire. Mais, c’est plus facile de boycotter quand on est une célébrité (star ou homme politique).
Qui a pensé à boycotter les produits made in China? Qui aura vraiment ce courage ou même cette possibilité? En tout cas, ce serait un moyen de relancer la production européenne, même s’il faut reconnaître que les Chinois achètent aussi beaucoup à l’Europe. Pour l’évaluation du boycott, et si tout le monde s’y met en même temps, on aurait vite fait de savoir si les produits sont restés sur les bras des fournisseurs. Imaginez comme titre de la une des journaux : « Les Français (voire les Européens) boudent les produits made in China ». On peut parier que cela ferait avancer les droits de l’homme en Chine.
Néanmoins, n’oublions pas non plus tous les autres pays qui bafouent les droits de l’homme et pour lesquels nous ne proposons pas grand-chose. Pays qui ne peuvent pas boycotter les produits chinois, pas même pour une simple paire de tongues.
Dans le "Courrier International" de cette semaine, en page 34-35,on peut lire un article extrait du journal "The Independant" où un Tibétain en exil explique le désespoir de son peuple et dit que : "Malgrè la répresion, la lutte contre l'occupation chinoise durera pendant des générations".
Sans être pessimiste, comment peut-on contraindre rapidement, une aussi grande puissance à céder? Faisons, agissons tout en sachant que la Chine ne pliera pas, ne serait-ce que pour des raisons de principe : cf.les humiliations subies par l'Empire du Milieu (entre 1840 et 1950) face aux agressions européennes (la "Guerre de l'opium", les traités illégaux) et japonaise (invasion brutale de la Chine qui a causé au moins de dix millions de morts, même si les chiffres restent importants).

Le JO 2008 vont avoir un gout de déjà vu... ...souvenez-vous: berlin 1936. défilé des brigades de la jeunesse hitlérienne et salut nazi...
Il est passé où le devoir de mémoire de notre "cher" président qui passe le temps de ses missions diplomatiques à envoyer des sms.

Dans la stratégie médiatique qui utilise l'émotionnel mondial pour éviter lanalyse rationnelle des faits, l'appel au boycott des jeux olympiques en Chine, du fait de l'occupation du Tibet par le Chine relève de la pûre hypocrisie. Avant de signer la pétition, je vous invite à lire le texte de Nico Hirtt, paru sur le site de Michel Collon (rubrique : Mes invités)

Dernièrement, je me suis fait remettre un tract appelant au boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008. La chose ne m'aurait pas surpris outre mesure, dans le contexte actuel des évolutions politiques et idéologiques en France, si je n'avais découvert, parmi la liste des signataires, les noms d'amis, de personnes et d'organisations que j'apprécie pour leur sérieux et leur engagement de gauche.

J'ai cru devoir réagir, pour leur dire combien ils se sont, selon moi, laissé abuser en signant cet appel.

Le gouvernement chinois tenterait, nous dit ce texte, de "briser tout ce que la Chine compte d'intellectuels critiques". Ce n'est pas l'image que m'a laissé mon dernier passage dans ce pays, il y a un an. Le colloque sur le thème "Education et globalisation" auquel j'ai participé à
l'université de Pékin m'a donné l'occasion de rencontrer des dizaines d'intellectuels, d'étudiants, de chercheurs et de hauts fonctionnaires du gouvernement, qui jetaient un regard lucide et assurément critique sur les risques de "marchandisation" de l'enseignement supérieur en Chine.

