Air France, Corsair et Air Austral assassins de notre tourisme
Les compagnies aériennes se foutent de notre gueule.
Trois compagnies principales desservent Gillot : Air France, Air Austral et Corsair. Nous allons les examiner toutes les trois.
1) A tout seigneur, tout honneur : Air France. L'ancienne compagnie nationale a décidé d'appliquer "une surcharge carburant" de 10 euros pour un aller-retour sur ses vols long-courriers, et donc sur la Réunion.
La raison? La hausse, nous dit-on, du prix du kérosène.
Problème : si le kérosène a effectivement augmenté, cette hausse a en partie été compensée par la baisse record du dollar. Rappellons qu'Air France est une compagnie européenne. Comme les factures de kérosène sont payées en euros, cela entraîne automatiquement une baisse de la facture réellement payée. C'est ce qu'on appelle l'effet de change.
Air France nous parle de la hausse du prix du fuel. Pourquoi ne nous parle t'elle pas de la baisse du dollar?
2) Air Austral. Tous les Réunionnais se plaignent du coût d'un billet d'avion entre La Réunion et Maurice. Jusqu'à il y a peu, on nous expliquait doctement que l'on n'y pouvait rien puisque que c'était une volonté du gouvernement mauricien qui voulait ainsi éviter une invasion de touristes métropolitains "savates deux doigts".
Faux! Lors de négociations en vue du renouvellement d'accords commerciaux entre Air Mauritius et Air Austral, la compagnie mauricienne a souhaité pouvoir moduler ses tarifs (ils sont identiques quelle que soit la période l'année. Bizarre puisqu'on refuse ce principe pour les vols sur la Métropole avec les périodes vertes, oranges et rouges...), et notamment les baisser à certaines périodes de l'année. Refus catégorique d'Air Austral. Et coup de colère d'Air Mauritius qui a donc décidé de rompre ses accords avec la compagnie réunionnaise. Résultat : alors que quand vous achetiez un billet d'une ces deux compagnies, vous pouviez librement voyager sur l'autre, ce n'est plus possible aujourd'hui.
Mais voila Gérard Ethève (le PDG d'Air Austral), Paul Vergès et Nassimah Dindar (les principaux actionnaires d'Air Austral) pris les doigts dans le pot de confiture : si les tarifs sont excessivement élevés entre la Réunion et Maurice, ce sont eux les responsables. Et non pas les Mauriciens!
3) Corsair. La compagnie aux avions bleus vient d'instaurer un aller-retour Paris-Ile Maurice à 332 euros, avec les mêmes avions qui desservent la Réunion et pour une distance de parcours identique.
Par curiosité, je suis allé faire un tour sur le site de Corsair, et j'ai cherché un billet entre la Réunion et Paris. A la suite d'une recherche sur leur moteur pour un départ le 15, le 16 ou le 17 mai prochain, j'ai déniché un vol Air Austral à 833,15€ le 15, un Air France à 864,15€ le même jour, un Corsair à 1053,15€ le 16 mai, un Air Austral à 1405,46€ le 15 mai et record absolu : un Corsair à 1613,15€ le 16 mai !!!
Alors que, je vous le rappelle, le même aller-retour ne vaut que 332€ sur Maurice...
Et vous allez me dire que nos compagnies aériennes ne sont pas complices de l'assassinat de l'économie touristique à la Réunion? J'emploie volontairement le mot assassinat, qui correspond à un meurtre prémédité...
Quand je pense qu'après la crise du chikungunya, toutes ces mêmes compagnies aériennes, relayées par la présidente du CTR ligotée par son appartenance à la majorité du président Vergès à la Région, nous avaient affirmé qu'une baisse du prix des billets n'était absolument pas un moyen de relancer la destination Réunion...
Ben voyons !
Et, que je sache, aucune entreprise ne peut vendre à perte. On peut donc supposer que Corsair gagne encore de l'argent sur un aller-retour sur Maurice à 332€. Vous imaginez les bénéfices qu'ils réalisent sur le dos des Réunionnais ???
