Rien que pour la journée d'hier, deux bateaux et une maison occupés par des squatters sont partis en fumée.
La presse ne retient que les incendies, et peut être le fait qu'une partie de notre patrimoine parte en fumée à chaque fois qu'une case créole squattée brûle. Mais personne ne s'interroge sur le fait que des centaines de personnes privées de toit soient obligées de dormir dans des maisons abandonnées.
Il revient normalement aux communes de mettre en place des structures pour accueillir ces SDF. Dans les faits, cette corvée est déléguée à des associations manquant cruellement de moyens et de subventions.
Dans le cas de l'incendie de la rue Jacob d'hier soir qui a fait deux brûlés graves, on est passé près d'un drame beaucoup plus grave encore. Selon les témoins, plus d'une dizaine de personnes avaient l'habitude de dormir dans cette vieille case créole délabrée. Squatteurs qui vivaient la journée dans le square d'en face, et qui vivotaient grâce à de la nourriture obligeamment fournie par les voisins.
Hier soir, complètement saoûls, ils n'étaient que trois à dormir sur de vieux matelas. Tellement saoûls qu'ils ne se sont même pas rendus compte du début d'incendie et que deux ont été grièvement brûlés.
Par ailleurs, deux autres vieilles cases se trouvant à proximité sont également squattées. Et les pompiers, hier soir, étaient rassurés qu'il n'y ait pas eu de vent, car on aurait alors pu craindre le pire pour les maisons voisines.
Tous ces quatteurs imbibés d'alcool vivant de mendicité ne choquent donc plus personne? A partir de quel seuil notre compassion va t'elle se réveiller?
Certains de nos élus -je ne vise personne- vont ostensiblement à la messe tous les dimanche en famille. Et sont dans le même temps capables de passer devant de tels drames humains sans réagir !
Non, Lahope, quand je parle de compassion, c'est simplement de construire une structure et d'y mettre les moyens humains pour accueillir le soir ces hommes et ces femmes qui dorment dans la rue, avec tous les risques que celà comporte.
Ce qui permettrait au passage de renouer des liens de confiance avec eux, afin d'essayer d'une part de les réinsérer dans la société, et d'autre part de les sortir de l'alccol.
Voilà ce qui serait une compassion bien comprise...
Rédigé par: Pierrot DUPUY | 10 septembre 2007 à 10:26
Mais non voyons lahope : la compassion consisterait à ce qu'ils n'aient plus à le payer, le rhum.
Rédigé par: Garou | 10 septembre 2007 à 08:32
La compassion a laquelle tu fais allusion Pierrot consiste t'elle a leur fournir de quoi se payer quelques bouteilles de rhum de plus ?
Rédigé par: lahope | 09 septembre 2007 à 20:32