Le gouvernement chinois pratiquerait, dit encore le texte de l'appel, une "urbanisation sauvage dirigée contre les populations" et accélérerait la "destruction de quartiers populaires et de sites historiques". Les auteurs de ce document doivent n'avoir jamais mis les pieds dans un pays du tiers-monde pour affirmer cela, du fond de leur douillet salon parisien ! La Chine a un revenu par habitant de l'ordre de 3500 $ par habitant. Elle tente de sortir de ce sous-développement, au prix d'une croissance déjà affolante et difficilement contrôlable, aux effets sociaux et écologiques inquiétants. Mais elle reste un pays extrêmement pauvre. Malgré les efforts du gouvernement pour freiner l'exode rural, la crise du logement est énorme à Pékin. La rénovation de tous les vieux quartiers (hutongs) est financièrement impossible et serait de toute façon insuffisante. Une partie des vieux quartiers a été préservée et est en voie de réhabilitation. Mais une autre partie, importante, est effectivement rasée et remplacée
par des logements modernes. L'"intellectuel critique" occidental peut s'en offusquer, regretter la perte de ces quartiers où il aurait été bon de flâner comme touriste. Mais que propose-t-il aux Pékinois qui attendent un toit ?
(...)
Le texte évoque bien évidemment la "colonisation" du Tibet, allant jusqu'à prétendre qu'elle "prend une tournure de génocide". C'est un peu comme si la France était accusée d'avoir colonisé la Savoie, la Vendée, la Bretagne et l'Alsace.
Rappelons d'abord que le Tibet a très longtemps fait partie de l'Empire du Milieu, jusqu'en 1911.
Cette année-là, quand la Chine s'est libérée de la domination féodale Mandchoue, la caste dirigeante autocratique des moines et des seigneurs féodaux tibétains a unilatéralement proclamé l'indépendance du Tibet. Ceci fut réalisé avec l'aide et à l'instigation des
Britanniques qui avaient déjà par trois fois tenté d'envahir la région à partir de l'Inde et qui voyaient (à juste titre) dans la révolution démocratique bourgeoise de 1911 une menace contre leurs intérêts économiques en Chine. Ces territoires sont ainsi restés à l'état féodal jusqu'à leur libération par les troupes communistes en 1951. Rappelons encore que durant la deuxième guerre mondiale, les autorités locales tibétaines, bien qu'officiellement neutres, ont objectivement soutenu l'axe Berlin-Tokyo en empêchant l'approvisionnement des
armées chinoises par la route, à partir de l'Inde. Rappelons enfin que le Tibet d'avant 1951 n'avait rien du paradis que se plaisent à nous dépeindre certains adeptes des sectes bouddhistes. C'était un pays féodal, pratiquant le servage et même l'esclavage à grande échelle.
Une minorité de propriétaires de serfs nobles, autorités locales et chefs de monastères possédait toute la terre et les forêts ainsi que la majeure partie du bétail. Quelques 200 à 300 familles dominaient le Tibet. Au sommet, le Dalaï Lama, grand propriétaire, chef religieux et chef politique auto-proclamé. Sans doute y a-t-il aujourd'hui une partie de la population tibétaine qui souhaite davantage d'autonomie, voire l'indépendance. Sans doute font-ils l'objet de mesures de répression de la part du gouvernement chinois. Mais il n'y a assurément aucun
"génocide" ni rien qui y ressemble. Galvauder ainsi ce terme me semble indigne d'un intellectuel. Je me suis toujours interdit de parler de "génocide du peuple palestinien", ou de "génocide du peuple irakien". En revanche, il y a bien eu génocide du peuple Apache, voici à peine plus de cent ans, pas très loin de Los Angeles, ce qui n'a empêché personne d'y participer aux Jeux Olympiques...

J'ose à peine m'attarder sur le passage du texte où l'on affirme que "la Chine a des visées de conquête sur Taïwan" et où l'on évoque son "offensive diplomatico-guerrière à l'encontre du Japon". Taïwan est un territoire chinois contrôlé par un régime fantoche qui n'est reconnu par quasiment aucun Etat ou gouvernement et qui ne doit son existence qu'a des décennies d'appui militaire, économique et politique de la part des Etats Unis. La revendication chinoise sur ce territoire est parfaitement légitime et on ne peut que louer la retenue extrême dont a fait preuve le gouvernement chinois dans cette question durant les soixante dernières années.
(...)
la Chine ? Six millions de civils chinois ont été massacrés durant la Deuxième Guerre Mondiale et quatre millions de soldats nationalistes ou de miliciens communistes chinois sont morts pour libérer leur pays de l'occupation fasciste japonaise. Pour ces faits, le gouvernement japonais n'a jamais versé le moindre dédommagement, n'a jamais présenté la moindre excuse sérieuse. Le regain de tension entre les deux pays est précisément lié, comme vous le savez, au révisionnisme flagrant des livres d'histoire utilisés au Japon. Que dirions nous si le gouvernement allemand décidait de rayer l'holocauste des manuels d'histoire ?

Enfin, pour faire bonne mesure, on nous dit que la Chine encouragerait le "dopage" à grande échelle chez ses sportifs. J'ignore si cela est vrai. Mais je n'ai pas le souvenir d'avoir vu dernièrement une pétition contre le Tour de France...