Tout est une question de pouvoir d'achat et personne ne dit que les salaires des fonctionnaires et assimilés concourrent à la cherté du coût de la vie. C'est pourtant simple et cela concerne les loyers, l'alimentation et les tranports entre autres. Les syndicats de fonctionnaires ne voient pas que par leur immobilisme ils cautionnent des avantages acquis qui ne profitent qu'à la grande distribution qu'ils disent pourtant pourfendre...
Rédigé par: michel | 07 mai 2007 at 09:24
Toujours selon le même "AirAustralien" :
L'accord Réuniono-Mauricien a capoté pour un problème comptable, une facturation défavorable à AA et trop favorable à AM :
Le passager de telle cie qui voyage sur une cie concurrente ne le sait pas : Son billet est facturé à la cie chez qui il a acheté son billet au prix pratiqué par la cie chez qui le voyageur est parti.
Air Mauritius aurait voulu que la facturation les billets des ses clients qui ont voyagé sur AA se fasse désormais selon les tarifs de Air Mauritius.
Là aussi, je ne sais pas si j'ai bien compris ce qu'on m'a dit, et si je me suis bien fait comprendre.
Prenons un exemple :
Admettons que une étape est vendue 100 E chez AM et 200 E chez AA (différence s'expliquant par les coûts d'exploitation moins élevés à Maurice, par exemple salaires et impôts moins élevés)
Le mauricien qui a acheté 100 E à AM et qui voyage sur AA voit son billet facturé 200 E par AA à AM (pour être en harmonie avec ses coûts plus élevés). Or AM ne veut payer désormais que 100 E à AA.
Du coup AA a peur que AM lui refile trop de voyageurs. AA finirait par vendre à perte. Elle ne peut vendre en dessous de ses coûts de revient.
Cela dit, ni moi ni "l'AirAustralien" sommes spécialisés dans la comptabilité des cies Aériennes. Il a une tout autre spécialité dans cette boite, et moi aussi.
Rédigé par: MYR | 06 mai 2007 at 16:35
Sans prendre parti :
Un "AirAustralien" me dit que :
Ce prix de 332 E est en dessous du coût de revient, et il n'en aura pas beaucoup à la vente.
Pour voir si il y a dumping, on fait la somme du coût de l'ensemble des sièges (on raisonne donc sur l'avion au complet). Comme on vend d'autres sièges plus chers : la moyenne reste au dessus du coût de revient. En mettant en vente les autres sièges trop cher pour être vendus et éventuellement en n'en vendant pas suffisamment à tous les coups, on passe à travers cette loi qui veut qu'on ne peut pas vendre à perte : C'est le calcul théorique qui compte, c'est à dire la prévision du prix moyen de chaque siège. Le résultat réel de chaque vol n'est pas pris en compte car on peut dire "qu'on s'est loupé ponctuellement" car il n'y a pas eu suffisamment de ventes de sièges chers.
(Je ne sais pas si j'ai été clair ...)
Rédigé par: MYR | 06 mai 2007 at 15:55
Plusieurs fois Echanges sans frontière, a appelé, sans succès, au boycott de cette ligne pendant les vacances scolaires pour forcer la main aux compagnies aériennes. " Tu comprends, je partage vos opinions mais pour moi c'est difficile j'ai promis aux enfants ( à la femme, à la belle mère ) de les emmener la-bas pour les vacances", et comme tout le monde a de bonnes raisons pour ne pas boycotter, le problème reste entier. Les Réunionnais n'ont pas encore pris conscience du poids de ce moyen de pression sans violence, sans manifestat iion de rue, pour faire évoluer les choses.
Il y a quelques années, la compagnie schell avait décidé de fermer une de ses plate-formes pétrolières en mer du nord qui était épuisée. Plutôt que dépenser plusieurs millions pour la démonter, la compagnie avait envisagé de laisser les tempêtes s'en charger. Les associations de consommateurs et écologiques allemandes et hollandaises pour empêcher cette pollution, lancèrent le mot d'ordre de boycotter Schell et de ne plus acheter l'essence et le gas oil de cette compagnie... Et schell dépensa les millions nécessaires au démontage de la plate-forme. Sans violence, sans heurts avec la police, sans réunions de commission ad-hoc se terminant tard la nuit, ces associations avaient obtenu le démontage de la plate-forme.
