Vous voulez un bilan ? Chiche !
Eve, vous allez m'obliger à faire quelque chose que je n'avais pas prévu. Vous me dites que je ne juge pas René-Paul Victoria sur son bilan? Chiche! On va faire le bilan de sa mandature.
Laissez moi quelques heures ou quelques jours pour mettre de l'ordre dans mes idées et dans mes archives.
Je vous propose d'ores et déjà de m'aider en me proposant des thèmes et des réponses aux premières questions posées.
Pour ma part, je vous propose de le faire en fonction de ce qu'attendent légitimement les Dionysiens. Et en séparant ce qui relève de la gestion quotidienne normale (entretien des routes, CCAS, permis de construire...) qui serait à peu de choses près identique quel que soit le maire en place, et la gestion personnelle. Celle qui est l'aboutissement d'une implication forte du maire et de son équipe, et qui a pour objectif de changer les choses, de résoudre en profondeur les problèmes de la ville.
N'oublions jamais qu'il y a plus de 3.500 employés communaux, auxquels viennent s'ajouter les précaires. Ce qui a porté, aux périodes les plus fastes, le nombre de personnes travaillant directement pour le compte de la mairie à près de 5.000! Sans compter ceux de la CINOR et des entreprises qui réalisent les chantiers commandés par la collectivité! Pour information, une mairie de taille équivalente en métropole effectue le même travail (parfois mieux...) avec à peine un peu plus de la moitié du personnel... On nous explique qu'il s'agit de faire du social (où démarre le social et où finit l'achat de voix?), mais en tout état de cause, tout celà a un coût : impôts locaux excessivement élevés (on va finir par se croire sur la Côte d'Azur...) et déséquilibre du fonctionnement au détriment de l'investissement...
Avec près de 5.000 employés, avouez que nous sommes en droit de demander des comptes. Merci Eve (voir son commentaire sous un autre article...) de m'avoir poussé à le faire.
Je vous propose un embryon de liste de sujets selon moi importants, et qui sont de la compétence spécifique du maire.
Qu'a fait René-Paul Victoria pour...
- créer les conditions de créations d'emplois à St-Denis?
- satisfaire le manque criant de logements sociaux?
- empêcher l'explosion du prix du foncier dans sa ville, qui aboutit à mettre l'achat d'un petit terrain ou un appartement hors de portée des classes moyennes?
- apporter sa pierre à la lutte en faveur de l'environnement?
- rendre sa ville plus propre?
- résoudre les problèmes d'embouteillages à l'entrée de la route du Littoral et en provenance de Ste-Marie?
- résoudre les problèmes d'embouteillage en évitant que les habitants des écarts soient obligés de venir en centre-ville pour passer d'un écart à un autre, engorgeant encore un peu plus le centre-ville?
- créer la voie rapide sur le Barachois qui soit le prolongement naturel de la route du Littoral ?
- résoudre les problèmes de stationnement?
- aider au développement des écarts?
- favoriser le développement de la culture et de l'animation dans les écarts?
- créer les conditions du développement du tourisme sur le territoire de sa commune?
Voilà une toute première liste de sujets qui me viennent comme ça, un dimanche matin, au saut du lit. Il en manque certainement beaucoup. J'aurai certainement l'occasion de la compléter, notamment grâce à vos propositions.
Et, une fois de plus, si j'accorde une place aussi importante à Saint-Denis et à son maire, c'est tout simplement parce que je suis Dionysien, ancien élu de St-Denis, et que j'ai la prétention d'un peu mieux connaître ce qui se passe dans ma ville qu'à St-Louis ou St-Pierre par exemple.
Si des lecteurs du Petit Journal veulent reprendre la liste type que nous aurons établie pour juger l'action d'un maire pour l'appliquer à leur propre commune, je suis tout à fait preneur. On les passera dans un premier temps dans les commentaires, mais si vous êtes vraiment nombreux, on pourra même ouvrir une rubrique spécifique.
Mais nous n'en sommes pas encore là. Pour le moment, aidez moi à ne rien oublier dans la liste des sujets importants sur lesquels il convient de juger l'action de son maire...
bonjour monsieur Dupuy !!!
Désoler pour le retard je ne bénéficie pas du net tous les jours :s !!!