Le plus important n'est évidemment pas là. Le texte de l'Appel au Boycott des Jeux Olympiques de Pékin n'est pas seulement un document truffé de contre-vérités flagrantes. Il participe surtout d'une stratégie idéologique visant à présenter la République Populaire de Chine comme le plus grand ennemi de l'humanité, un "régime totalitaire et esclavagiste", qui "développe une géopolitique d'agressions" et s'engage dans "une course aux armements (contre) le reste du monde" ! Comment ne pas voir par qui ces mots-là ont été écrits et qui ils devraient légitimement désigner ? La dictature économique du grand capital, qui ravage la planète, qui brise les chances de développement des pays les plus pauvres, qui plonge des millions d'enfants dans la malnutrition, l'analphabétisme, la maladie, la prostitution.
Quoi que l'on pense des institutions chinoises, l'honnêteté intellectuelle nous force à reconnaître que chacun des citoyens de ce pays, fut-il tibétain, a bien davantage de pouvoir démocratique pour peser sur son gouvernement que n'en ont les populations du monde pour peser sur les multinationales industrielles ou financières occidentales. Quoi que l'on pense des tours et détours de la politique du Parti Communiste chinois, force est de reconnaître qu'il a su faire passer un milliard d'hommes de la misère totale et de l'analphabétisme à l'accès généralisé aux soins de santé, à une alimentation stable et à un niveau d'enseignement sans comparaison avec celui d'autres pays du tiers-monde (excepté Cuba sans doute). Et il l'a fait sans se soumettre aux ordres des puissances occidentales et de leurs institutions. Voilà sans
doute ce que les ennemis de la Chine ne peuvent lui pardonner.

Excusez-moi de vous le dire avec tant de franchise, mais le texte que vous avez accepté de signer aurait dû vous chatouiller le nez. Il sent la sueur et l'alcool des casernes de l'Oncle Sam.
Celui-ci a bien compris que seule la Chine a désormais la capacité militaire, économique et politique de prendre la tête des forces qui veulent encore s'opposer à son hégémonie. Voilà pourquoi le gendarme du véritable "régime totalitaire et esclavagiste" qu'est le capitalisme mondial, "développe une géopolitique d'agressions" et s'est engagé depuis longtemps
dans "une course aux armements (contre) le reste du monde" !
J'avouerai encore que je n'aime guère le tournant que prend la Chine sur le plan social et économique; que j'exècre la peine de mort; que j'ai en horreur le sport-spectacle, cette machine à sous et à propagande. Mais dans la guerre que les assoiffés de profit mènent contre les peuples assoiffés d'eau, de nourriture, d'air pur, de culture et de paix, je pense que nous ne pouvons pas hésiter à choisir notre camp. Et au moment où, par la grâce de Sarkozy et de Kouchner, la politique extérieure de la France devient la risée du monde, j'attendais, je vous l'avoue, plus de discernement et d'esprit critique dans le chef des intellectuels français progressistes qui me tiennent à cœur.


Nico Hirtt
Membre fondateur de l'Appel pour une école démocratique (Belgique

Les JO et les deux vitrines de la Chine (sujet à polémique*)

« Ce que la Chine recherche c'est l'enrichissement et l'aisance de l'ensemble de sa population… L’édification d'une société harmonieuse donne la primauté à la prédominance de la personne humaine et c'est pourquoi le bien-être de l'être humain est placé au centre des préoccupations… » (cf. « le quotidien du peuple », organe officiel du parti). Vu sous cet angle, on ne s’étonne pas qu’en cette année olympique, la Chine ne figure plus dans la liste des « pires violateurs systématiques des droits de l’homme dans le monde », même si Washington souligne, dans son rapport, que « le bilan du régime chinois en 2007 est resté mauvais » (peine de mort, surveillance et arrestation de journalistes, d’écrivains…).
Pourtant, au vu de l’actualité, on ne peut pas dire que « personne ne se plaint et que tout va donc pour le mieux dans le Meilleur des Mondes ». Et, comme nous ne sommes pas des clones à la Huxley (même si la génétique risque d’être à la mode chez nous), et face à la modération du Dalaï Lama, nous pouvons douter de l’avis de Pékin qui désigne « la clique du dalaï-lama » comme « l’organisateur des troubles au Tibet ». Le choix doit être cornélien pour les athlètes sensibles à la cause tibétaine : y aller ou rester à l'écart? Que penser de l'idée de M. Badinter qui consisterait à faire porter un badge « Vive le Tibet libre » par les athlètes? On peut penser que les dirigeants chinois diraient que c'est une « tenue non règlementaire ». Ce qui est vrai dans l'absolu, mais qui serait hypocritement très utile pour les organisateurs. Néanmoins, aurait-on pu parler autant du Tibet s'il n'y avait pas eu ces JO? N'est-ce pas là, une vitrine dérangeante pour la Chine? Ce sont des millions de projecteurs qui seront braqués sur la réalité chinoise. Comment réagiront les Chinois (surtout les jeunes) lorsqu'ils se rendront davantage compte des anomalies de leur système face aux droits de l’homme ? C'est une prise de risque pour les dirigeants chinois. Alors, boycott ou pas? D'ores et déjà, des célébrités et quelques politiques ont opté pour le boycott. L'idée d'une pétition, comme cela est parfois proposé, est respectable et défendable. Néanmoins, il faut aussi souhaiter que le Tibet ne tombe pas dans les oubliettes après les JO. Boycotter les jeux n'arrangerait en rien le sort des Tibétains et contribuerait à les isoler encore davantage et encore plus vite. "Prions" pour qu'il n'y ait pas plus de massacres, dans un premier temps. L’appel au boycott restant une épée de Damoclès qui pourrait freiner la brutalité de la répression.
N’oublions pas que la Chine avait obtenu les jeux parce qu’elle avait promis d’améliorer son bilan en matière de droits humains. I have a dream !

