François fillon effectue depuis hier une visite aux Antilles, avec une première étape en Guadeloupe.
L'occasion pour lui de prôner une refondation du modèle de développement des Antilles françaises afin de les rendre moins dépendantes de la métropole. Et quand il parle des Antilles, nous Réunionnais pouvons entendre les DOM...
Devant des élus de l'île réunis à la préfecture de Basse-Terre, et selon le compte-rendu qui en est fait par Reuters, le chef du gouvernement a plaidé pour "un nouveau modèle de développement, par de nouveaux modes de création de richesse et de valeur ajoutée".
"Il faut qu'on cible les aides sur le développement d'une économie qui soit exportatrice pour la Guadeloupe et la Martinique si nous ne voulons pas que ces départements continuent à être totalement dépendants de la métropole. C'est le modèle de dépendance de la métropole en termes économiques qui a causé les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui", a-t-il expliqué à la presse après son discours dans les jardins de la préfecture.
"Il faut donner aux économies d'outre-mer une capacité de développement plus autonome", a-t-il insisté, ajoutant qu'il ne s'agissait en "aucun cas de renoncer à une logique de solidarité mais de permettre aux entreprises guadeloupéennes non seulement de consolider leur position sur le marché intérieur mais aussi de relever le défi de l'export".
La loi-programme "pour le développement économique et la promotion de l'excellence de l'outre-mer" - qui sera selon lui transmise au Conseil économique et social et aux collectivités concernées en février - sera à cet égard l'occasion d'un "changement de méthode", a-t-il souligné.
Il s'agira de "mieux utiliser les aides publiques en les orientant pus clairement vers les leviers d'un développement économique durable, tout en supprimant les situations de rente", a expliqué le Premier ministre.
Cela dit, et "malgré le contexte financer tendu", elle correspondra à "un effort financier supplémentaire de l'Etat pour l'Outre-Mer", a-t-il assuré.
La loi-programme devrait notamment instaurer la création de zones franches globales et mettre en place des systèmes de défiscalisation pour promouvoir des secteurs comme le tourisme, les énergies renouvelables et l'environnement.
François Fillon a souligné le nécessaire développement de trois secteurs particuliers : le tourisme, la recherche et l'enseignement supérieur.
Objectif affiché: faire des Antilles (et donc des DOM, NDLR) une "terre d'excellence".
Ah, Ah, Ah, LOL, MDR !!!
Voila qu'un gouvernement veut réduire la dépendance et favoriser l'export des DOM !
Mais enfin mon pauvre monsieur Fillon, c'est trop tard ! C'est au lendemain de la départementalisation qu'il fallait y réfléchir ! (le voulait-on ?)
Les DOM sont des fantastiques machines à cash pour les sociétés d'import.
Il faudrait commencer par casser ces sociétés et ne pas se tromper de cible.
Mieux qu'un long discours, voyons l'actualité : On cherche les poux dans la tête des pharmaciens qui ne gagnent RIEN sur les médicaments (c'est sur les cosmétiques, la parapharmacie et le reste qu'il gagnent (bien) leur vie).
Est-on allé chercher à savoir qui se goinfre ici avec le pognon des médicaments ?
Mais mon pauvre monsieur FILLON et madame BACHELOT : vous avez les moyens de le savoir ! Allez voir au niveau des services fiscaux (votre collègue des finances vous l'interdirait -il ?) et voyez si ce ne sont pas les 3 répartiteurs pharmaceutiques en situation l'oligopole qui gagnent ici bien plus de pognon que n'importe quel répartiteur de métropole !
Voulez vous vraiment savoir la vérité ? Non ! Et les politicards locaux encore moins !
Si nous le vouliez, vous auriez pu vous adresser à des spécialistes du PRIVE qui vous expliqueront toutes les astuces.
Payez vous donc des experts comptables qui vous expliqueront par exemple comment les sociétés d'import font pour répartir la masse phénoménale de pognon dans une myriade de petites sociétés qui auront l'air de gagner peu chacune mais qui au bout du compte appartiennent toutes à la même entité.
Essayez donc de produire localement avec le prix du foncier que vous les politicards avez fait flamber de façon totalement artificielle ...
Si vous arrivez à produire malgré les embuches de l'administration, essayez de vendre aux grandes surfaces locales ... Même si c'est moins cher et de meilleure qualité que l'importé : Elles n'en veulent pas !
Si on veut gagner de l'argent dans les DOM : Il faut trouver une "carte" c'est à dire devenir l'importateur exclusif d'une marque. C'est tout. C'est comme ça, et pas autrement.
Il y a bien sûr des exceptions, mais ces exceptions sont des exceptions parce qu'elles bénéficient de circonstances et environnements exceptionnels jusqu'au moment où un importateur trouvera le moyen de les casser.
Et l'octroi de mer sur les intrants ? Refléchissez pas seulement "chiffres", réfléchissez "emmerdements" . Mettez vous à la place d'un chef d'entreprise qui a besoin de savoir combien va lui couter un intrant ! Certains préfèreraient le savoir immédiatement pendant un coup de fil à un fournisseur (même en rajoutant une TVA à 19,6) plutôt que d'avoir à subir cette gymnastique de trouver les règlements des ronds de cuir de la douane ou d'autre chose.
Rédigé par: MYR | 06 janvier 2008 à 09:30
Il serait aussi intéressant de savoir ce que fera *CONCRÈTEMENT* le gouvernement, pour faciliter *RÉELLEMENT* l'export de produits Réunionnais vers l'Europe.
Par exemple, quand est-ce que AF ne sera plus 2 fois plus cher au niveau du frêt au départ de la Réunion que les autres compagnies au départ de Maurice (puisque là-bas, il n'y a pas de monopole évidemment).
Comme toujours, on nous enfume avec de beaux discours qui ne sont jamais concrétisés.
C'est encore plus décevant de la part d'une équipe gouvernementale qui se la joue "changement et modernisation"!
Rédigé par: ElGeko | 05 janvier 2008 à 10:49
Les discours sont magnifiques mais la traduction concrète et efficace dans la réalité ?
Un exemple : il y a 450 millions de touristes potentiels en Europe pour notre île exceptionnelle !!!
et nous allons ouvrir une ligne aérienne Paris-Réunion-Nouméa-Sydney pour faire concurrence à Air France sans doute !! ??
Tant que la mégalomanie et l'argent facile à gagner sur le dos des moutons réunionnais et mahorais , tant que le recours à "donn à nou" systématique vers la France et l' Europe seront au pouvoir, il y a peu d'espoir que nous soyons moins dépendant et que nous nous lançions dans un véritable développement exogène tourné vers l'export et le tourisme. L'affairisme avec l'argent public est un sport aussi développé à la Réunion qu'en Sicile ou en Sardaigne ou à Naples !!!
Rédigé par: FRANCO | 04 janvier 2008 à 20:02