Je vous remercie d'avoir répondu aux questions d'une jeune électrice qui participera pour la première fois aux municipales.
En lisant et votre article et les commentaires je vois que St Denis affiche un bien triste bilan !!!
Mais en ayant questionner mon entourage je me suis aperçu que par rapport a certains de ses prédécesseurs son bilan n'était pas si misérable que ça !!!
bref mes amis et moi même nous nous intéressons beaucoup a la politique et c'est pour cela que je vous sollicite.
il y a un sujet qui me préoccupe beaucoup et ce comme beaucoup de jeunes de mon age : l'emploi ?
durant ses 7 années a t_il eu des améliorations sur ce thème a St Denis ? Si non, pensez vous que les chantiers majeurs du chef lieu contribueront a la création d'emploi ?
Rédigé par: Eve | 12 février 2008 at 21:06
pierrot, je préfère que des commentateurs voire des participants actifs ou passés au sein de conseils municipaux, nous disent comment ils font pour analyser les documents budgétaires qui leurs sont soumis lors de séances au conseil municipal, et comment ils en déterminent une cohérence par rapport à un discours en amont dit de "promesses électorales", et comment surtout ils en déduisent une action au profit du plus grand nombre (parfois en accord avec le dit discours). cela permettra de juger de l'efficacité politique. à mon humble niveau, je pourrais alors apporter ma pierre à la contribution de ceux là. Maintenant, je pourrais aussi faire des propositions vu que c'est dans le champ de mes compétences...De proposer ! tiens, tu n'étais pas toi même conseiller municipal ? comment les actions décidées sont elles prises pour satisfaire telle ou telle exigence de la population ? sur la base de quelles données ? etc..Etc..
Rédigé par: nicolas de louest | 05 février 2008 at 13:09
cher cris974, l'intercommunalité regroupant comme son nom l'indique plusieurs communes donc plusieurs représentant de conseil municipaux, de fait, sa gestion et les orientations qu'elles prennent, ne sont pas soumises au suffrage direct des élections. la cohérence en terme de développement territorial dépasse donc le strict cadre communal et des conseils municipaux qui eux, sont soumis au suffrage direct. c'était le sens de mon propos. comment concilier au sein d'un territoire, les aspirations légitimes des populations des différentes communes composant une intercommunalité, quand on lit ici ou là les querelles de clocher des uns ou des autres..? je persiste donc dans mon propos relatif aux compétences que transfèrent les communes, au profit des intercommunalités, et de l'intérêt du plus grand nombre qui est parfois divergent de l'intérêt d'une minorité.
Rédigé par: nicolas de louest | 05 février 2008 at 13:03
On verra sûrement se multiplier sur ce blog les illustrations de l’inefficacité de l’appareil communal de Saint Denis.
Ville sale, rues et routes dans un état lamentable, inaction dans le domaine de l’investissement, du logement, absence d’animation, quartiers à l’abandon, pas de perspectives de développement etc,…
Un inventaire à la Prévert.
Mais comment, avec l’effectif communal pléthorique dont elle dispose et malgré l’appui de la CINOR, la commune a-t-elle pu en arriver là ?
Je dispose personnellement d’éléments de réponse à cette angoissante question, et je voudrais vous les faire partager.
Le Prince Victoria n’a pas pu mettre à l’écart, placardiser, au fil du temps et suivant son bon plaisir, un nombre si important de ses cadres parmi les plus compétents et efficaces sans conséquences néfastes sur la marche de l’entreprise communale.
Les cadres encore en service actif sont ceux qui ont compris que le seul moyen de survivre, de s’éviter les foudres du Conducator, est d’abandonner toute velléité d’indépendance, et surtout d’éviter à tout prix de faire preuve d’imagination ou de créativité.
Nous avons donc un René Paul entouré de veules courtisans aveuglément soumis aux péremptoires sentences d’un Maître absolu (et notoirement incompétent) qui décide de tout, tranche sur tout, et finalement stérilise complètement l’appareil communal.
Comment voulez qu’un système comme celui là produise autre chose que l’immobilisme déplorable dans lequel nous sommes plongés?
En tous les cas, ce mode de management d’un autre âge nous coûte cher, très cher.
Et la pente sera dure à remonter.