* PS. Dans un article daté du 15/10/2007, le Figaro donne cinq bonnes raisons de boycotter les Jeux olympiques de Pékin en 2008 :

1- « Parce que le gouvernement chinois tente de briser tout ce que la Chine compte de dissidents, d'opposants, d'insoumis, d'intellectuels critiques et de syndicats libres… Parce qu’il recourt à la torture et à la peine de mort…
2- Parce que la Chine a des visées sur Taïwan… colonise le Tibet et ne s'oppose pas au génocide qui a lieu au Darfour. Les Jeux olympiques vont servir d'écran à ses stratégies bellicistes et exterminatrices,
3. Parce que, dans la logique de la compétition sportive..Les robots « anabolisés » et transfusés sont lancés à l'assaut des podiums,
4. Parce que le Comité international olympique (CIO) défend ses intérêts…
5. Parce que le matraquage médiatique du spectacle olympique va abrutir le plus grand nombre au moment où la vigilance doit être accrue…. Le gaspillage de la fête olympique est une insulte à la misère du monde !
Comment pouvons-nous tolérer que le milieu sportif, doté de fortunes colossales, donne une leçon d'éthique et de solidarité aux milliards d'individus vivant avec moins d'un euro par jour ? »

Vive le Tibet libre

1951 : La Chine envahit le Tibet, qu’elle considère comme une province naturelle du pays. A partir de ce moment, le pays, haut lieu spirituel s’il en est, a été détruit et ravagé.
99% des temples ont été rasé. Et des milliers de tibétains sont morts sous les coups de l’occupant.
Le Dalaï Lama, et sa suite, en tant que leaders spirituels, politiques et morales de ce pays, furent alors obligés de s’exiler en Inde, à Darhamsala.
Cet exil dure depuis plus de cinquante ans. Depuis cet épisode, les grands de monde n’arrêtent pas de demander à la Chine de respecter les droits de l’homme. Mais sans aller plus loin.
Malgré tout cela, les chinois ne le font pas. La situation est d’autant plus facile pour eux que sur le plan économique, la Chine connait une vraie prospérité, et présente une croissance à deux chiffres.
Devant les milliards que peuvent rapporter les contrats commerciaux avec ce pays, les gouvernants occidentaux choisissent de fermer les yeux, où demandent, pudiquement, de « la retenue » du bout des lèvres.
De cette manière, ils condamnent les peuples comme celui du Tibet, ou celui du Darfour, où la Chine soutient les exactions des différentes ethnies, en utilisant son droit de veto à toutes les résolutions de l’ONU, qui va dans le sens de l’envoi d’une force internationale pour régler le problème. Il est vrai que la Chine achète prés de 80% du pétrole soudanais, et que la division de ce pays ne peut que le servir.
Les grands de ce monde condamnent ceux qui subissent les exactions des chinois à être sous le joug d’un pouvoir autoritaire et criminel.
La route la plus haute du monde, qui traverse le Tibet de part en part, fierté des chinois, a fait des milliers de morts parmi la population tibétaine.
Mais, tout cela n’est rien en comparaison de ce que les chinois font de Lhassa. La ville la plus mystique du monde a été transformée en un bordel géant, à ciel ouvert, pour chinois fortuné en goguette.
Les nouvelles générations de tibétains n’ont jamais connu la paix, ni la liberté.
Et à chaque génération, une émeute, pour réclamer les droits fondamentaux de l’homme, mais aussi pour réclamer le droit des peuples de décider par eux même de son avenir.
En 1989, HU JINTAO, celui la même qui préside aux destinées du pays, a été le boucher de Lhassa. Il a fait massacrer les manifestants par milliers. Les moines bouddhistes défilaient dans le calme, et la police, et l’armée chinoise avaient des fusils et des matraques.
La répression fut aussi dure et meurtrière que la tuerie de Tien An Men.
Ces derniers jours, de nouvelles émeutes ont éclaté. Et de nouvelles personnes ont été tuées par le pouvoir communiste.
Encore une fois, les pouvoirs occidentaux ferment les yeux devant les exactions des communistes. Tout cela sous le prétexte qu’il ne faut pas se mettre à dos « l’oncle Chan », qui a supplanté l’ « oncle Sam », comme meilleure ami de nos gouvernants.
L’argent achète toutes les consciences, et rend fréquentable les pires tyrans et dictateurs, meurtrières de surcroit (Kadhafi, Hu Jin tao, Castro……). Même chez nous, le président de la Région, communiste de son état, ou le leader déchu de la droite, maire de Saint André pendant prés de 40 ans, n’ont jamais condamné les pires atrocités commises par les chinois.
Qu’on ne vienne pas me dire, comme les gouvernants chinois que le Dalaï Lama est derrière ces accusations ; ou encore pire, qu’il est le complice des chinois quand il menace de démissionner. Car, si il le fait, c’est pour que son peuple reste tranquille, et ne devienne pas des cibles faciles pour les criminels chinois.
Et qu’on ne vienne pas me dire, non plus que les méthodes de gestion d’un pays de 60 millions d’habitants ne peuvent pas être les même que pour un milliard de personnes.
Car que ce soit pour une personne, pour un million, pour dix millions, pour un milliard, le respect des droits fondamentaux doit être le même partout.
Or là, on essaye de trouver des excuses à l’inexcusable. Ce n’est pas parce que ce pays nous ramène beaucoup d’argent, que nous devons accepter et même cautionner ses exactions. Car alors, nous en sommes les complices, et nous sommes peut être pire que les coupables, nous citoyens du pays des droits de l’homme.
Pour le respect des droits de l’Homme, et pour la liberté pour le peuple tibétain, il nous faut, nous français, boycotter les Jeux Olympiques, où à défaut, pour ne pas pénaliser nos athlètes, que notre président, et notre gouvernement, ne soient pas présent lors de la cérémonie d’ouverture. Pour prouver que la dignité des français n’est pas à vendre.