Rédigé par: GERARD G. | 06 mai 2007 at 09:40
Enfin, le débat semble intéressant, il n’y a pas trente six solutions! Si nous voulons nous faire respecter il faut aussi que nous soyons responsables : le boycotte de la liaison Réunion Maurice me semble la seule démarche citoyen. Mais oserons nous penser intérêt collectif ou bien continuerons-nous à développer notre individualisme. Le problème il est là. Nous avons démontré plusieurs fois notre peu d'intérêt pour notre voisin. Le Réunionnais, en bon français, est un individualiste notoire. Tant pis pour nous. LE BOYCOTE IL FAUDRA BIEN Y ARRIVER.
Rédigé par: rottleuthner | 06 mai 2007 at 05:12
Ce prix de 332 € Paris : Maurice AR,proposé par Corsair ne fait que confirmer ce que Echanges sans frontières et Coll'Air ne cessent de répéter depuis des années, que la Réunion à la clientèle captive, n'est que la vache à lait des compagnies aériennes qui la désservent, qu'il ny a pas de concurence et que la Région qui a la compétence "Continuité territoriale s'en fout " pas là ek ça" . Rappelons qu'en 1979, la ligne de la Réunion qui représentait 6% de l'activité globale d'Air France rapportait 25% des bénéfices de la dite compagnie qui tous les ans affichait un déficit de cette ligne grâce à des artifices comptables.
Quand Coll'Air réclame un prix plafond, les élus prétendent ne pas comprendre à quoi correspond ce prix plafond pourtant c'est très simple : que la Région exige comme prix plafond, le prix proposé par ces compagnies sur Maurice. Les aides modulées, 30%, 50% etc... s'appliqueraient sur ce prix plafond ( 332 € ) et seraient accordées à tous les jeunes pour les stages en entreprises, les étudiants, la formation professionnelle etc.. sans critère de ressources des parents. L'argent de la Continuité territoriale permettrait ainsi de faire voyager plusieurs dizaines de milliers de Jeunes tous les ans.
Rédigé par: GERARD G. | 05 mai 2007 at 20:37
J'en ai assez d'être berné par nos magouilleurs et magouilleuses de la Politique locale.La Politique !LEUR POLITIQUE, pour LEURS INTERETS PERSONNELS et surtout celui de leur pouvoir d'amasser le plus d'argent possible.Comment peut-on avoir le culot d'être actionnaire dans la compagnie Air Austral ,financée avec notre argent publique ,se faire élire par le peuple et ensuite s'en mettre plein les poches sans aucun souci de développement d'une vraie politique de continuité territoriale pour tous les Réunionnais .La honte pour ces gagne-petits!!!Ils ont en plus refusé la modulation des prix des billets vers Maurice pour ne pas perdre leurs avantages ,le créole la dedans ,zot lé pas là ek ça,débrouille à lu ,lu lé c.... .Jusqu'à quand bandna y ça mange salade su nout dos?
Rédigé par: keker | 05 mai 2007 at 20:24
C'que t'as pas compris, c'est que ce sont précisément nos 1500 euros de billets qui paient les places à 300 pour les mauriciens... Faut comprendre un peu ! Nous sommes tellement privilégiés dans la zone,il faut bien qu'on participe solidairement à l'essor économique des pauvres pays de la zone ! Ah, c'est bizarre mais je me sens pas mieux quand je me dis çà...
Rédigé par: Grachus | 05 mai 2007 at 15:37
Je n’aime pas défendre air-austral (patron mégalo, dépenses anarchiques, cadres pantins etc.) mais force est de constater que le salaire moyen d'un PNC, d'un Manut ou d'un pilote est très différent entre Maurice et la Réunion! pour votre information le salaire moyen à Maurice est de 200€ (je vois large) à confronter avec le smic à la Réunion.
Dans l'aviation civile, nous sommes Obligés d'avoir des tronçons "qui rapportent", toutes les compagnies le font, histoire de gagner un peu d'argent.