D. Girard
Saint Denis
Rédigé par: D. Girard | 05 février 2008 at 12:20
Qu'à fait RPV pour St Denis ? La question est vite posée et la réponse est aussi rapide RIEN
Il serait beaucoup plus long de dire ce qu'il n'a pas fait pendant 7 ans.
Les routes tout le monde en parle, la ville tout le monde en parle Mais avez-vous vu l'état des logements gérés par la SODIAC (SEM municipale) une honte !!!!!!Comment peut-on laisser "vivre" des ETRES HUMAINS dans des logements sans entretien. Les immeubles sont laissés à l'abandon et ils seront bientôt classé comme insalubres. M. René Paul Victoria vous n'avez même pas exploité et entretenu l'héritage que vous a laissé votre prédécesseur et si par malheur vous deviez repartir pour un tour qu'allez-vous laisser derrière vous?
Victoria = Attila
Rédigé par: cris974 | 05 février 2008 at 05:35
Nicolas de louest
vous devriez savoir que dans les intercommunalités siègent des conseillers municipaux et que la présidence est assurée par la commune (le maire) qui contribue le plus à son fonctionnement. Votre remarque ne tient pas la route.
Salut
Rédigé par: cris974 | 05 février 2008 at 05:18
Gracchus, votre objection est à prendre en compte, elle est loin d'être tordue.
Peut être faudrait-il imaginer une chambre consulaire avec des cloisennements : Culture, sports... et des présidences séparées.
Il me semble quand même nécessaire de sortir du joug politique direct.
Tout cela est à creuser.
Rédigé par: coquesigru | 04 février 2008 at 17:29
L'idée, sur le principe, parait assez séduisante en effet, mais à y regarder de plus près, je ne suis pas sûr qu'elle marche. Si nous observons la chambre verte, la chambre de commerce ou la chambre des métiers, que voit-on ? Des élections et des enjeux politisés, des politiciens sur le retour (Giraud Payet, Magamootoo) ou des marionnettes politiques (Minatchy) aux commandes, des professionnels sous perfusion des aides et des politiques publiques menées dans leur secteur symbolisées par les chambres consulaires...
Veut-on la même chose pour nos associations ? Pas sûr. Pour moi, la liberté d'association est un droit constitutionnel que doit préserver la puissance publique.
Je pense qu'une réforme de la loi de 1901, avec un nouveau volet consacré aux rapports avec les collectivités locales, qui poserait une sorte de "droit opposable" (pour reprendre un terme à la mode) à la subvention dés lors que l'association remplit un certain nombre de critères, avec un classement de ces associations selon des critères immuables (donc clairs pour tout le monde et alors incontestables) pour déterminer qui aura et qui n'aura pas car le budget n'est pas extensible évidemment. Pour contrebalancer ce droit, les collectivités devraient consacrer un pourcentage de leur budget annuel aux subventions aux associations. C'est une idée comme çà, sortie de mon cerveau tordu en délirant sur mon clavier, mais pourquoi pas ?
Rédigé par: Grachus | 04 février 2008 at 14:10
Gracchus, vous ne pensez pas qu'il serait intéressant de se pencher sur une proposition faites par José Lauret candidat aux élections municipales de Saint-Paul : Créer une chambre consulaire destinée à fédérer toutes les associations (sportives, culturelles, de loisirs, etc.) pour leur garantir une véritable indépendance politique et un fonctionnement pérenne.
C'est une suggestion qui pourrait répondre à votre problème.
Rédigé par: coquesigru | 04 février 2008 at 12:22
Dolly,
Je viens de lire avec beaucoup d’attention la description que vous réalisez de votre ville.
C’est une invitation au voyage que vous nous faites à défaut d’un inventaire à la Prévert, et ce n’est pas sans me rappeler le Beyrouth des les années 1992 à 1999.
J’avais plaisir de visiter cette merveilleuse capitale proche orientale tous les mois et parfois plusieurs fois par mois. J’habitais à cette époque en face, sur l’île de Chypre.
Mon quartier de prédilection à Beyrouth, était Achrafieh qui s’étend de Gemayze à Tabaris. Je résidais en ce temps là, rue Sassine à l’hotel Alexis puis plus tard à l’hotel Al Bustan sur les hauteurs de Beit mery.