Bertrand Reshad BERTIL

Je ne sais pas si cela est la bonne méthode? Cela étant dit, le génocide n'est pas seulement par les armes, mais exactement comme font les chimois au Tibet / asphixie de la population par une invasion massive de chinois qui n'ont d'autres but que de tuer la culture Tibétaine. Au Tibet, ils vivent une occupation permanente. Que ferions nous si nous étions occupé par les allemends ou les russes? Nous devons agir, je propose que chaque spectateur ait un foulard, ou un brassard, aux couleurs du Tibet. La Chine a trop besoin de nous pour écouler ses produits que nous achetons sans frein alors que notre propre société est en difficulté!!!

Max, voilà un texte très intéressant : as-tu les références pour y accéder (internet, presse écrite… ?). Si tout ce que dit cet auteur est exact, cela rappelle que ce qui importe en tout premier lieu est de connaître les faits avant de pouvoir porter un jugement.

Or, l’histoire de ce pays ne me paraît pas très claire, et l’information n’est pas facilitée par le fait que le Tibet a été fermé pendant plusieurs siècles aux étrangers, et qu’avec le pouvoir chinois (mais il n’est pas le seul, loin de là…) , elle est filtrée, censurée voire interdite ! Tout ceci n’étant pas facilité par le fait que c’est loin, l’information initiale est écrite en « chinois » ou tibétain (sauf reportages en direct de journalistes occidentaux) puis un peu « déformée » ensuite par les regards occidentaux …

J’ai pour ma part pu lire des articles du Monde diplomatique que l’on trouve en bas de la page d’un article de ce même organe de presse en date du 17 mars 2008 (http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-03-17-Tibet).

Prudence tactique ou acceptation de l’invasion chinoise des années 50 ? En tous cas, une précision à rappeler : le Dalaï-Lama est pour une plus grande autonomie mais pas pour une indépendance du Tibet (dont il est pourtant le chef spirituel et politique) par rapport à la Chine.

Quand on lit le second article daté de 1997 (soit déjà 11 ans), on peut craindre que comme le faisait remarquer justement « Trouillomètre prêt à exploser » dans un commentaire du 19 mars dernier: « Dans quelques générations, au sein de la Chine, le Tibet sera l'équivalent culturel de la Gaule gallo-romaine. Dans un siècle, les chinois parleront du Tibet comme une sorte de pays mythique dont on ne peut pas fixer les contours et l'époque, comme le pays des Celtes. »

Ou comment un gouvernement (chinois, mais il y a en bien d’autres) peut écraser et éliminer un « peuple », c’est à dire une communauté ethnique, religieuse, politique et économique par la voie de la colonisation (apport de population extérieure, naissances et métissages, propagande politique massive, torture mentale, pratiques policières dictatoriales…) qui gêne son expansion économique et politique et ses intérêts militaires … Si après ça, on ne veut même pas faire un signe de protestation (genre pétitions, boycott..)… !

Je note que :
- selon P. Lafitte, les USA, entre autres, se font encore remarquer par leur opportunisme économique et leur sens plus que cynique des affaires…
- Pour l’Europe et la France : « Chut, ça ne sert à rien ! » est leur mot d’ordre… Bravo la « patrie des droits de l’homme » et « l’Europe des lumières »… !
- l’article de Avaaz confirme que la Chine a besoin de ses « exportations » et donc de nos importations de produits « made in China ». En conséquence, l’idée d’un boycott des produits chinois évoquée par nicolas paraît être est un de ces « trucs » efficaces pour se faire entendre… Quant on le veut vraiment, on trouve une solution….