Rédigé par: toto | 05 mai 2007 at 15:18
Ma fille qui a raté son avion le 1er mai en métropole, cherche un aller simple pas cher, le moins 540 euros sur Corsair, pour indication A/R 560 euros, ça passe à plus 600 sur Austral et à plus de 800 euros sur Air France. Elle va faire les enchères sur le net pour avoir un prix raisonnable.
Dommage que tout le monde ne puisse avoir les avantages des élus et que les mails cumulés ne puissent nous profiter.
Rédigé par: coolcool | 05 mai 2007 at 12:11
J'ai oublié de saluer les politiques mauriciens qui eux se battent VRAIMENT pour que leur tourisme, et donc l'emploi et les revenus pour leur population se développent en faisant venir Corsair et en veillant à ce qu'elle pratique LES JUSTES PRIX ECONOMIQUES INDUISANT UN ATTRAIT POUR LE DESTINATION MAURICE et OCEAN INDIEN face à la concurrence de l' Asie ou des Antilles. Que l'on ne nous dise pas que c'est parce qu'ils sont indépendants : c'est parce qu'ils en ont la volonté politique et parce qu'ils oeuvrent EUX dans l'intérêt de leurs concitoyens (et leur île) alors que les nôtres oeuvrent pour leurs intérêts personnels et familiaux et celui de leurs clans politiciens locaux ( même plus national pour l' UMP au grand dam de Borloo, le missi-dominici de Sarkozy qui est pourtant venu 3 fois en 1 an apporter son soutien à ses troupes! Merci la reconnaissance).
Rédigé par: FRANCO | 05 mai 2007 at 09:27
Merci cher Pierrot de confirmer et de valider le combat de COLL'AIR contre les compagnies et leurs dirigeants qui chaque jour desservent les Réunionnais (et je te le rappelle les Mahorais, Français à part entière mais encore plus entièrement à part que les Réunionnais). Le plus affreux, c'est que si les intérêts d' Air France, devenue compagnie privée à l'échelle planétaire, et les objectifs et préoccupations de ses dirigeants ne sont pas le développement durable de la Réunion, de son tourisme et de ses habitants, si les intérêts de Corsair, groupe français racheté par un très gros groupe allemand, TUI,les objectifs et préoccupations de ses dirigeants ne sont pas le développement durable de la Réunion, de son tourisme et de ses habitants, il devait et il devrait en aller tout autrement d' Air Austral qui a été financée par l'argent public des Réunionnais, qui devait selon la volonté de son initiateur, le regretté Pierre Lagourgue, être l'outil du développement durable de la Réunion, l'outil de l'implication de la Réunion (et de Mayotte) au sein de sa zone indoanocéanique, l'outil de la continuité territoriale, l'outil de l'intégration toujours plus grande et plus conforme à la Constitution Française de la Réunion dans la France et l' Europe, l'outil des déplacements vers toutes les destinations des Réunionnais comme il en va des Mauriciens.
Or qu'en est-il sur les initiatives autoritaires et la politique de Gérard Ethève et de Paul Vergès : tout le contraire ! Les Réunionnais (et les Mahorais) sont soumis aux rentes de situation des compganies dont les "chefs d'orchestre" sont tout simplement Air Austral et ses dirigeants parmi lesquels il ne faut oublier ni Nassimah Dine-dare, présidente de la SEMATRA qui refile massivement l'argent public aux copains d' Air Austral, ni Ibrahim Dine-dare, administrateur et actionnaire d' Air Austral aux côtés de l'actionnaire et président Paul Vergès!!!
Nous sommes bien loin de la défense des intérêts des Réunionnais modestes contre les rentes de situation et les abus scandaleux qu'elles induisent, et ce dans l'indifférence la plus totale de tous les élus qui, je vous le rappelle ne paient pas, EUX, leurs billets de leurs deniers personnels, ni leurs familles grâce aux miles gratuits accumulés. Dans le même temps, "on" nous parle, Oh ironie, de l'observatoire de prix, ce vieux monstre du Lochness réunionnais !!!! Sommes nous donc perçus à la réunion comme si débiles ?
Rédigé par: FRANCO | 05 mai 2007 at 09:17