Il est intéressant de voir que nous partagions les mêmes réflexes. Je faisais à l’époque comme vous, le décompte des épaves de voitures laissées à l’abandon en bas des immeubles, des rues défoncées, des immeubles en ruines, des rats gros comme des chats repus de la bêtise de l’homme, mais ce qui m’interpellait surtout, c’était cette poussière ocre dont on ne savait plus si elle provenait du désert avoisinant ou des ruines de la guerre.
Que voulez vous, 17 ans de guerre fratricide, cela laisse indubitablement des cicatrices dans le paysage.
A la fin nous ne les remarquions même plus; peut être est ce là une certaine forme de pudeur vis-à-vis de la situation.
Je garde cependant un souvenir ému de la population libanaise dont les traditions d’hospitalité, d’accueil et de gentillesse ont marquées à jamais mon esprit.
Cependant au risque de paraître extrêmement distrait, je n’ai pas bien compris à quelle capitale ou ville vous faisiez allusions, ni de quel conflit fratricide ou guerre vous nous rapportiez le témoignage.
Y a-t-il longtemps que le conflit est terminé ? Qu’en est-il de l’effort de reconstruction, de l’aide internationale ? Comment la population vit-elle cette situation ?
Quid des hommes politiques de ce pays, ont-ils pris la mesure de la situation ou sont ils dans un projet d’action de type « Panem et Circenses » ainsi que l’écrivait le poète latin Juvénal ?
Envoyez nous des photos
Cordialement
Phyllie.
Rédigé par: Phillie | 04 février 2008 at 09:23
A condition, YD, de satisfaire toutes les attentes comme vous le dites. Mais quand on sacrifie les intérêts de la majorité pour favoriser les désirs de certains, comment peut-on dire que l'on ne marche pas sur la tête ? Oui au festival de skate ou au tournoi ATP, mais à condition qu'à coté, les structures associatives de masse ne périclitent pas. Comment expliquer à la MJC Chateau Morange, au FC Camélias ou au Foyer de la Source que l'on n'a pas d'argent pour les sauver d'une mort certaine, alors qu'ils ont un rôle fondamental sur le terrain, pour ensuite en donner au club de bicross-skate d'une adjointe, au club de natation du 1er adjoint, etc... ?
Rédigé par: Grachus | 04 février 2008 at 05:39
M. Grachus. Ne vous méprennez pas, je n'essaie pas de faire une comparaison entre telle ou telle action. Je comprends que vous êtes dans cette perspective. Vous souhaitez un débat entre une culture élitiste et une culture de "masse", or je ne suis pas dans cette approche. Je souhaitai simplement souligner que toutes les attentes devraient être satisfaites à partir du moement où c'est une attente d'un citoyen/usager/électeur. En effet, s'il vrai que l'essence de la démocratie justifie que la majorité remporte le contrat électif. Il me semble que le vainqueur des suffrages dans l'exercice de ses fonctions entendre les besoins et attentes de tout un chacun. Bonsoir M. Grachus.
Rédigé par: YD | 03 février 2008 at 20:14
Un scoop qui ne concerne pas saint Denis va-t-il passer?
Figurez que Jean Erpeldinger et Dany Martin seraient sur la liste de Dame Bello, la postulante aux cumuls des mandats pour conquérir la mairie de Saint-Paul.
Jean Erpeldinger a pour fond de commerce : l'écologie. Ca ne paye pas.
Dany Martin, sois disant MoDem, est en rupture de bans avec le Bénard qui a son propre MoDem Ibrahim Patel. MoDem, pour les non-initiés, c'est une vieille technologie de diffusion.
Les deux ont un problème économique majeur, j'ai dit bien économique et non écologique, ce serait leur faire trop d'honneur : les fins de mois.
Alors ils doivent faire fi de toute idéologie, quelques délégations par çi par là et les fins de mois sont assurés, youp là boum.
C'est cela la politique poubelle (verte pour Erperdinger).
Continuez les crabes, on vous a au bout de nos fourches caudines.
Rédigé par: virémoitouça | 03 février 2008 at 18:28
Faisons un bilan rapide de la quotidienneté de Saint-Denis :
- la ville est sale et à l'abandon.
- les herbes envahissent la chaussée dès qu'on sort du centre ville.
- les trottoirs sont défoncés.