Quant aux athlètes, je comprends parfaitement que la sélection aux JO, qui est le rêve de leur vie ou au moins leur objectif « professionnel » n° 1, ne puisse être remise en cause (facilement), et qu’ils/elles n’aient pas envie de l’annuler pour un nième problème politique de droits de l’homme ….

Mais au moins que cela les fasse réfléchir et les incite à faire un « signe » : badge ou banderole, non participation aux cérémonies d’inauguration et de clôture, …..

Et les dirigeants du CIO, quels est leur marge de manœuvre dans cette organisation économico-sportive ? Ne sont-ils pas avant tout des « exécutants », des « mandataires » des Etats membres (de mauvais esprits diraient marionnettes). C’est un peu méchant, mais est-ce faux?

Ce faisant, tous entrent dans le « système » des JO (grosse « machine » à produire du sensationnel, engendrer de fortes retombées économiques et financières sur fond de neutralité politique et de diplomatie du « Pas de vague, les intérêts économiques ont trop importants, vous comprenez… ».. Sauf que les valeurs «de Pierre de Coubertin en prennent au passage « un coup ».

Pour mémoire ou information, la Charte olympique du CIO en vigueur à juillet 2007 (http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_122.pdf prévoit notamment que:

« 2. Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. »

« 3. Le Mouvement olympique est l’action concertée, organisée, universelle et permanente, exercée sous l’autorité suprême du CIO, de tous les individus et entités inspirés par les valeurs de l’Olympisme. Elle s’étend aux cinq continents. Elle atteint son point culminant lors du rassemblement des athlètes du monde au grand festival du sport que sont les Jeux Olympiques. Son symbole est constitué de cinq anneaux entrelacés. »

Et je ne vous cite pas le plus « beau » :

« 5. Toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique. »

« 6. L’appartenance au Mouvement olympique exige le respect de la Charte olympique et la reconnaissance par le CIO. »

Si la politique chinoise au Tibet (voire sur son territoire) vise à développer une société pacifique, un développement harmonieux de l’homme, un souci de la dignité humaine et qu’elle n’est nullement fondée, en ce qui concerne les tibétains, notamment sur des considérations de religion et de politique si ce n’est de race ne contrevient pas à cette charte….. qu’on m’explique !

Du pain et des jeux ! Et ne regardez pas dans les vestiaires ou les coulisses, ça risquerait de poser un problème de conscience…

Pierre Dupuy, le boycott n’est pas la meilleure solution, j’en conviens, mais si une importante opinion internationale se mobilise, ça devrait faire bouger tous ces partisans de l’immobilisme (responsables politiques, olympiques, ….) ainsi que le milieu sportif, d’une façon ou d’une autre. Et le « message » lancé depuis cette gigantesque « vitrine » olympique touchera plus de monde. Au pire, les JO auront été atteints par ce problème politique... Et alors ? Tant mieux ! Ca n’arrêtera pas l’économie de tourner ….

Je suis le premier à apprécier le spectacle de certains sports (on a ses préférences), mais assez de cette pseudo « fête » du sport dans sa version actuelle qui ne véhicule plus vraiment les valeurs fondamentales de l’olympisme qui, dans l’esprit de Pierre de Coubertin, était un projet éducatif dépassant la simple association sportive (voir par exemple :
http://www.olympic.org/fr/passion/museum/permanent/coubertin/index_fr.asp).

Au contraire, l’impression qui semble ressortir du spectacle des JO est la mise en valeur des performances, la frime, la gloire médiatique, le « professionnalisme » (loin de l’amateurisme, voir les revenus de certains sportifs notamment publicitaires) et donc l’argent, la foule, et les retombées économiques (investissements en infrastructures sportives avant, droits de retransmissions, sponsoring publicitaires, entrées, tourisme olympique…) sur fond de totale neutralité politique (business is business).

Au fait, avait-on posé des conditions à la participation de la Chine aux JO et à sa sélection pour 2008 ?

Pour ma part, j’ai bien sûr signé la pétition et l’ai envoyée à d’autres. Et j’espère que de nombreuses personnes en feront autant, dans l’intérêt des libertés publiques et individuelles fondamentales dans le monde, qui dépassent les clivages politiques et me paraissent bien plus importantes que les « batay coqs péi » actuelles et notre nombril finalement bien doré…

Tibet - Pékin réprime, l'Occident regarde ailleurs

Ce texte est un article rédigé par Pierre Laffitte, un militant trotskyste, qui porte un regard plus "politique" sur les évènements.

"On ne sait pas très précisément ce qui s'est passé à Lhassa, la capitale du Tibet, où la police chinoise nie avoir tiré sur la foule et instauré la loi martiale. Toujours est-il qu'on y estime les morts à plusieurs dizaines, après que des manifestants y ont commémoré à leur façon le départ forcé en exil, le 13 mars 1959, du dalaï-lama.

À l'époque comme maintenant, le dalaï-lama se voulait le chef religieux et politique du Tibet, officiellement province de la République populaire de Chine fondée en 1949 par Mao Zedong. Quand le régime maoïste parvint au pouvoir, la Chine sortait de décennies de chaos, de guerres civiles et étrangères, où les rivalités des grandes puissances pour se tailler des fiefs en Chine y avaient favorisé le séparatisme. C'est dans ce contexte que le Tibet, rattaché depuis des siècles à l'Empire du Milieu, avait obtenu sa quasi-indépendance.

Plus encore que la Chine d'alors, le Tibet était resté plongé dans une profonde arriération. Ainsi, en 1949, plus de la moitié de la population était réduite au servage par moins de 5 % de propriétaires fonciers, les moines bouddhistes (les lamas) vivant en parasites sur la paysannerie, tandis qu'au sommet de cette société médiévale trônait un seigneur temporel et spirituel, le dalaï-lama.

En 1951, l'armée chinoise de «"libération nationale" ayant pénétré dans Lhassa, un "accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet" fut signé avec le dalaï-lama. En échange de la reconnaissance de son régime, Pékin s'engageait à ne pas toucher au système social incarné par le dalaï-lama, qui continua donc à diriger le Tibet avec l'accord de Pékin.

Mais, après les émeutes anti-chinoises de 1956, qui s'étendirent en 1957 et 1958, Pékin choisit de se passer du dalaï-lama. Celui-ci prit la fuite, en mars 1959, pour échapper à la prison. L'abolition officielle du servage et de l'esclavage au Tibet ne datent que d'après son départ. Autre mesure visant les féodaux et moines tibétains ayant cessé d'être loyaux, la "collectivisation" des terres fut décidée par Pékin en 1961.

Cependant, en pleine Guerre froide, les États-Unis et leurs alliés entreprirent d'attiser le séparatisme tibétain car il affaiblissait le régime de Mao. Des guérilleros tibétains allèrent même s'entraîner dans un camp de la CIA, au Colorado. Sans grand résultat, semble-t-il.

Affectant d'ignorer son passé à la tête d'une théocratie féodale pratiquant la torture, le servage et même l'esclavagisme, la plupart des dirigeants occidentaux découvrirent alors dans le dalaï-lama une "référence spirituelle", ce qui lui valut entre autres le prix Nobel de la paix en 1989.

Le régime de Pékin, lui, pour conforter son emprise, répliqua par des arrestations, des condamnations d'opposants, l'implantation de nombreux colons au Tibet. Devenus suspects, les moines bouddhistes furent persécutés et, durant la prétendue Révolution culturelle, nombre d'entre eux furent défroqués de force, sinon exécutés. Le régime poursuivait ses propres buts en tentant d'unifier économiquement et politiquement la Chine. Il tendait aussi à pousser le Tibet hors du Moyen Âge, avec des conséquences souvent positives : les conditions d'existence de la population changeaient. L'espérance de vie moyenne, qui était de 36 ans en 1950, passa à plus de 61 ans en 1990. La mortalité infantile chuta, la population fit plus que doubler en nombre. L'enseignement, en tibétain et en chinois, se répandit à la place du bourrage de crâne dans les écoles religieuses.

Cependant, antidémocratique pour l'ensemble de la population chinoise, le régime l'était d'autant plus pour le Tibet qu'il s'imposait de l'extérieur. Le relatif progrès économique et culturel rendait aussi l'oppression d'autant plus insupportable.

Dans d'autres régions de Chine, les flambées de colère de la population ne sont pas rares, suscitées par la corruption, l'exploitation, les vols de l'administration et du patronat. Mais au Tibet, toute contestation sociale et politique revêt aussi la forme d'une contestation nationale, ne serait-ce que parce que la langue et l'origine ethnique de ceux qui tiennent les fusils ne sont pas celles des manifestants. Et les méthodes odieuses, la politique même du régime chinois tendent aussi à masquer aux classes travailleuses tibétaines ce qui sépare leurs intérêts de ceux de leurs anciens maîtres, en les rejetant dans le camp clérico-féodal du dalaï-lama et de son entourage.

Quant aux grandes puissances, nombre de journaux, voire d'officiels gouvernementaux, n'ont pas manqué de protester verbalement contre la répression au Tibet. Des commentateurs, ici ou là, ont à nouveau évoqué un boycott des Jeux Olympiques de Pékin, alors que même le dalaï-lama se prononçait contre ! Mais le maximum, et en tout cas le plus sérieux dans le genre, est venu de Washington, qui a appelé Pékin à "plus de retenue". En langage diplomatique, chacun sait ce que cela veut dire : faites comme chez vous."