- les nids de poule parsèment toutes les rues de la capitale. La seule remontée de la rue du Général de Gaulle constitue une épreuve redoutable pour les amortisseurs. Au mois de décembre dernier une véritable crevasse de plus de 50 centimètres de profondeur traversait la rue Maréchal Leclerc au débouché de la rue des Limites pendant près de 3 semaines. Les milliers d'automobilistes qui sont passés à cet endroit ont été les victimes des carences de VICTORIA en la matière. Les nombreux appels que j'ai personnellement faits à la mairie pour régler ce grave problème sont restés sans effet. Depuis 3 semaines une crevasse aussi profonde barre la rue d'Après et provoque la casse de plusieurs dizaines de voitures. Mais le Maire n'en a rien à foutre, car lui il ne paye pas son garagiste et dispose de plusieurs voitures de fonction.
- les épaves de véhicules jonchent les rues qui sont devenues en certains endroits de véritables casses automobiles. Je me suis amusé à dénombrer leur nombre dans un périmètre restreint compris entre le bas de la rue Maréchal leclerc et le quartier de vauban. Je me suis arrêté à 77 véhicules ou épaves abandonnées depuis plusieurs mois ou années au centre de la plus grande ville d'Outre Mer. Chacun peut faire le même exercice dans son quartier.
A part ça tout va bien madame la marquise. Et le potentat qui habite le Chemin du Piton Trésor à la montagne peut continuer à se glorifier de la réussite de son action à la tête de la commune.
Rédigé par: dolly | 03 février 2008 at 18:22
Cher YD, permettez-moi d’en rajouter une couche à votre endroit. Nous sommes manifestement en désaccord sur l’appréhension de ces deux évènements « jeunes » que vous évoquez, mais également sur le rôle d’un maire.
Vous parlez dudit festival de skate. Pour l’avoir observé à plusieurs reprises, j’ai pu voir un bon millier (allez, peut être deux) de jeunes agglutinés sur les tribunes à encourager leurs champions. Croyez-vous qu’une manifestation qui attire un millier de jeunes soit le reflet d’une prise en compte des attentes de la jeunesse dionysienne (environ 60.000 personnes de moins de 25 ans dans le chef-lieu) ?
Et pour ce qui est de la fameuse pétition lancée par ces collégiennes pour faire venir leur groupe favori, il me semble qu’elle reflète une revendication très consumériste d’une partie de notre jeunesse qui n’a rien à voir avec la politique culturelle et associative que doit projeter un maire dans son mandat.
Un maire n’est pas là pour répondre au besoin immédiat, enfantin, capricieux même, d’un groupe de jeunes. Il est là pour assurer que les infrastructures, les moyens et les possibilités qui s’offrent à eux leur permettent, quelque soit leur origine sociale, de se forger une capacité d’ouverture et un esprit civique indispensable à la pérennité du pacte républicain sur le territoire de sa commune. En somme, une vision de leur avenir pour tous, au lieu d’un -pâle- spectacle en guise de présent pour certains.
Rédigé par: Grachus | 03 février 2008 at 18:17
Re-bonjour à tous. Tout d'abord, Merci M. DUPUY pour votre réactivité. Je conçois que vous en saviez beaucoup plus que moi, et je ne le remettrai pas en cause. Et c'est justement parce que je sais que vous en savez plus que moi, que je crois que vous n'êtes plus objectif. Et c'est d'ailleurs tout à fait logique. Mais il me semble également d'un point de vue totalement pragmatique, que la mise en place d'une action aujourd'hui doit être vue comme du gagnant/gagnant. Oui, il y a des intérêts politiques (voire plus si affinité) mais Oui, cette action est aussi une évolution positive pour la collectivité, ais-je tort de penser ça ?