Personnellement je fous pas mal des athlètes qui selon beaucoup subiront le boycott des jeux. Pour faire plaisir à quelques personnes, on doit sacrifier un peuple ?
Et si on avait commencé dans l'ordre, jamais la chine aurait dû être choisie pour les jeux !
Bon, finalement, je cotiserai pour l'autre machin au nom ridicule.
Eparpillons les jeux plutôt que d'aller dans ce pays aux méthodes staliniennes.
A moi, ils me foutent la trouille, Hitler, Staline, Polpot, et Hu Jintao.

Boycott? Les premiers perdants seront les sportifs qui s'y préparent depuis des années. Par contre un boycott des produits made in China aurait certainement plus de portée, mais bon, qui est prêt à se lancer dans une telle bataille avec un géant représentant un tel potentiel commercial ?

Le fait de boycotter les Jeux n'aura certainement que très peu de conséquences à court terme dans la mesure où très peu de pays adopteront cette démarche. Toutefois, ne pas se rendre à la cérémonie d'ouverture peut avoir plus d'impact et ceci pour plusieurs raisons.
D'abord, parce que les pays seraient certainement plus enclins à le faire car ils ne sanctionneraient pas leurs athlètes. Ensuite parce que la Chine souhaite faire de cette cérémonie une véritable démonstration de modernité, de puissance,... et le monde lui tournera le dos. Enfin et dans la même logique, cette cérémonie d'ouverture à toujours été chargée de nombreux symboles tels que la fraternité entre les peuples, la paix,... Autrement dit, tout ce qui symbolise les jeux et que ne représente pas du tout la Chine.

J'écoutais une interview de Florian Rousseau, entraineur de l'équipe de France de vélo sur piste et j'ai été choqué par ses propos mais en même temps pas surpris. Il soutenait qu'aucun boycott ne doit être fait car les jeux représentent la fête du sport, l'unité entre les peuples. Ou il n'a rien compris, ou au contraire il a bien compris que son porte monnaie est menacé par quelques tibétains qui devraient s'occuper de leurs yaks.

La seule questions que l'on doit se poser est : est-ce un hasard si un peuple vivant sous l'occupation depuis des années, subissant un véritable génocide éthnique, culturel, religieux,... se réveille à quelques mois d'un des événements les plus importants qui soient ? Je vous le dit, ignorer ces cris revient à appuyer sur la gachette des fusils chinois.

FREE TIBET !

J'ai failli faire un don de 50 € mais j'ai renoncé lorsque j'ai vu que La Réunion ne figure pas dans le menu déroulant. Maurice : Oui. Martinique : oui. Guadeloupe : oui. Triffoulli les Oies et Brie Conte Robert : Oui. Mais La Réunion : Non. J'ai même failli ne pas envoyer la pétition.
Ca m'fout la trouille ces gens qui vous ignorent !

Le choix doit être cornélien pour les athlètes sensibles à la cause tibétaine : y aller ou rester à l'écart? Que penser de l'idée de M. Badinter qui consisterait à faire porter un badge « Vive le Tibet libre » par les athlètes? On peut penser que les dirigeants chinois diraient que c'est une « tenue non règlementaire ». Ce qui est vrai dans l'absolu, mais qui serait hypocritement très utile pour les organisateurs. Néanmoins, aurait-on pu parler autant du Tibet s'il n'y avait pas eu ces JO? N'est-ce pas là, une vitrine dérangeante pour la Chine? Ce sont des millions de projecteurs qui seront braqués sur la réalité chinoise. Comment réagiront les Chinois (surtout les jeunes) lorsqu'ils se rendront davantage compte des anomalies de leur système face aux droits de l’homme ? C'est une prise de risque pour les dirigeants chinois. Alors, boycott ou pas? D'ores et déjà, des célébrités et quelques rares politiques ont opté pour le boycott. L'idée d'une pétition est respectable et défendable. Néanmoins, il faut aussi souhaiter que le Tibet ne tombe pas dans les oubliettes après les JO. Boycotter les jeux n'arrangerait en rien le sort des Tibétains et contribuerait à les isoler encore davantage et encore plus vite. "Prions" pour qu'il n'y ait pas plus de massacres, dans un premier temps. L’appel au boycott restant une épée de Damoclès qui pourrait freiner la brutalité de la répression.

Mouais, j'ai signé, mais comme je l'ai dit ailleurs je ne suis pas certain que ce soit la bonne méthode. La démocratie en Chine demande quelque chose de bien plus profond que de simples pétitions, quel que soit le nombre de signataires.

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