D'autre part, pour Grachus, je ne suis pas assez au courant de la situation sur Saint-Denis de l'état du tissu associatif pour en porter une analyse. Et je ne remets pas en doute son jugement qui semble empreint d'expérience. Toutefois, je conteste le fait, par exemple, qu'un "festival de skate-board et bicross" soit une erreur parce que ce sont des attentes des citoyens jeunes de la commune. La société évolue et il me semble que le devoir d'un homme politique est de veiller à ce que la collectivité qu'il dirige s'adapte à ses changements sociétaux. Qui aurait pu penser, il y a encore 6 ans (je choisis volontairement le temps électoral) que plusieurs milliers de jeunes signeraient une pétition (via le net) pour la venue d'un groupe rock allemand à La Réunion (phénomène Tokyo Hotel) ? Un maire doit-il ignorer ses mouvances sous prétexte que cela n'est pas dans sa commune une attente de la "masse" comme vous dîtes ? Donc encore une fois, je crois que dans une collectivité aussi importante que Saint-Denis, on ne peut pas satisfaire tout le monde. Encore une fois, je crois qu'effectivement une action publique sert autant l'intérêt individuel de celui qui la met en œuvre, que le besoin collectif de ceux qui en bénéficieront. Encore une fois, il me semble que le parti pris ou le ressentiment fait de bons jugements mais pas de bonnes évaluations. Et je suis fondamentalement d'accord avec l'idée de Nicolas, que des indicateurs auraient plus de pertinences dans l'analyse du bilan d'une mandature. Merci. Codialement,
YD
Rédigé par: YD | 03 février 2008 at 14:58
Soyons sérieux !
Quelle stratégie RPV compte-t-il mettre en
oeuvre pour gagner les Municipales 2008 ?
Cette question lui a été posée pour les législatives. Sa réponse a été la suivante : "aller à la rencontre des Dionysiens lors des visites de terrain… ". Or, je n’ai jamais vu ce Monsieur en déplacement, mouiller sa chemise pour faire une vraie politique de terrain. Maintenant qu’il est député, n’en parlons plus, la cravate ne risque pas de prendre une goutte de transpiration ! Il avait aussi ajouté, lors de sa dernière campagne, qu’il représenterait les dionysiens à l’Assemblée nationale (il a pensé que si cela va sans dire, cela allait encore mieux en le disant et c’était la moindre des choses que d’avancer un tel argument électoral). Que nous dit-il aujourd’hui ? Qu’il va gérer la ville et qu’il faut lui donner une mandature de plus ? A-t-il le don d’ubiquité ? Comment fera-t-il pour être à la fois et tout le temps, à Saint-Denis et à Paris ? Un homme qui exerce plusieurs mandats électifs ne peut pas assumer correctement l’exercice de toutes ses fonctions. Même Gilbert Annette partageait cette idée, lorsqu’il confiait (pour les législatives) que : " sa candidature est une candidature de tous les électeurs qui ne veulent pas confier au député sortant un mandat de plus alors qu’il cumule de nombreuses fonctions déjà ". Petit problème, Gilbert Annette est un mauvais perdant et, cette effronterie, cette hypocrisie qu’il conjugue si bien à tous les temps (et surtout au mode " impératif pédant ") montrent bien la mauvaise foi du candidat. Il dénonce RPV qui "accumule" les mandats, alors que lui-même est candidat aux municipales et aux cantonales. Mais, bon, il n’est pas la seule tête de liste à avoir la grosse tête et à vouloir s’asseoir dans deux gros fauteuils à la fois.
Pour revenir à RPV, Il s’engageait à mettre en œuvre un programme qui répond aux principales préoccupations des citoyens : "à savoir l’emploi, le logement et les minima sociaux". Et ce n’était pas tout, il assurait qu’ à l’Assemblée nationale et auprès du Gouvernement, il allait se battre pour tous les Dionysiens et les Réunionnais".
"Un député de la majorité présidentielle dispose davantage d’écoute et de moyens financiers pour faire avancer les grands dossiers ", disait-il. "Homme d’action" (sic), il promettait de "respecter ses engagements".
Quels grands dossiers ? Dès ce mois-ci, des femmes et des hommes risquent de se retrouver à la rue sans pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille : ce n’est pas un grand dossier, ça ? Où était le Maire et qu’a-t-il fait face à la détresse de ces personnes ? A la fin du mois, j’en connais plus d’un qui n’aura aucun mandat à toucher. Cela fait longtemps, que je ne crois plus aux vaines promesses. Mais, il serait temps que les politiques bougent un peu plus pour être solidaires de leurs administrés, notamment ceux qui se sentent abandonnés ou qui recherchent un emploi et qu’on accuse de se lever tard, alors qu’ils n’arrivent plus à trouver le sommeil. Le show à l’américaine qui en met plein la vue (d’un côté, comme de l’autre) ne doit pas faire oublier qu’il ne faut pas se tromper d’élection. Il s’agit de faire gagner Saint-Denis pour les Dionysiennes et les Dionysiens, en arrêtant de jeter de la poudre aux yeux ou de se complaire dans l’autosatisfaction. Il faut une politique saine, utile et qui ne se contente pas d’agrandir les espaces verts pour ceux qui ne savent pas où dormir. N’importe qui a voix au chapitre pour dire son ras-le-bol de la politique politicienne et son souhait d’une véritable démocratie participative. C’est peut-être une utopie : mais le bon sens, l’humilité et le dévouement pour le bien commun doivent l’emporter sur les clivages où la mauvaise foi et la démagogie règnent en maître. Il nous faut un Maire à 100%, propre, qui pratique l’ouverture, qui brigue un seul mandat, comme Michel Tamaya, et qui sera disponible pour gérer à temps plein une ville aussi importante que Saint-Denis.
Rédigé par: Coeur à gauche | 03 février 2008 at 14:06
Chiche Nicolas, fais nous une proposition...
Rédigé par: Pierrot DUPUY | 03 février 2008 at 13:42
Parmi les points à aborder, tu cites "favoriser le développement de la culture et de l'animation" sur Saint Denis maintenant en général. Mais je crois que cet intitulé ne permet pas de parler de ce qu'a fait (et c'est donc une proposition de ma part) le maire pour favoriser la cohésion sociale sur sa commune, notamment quant à la trame absolument remarquable du tissu associatif qui existait lors de son élection en 2001. Qu'en est-il aujourd'hui ? Désolé pour YD, mais je crois que ce sera encore une pierre dans son jardin.
Depuis son arrivée, les seules associations aidées sérieusement sont les clubs sportifs de ses adjoints (qui exercent des sports qu'on ne peut qualifier "de masse") : on a droit à un festival de skate et bicross, un tournoi ATP de la ville de Saint Denis, on a sauvé de la faillite le NSDR, mais les associations de quartier meurent les unes aprés les autres, les clubs de foot sont au plus bas, la MJC Chateau Morange, le foyer de la Source, aussi... Il est vrai que les associations de quartier sont réputés (à raison?) pour ne pas être de chauds partisans des élus de droite. Certains ont même pu parler de chasse aux sorcières depuis 2001. Le résultat aujourd'hui est là. Un tissu associatif en lambeaux, des quartiers livrés à eux mêmes et une jeunesse déclassée...
Rédigé par: Grachus | 03 février 2008 at 13:08
pour reprendre un truc dans l'air du temps, pourquoi ne pas créer des indicateurs objectifs permettant de juger de l'efficacité social, économique, culturelle des communes et intercommunalités de la Réunion? cela permettra de les comparer les unes aux autres... qui est partant ? Nul besoin de recourir au cabinet Ersnt & Young, comme le fait le gouvernement, certaines ressources intellectuelles réunionnaise n'ont pas à rougir face aux consultants de ce cabinet ....
Rédigé par: nicolas de louest | 03 février 2008 at 12:02
C'est ainsi que je conçois la Démocratie... Moi aussi Pierrot et bravo.
Je rejoins nicolas de louest : il faut étendre cette propostion à TOUTES LES COMMUNES.
Rédigé par: Coquesigru | 03 février 2008 at 09:54
YD, vous avez parfaitement raison. Il faut en effet évoquer le problème de l'animation et de la culture sur l'ensemble du territoire de la ville. Si je m'étais focalisé sur les quartiers, c'est simplement que c'était une des priorités du programme électoral de René-Paul Victoria. Mais vous avez raison...
Quant à mon objectivité, je vous promets qu'elle est entière. Si vous me trouvez parfois "border line" pour reprendre votre expression, c'est sans doute parce que je connais beaucoup plus de choses que vous. Et encore, je ne dis dans ce Petit Journal qu'un centième de ce que je sais, uniquement ce que j'ai pu vérifier à plusieurs sources et surtout, ce qui est publiable. Je dispose de nombre d'informations qui relèvent de la vie privée ou familiale que je ne publie pas, justement parce que j'ai conscience qu'il y a une limite à ne pas dépasser.
Et encore une fois, si je parle beaucoup plus de Saint-Denis, et donc de René-Paul Victoria, c'est parce que je connais particulièrement bien le maire pour avoir siégé à ses côtés au conseil municipal pendant 6 ans, lorsque nous étions dans l'opposition à Michel Tamaya.
J'ai ainsi pu apprécier ses qualités... et ses défauts.
Je regorge d'anecdotes que je pourrais vous raconter. Mais je doute que vous me croyiez et ai peur que vous ne me preniez pour un affabulateur...
Parfois, la réalité dépasse la fiction...
Quant aux analyses que je ferai de son bilan, je prendrai soin de traiter un thème à la fois, de façon à ce que vous puissiez tous faire des commentaires et apporter votre grain de sel.
C'est ainsi que je conçois la Démocratie...
Rédigé par: Pierrot DUPUY | 03 février 2008 at 09:35
Bonjour M. DUPUY et bonjour à tous. Je trouve que c'est vraiment une initiative intéressante de juger le bilan de René-Paul VICTORIA. Je voudrais en revanche m'exprimer sur les premiers thèmes que vous avez d'ores et déjà dégagés. Sans faire une analyse partisane, peu importe mes opinions politiques, mais je souhaiterais vous poser la question ainsi qu'à tous vos lecteurs : trouvez-vous vos propositions objectives ? Ne pensez-vous pas que vos questions sont plus qu'orientées dans un sens négatif ? C'est une bonne proposition d'évoquer "l'animation et la culture dans les écarts" mais pourquoi ne pas poser la question pour Saint-Denis de façon général ? En effet, pour illustration (et c'est celle qui me vient un dimanche matin), le néo-festival "Danse" qui a accueilli le prestigieux Ballet Preljocaj, n'est-ce pas une avancée culturelle pour l'ensemble de la ville ? Attention, je ne prends pas le parti de M. Victoria, j'essaie simplement d'analyser de façon objective le bilan d'un maire. Je défends votre blog de citoyen averti et engagé mais je trouve que vous êtes parfois boarder-line dans vos interventions, peut être du fait d'un ressentiment vis-à-vis d'anciens adversaires politique.
En tout cas, j'espère sincèrement que cette analyse du bilan de Victoria sera juste et pertinente, et que ne seront pas uniquement mis en exergue les points négatifs. Je vous félicite pour votre blog et votre courage. Cordialement,
YD
Rédigé par: YD | 03 février 2008 at 09:20
Victoria ne peut pas résoudre les problèmes parce qu'il ne se les pose pas.
Il n'y pas d'espoir : Sa pensée est aussi claire que son langage.
Boileau disait : "Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément".
Les mots n'arrivent pas aisément chez Victoria.
En général, les mots qui arrivent sont inappropriés, ce qui tend à laisser penser qu'il ne conçoit pas bien et que ses pensées sont inappropriées.
Le problème est que les électeurs n'en ont pas conscience. D'ailleurs, ils n'ont pas conscience qu'il leur faut des politiciens dotés d'une cervelle.
Pour ma part, je ne voterai plus jamais pour un parti à l'échelon local, mais pour une personne. Tant pis si ses idées politiques sont différentes des miennes.
Victoria, ouste ...
Annette, du balai ...
Comment peut-il faire illusion auprès des politiciens de haut vol ?
Il est certainement vu comme un créolophone qui aurait appris le français comme une langue étrangère, ce qui fait qu'on estime qu'il parle bien le français pour une personne dont ce n'est pas la langue maternelle.
Eh non messieurs : Il existe des quantités de gens dans son cas qui sont capables de construire des phrases cohérentes pour la raison qu'ils possèdent davantage de connexions neuronales.
Victoria est comme Toto qui connait l'air des tables de multiplication, mais sans en connaître les paroles. Ne connaissant pas les bonnes paroles, il y met n'importe quels mots.
Rédigé par: MYR | 03 février 2008 at 08:11
ok pour ce petit jeu, mais étendons le à l'ensemble des communes, et ne mélangeons pas les compétences. certaines relèvent des intercommunalités, d'autres du conseil municipal (donc du maire qui en est l'ordonnateur).
Rédigé par: nicolas de louest | 03 février 2008 at 07:50