Je m'étais bien moqué l'autre jour de Ségolène Royal, qui avait laché une ânerie à l'antenne.
Je vais donc rééquilibrer le débat en vous offrant aujourd'hui le lien (http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/04/exclusif-la-bonne-blague-de-rachida-dati/) d'une vidéo d'un débat entre Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, et Bruno Juliard, le leader de l'UNEF, un syndicat étudiant.
Ce qui est marrant, c'est pas le fait que Rachida Dati se moque de son candidat, ça on peut le comprendre. Moi, là où j'ai ri, c'est quand elle découvre qu'elle est filmée...
Le commentaire suivant n'est pas de moi, mais je l'ai récupéré sur le blog http://sarkostique.over-blog.com/ . Je me sens obligé de le publier :
" Il est Sarko moins le quart avant la catastrophe !
L'amiante et les morts qu'elle semait, nous savions depuis plusieurs décennies. Les morts sont partis, les vivants ont continué leurs conneries
Le plomb contenu dans l'essence, reconnu comme toxique dès sa mise en circulation à échelle mondiale dans les années 1920. Nous savions, la planète a été intoxiquée pour des millénaires. Nous avons continué le massacre écologique.
Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, nous savons tous (ou presque) qu'il n'est pas seulement un mauvais candidat, c'est aussi un mauvais ministre et surtout un projet dangereux pour notre république. Ferons nous comme pour le plomb et l'amiante ?".
Avis aux amateurs.
Rédigé par: dpayet | 26 avril 2007 à 18:54
Voilà les résultats d'une étude très intéressante à l'approche des présidentielles.
Et si les candidats à la présidentielle étaient des marques ?
13/04/2007
Branding et Design Landor Associates et Research International ont réalisé une étude sur l'hypothèse que les critères qui orientent les choix des consommateurs face aux marques influencent les électeurs face aux candidats. Résultats.
Selon Luc Speisser, directeur de la stratégie et de l'innovation de Landor, « associer les quatre candidats à ce jour en tête des sondages, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen à des marques et à des produits de grande consommation bien connus du grand public révèle comment chaque candidat est perçu parmi des groupes clés d'électeurs et permet d'imaginer des stratégies de marque susceptibles d'aider ceux-ci à se renforcer ».
« Cette étude était particulièrement intéressante à réaliser car depuis quelques années, et c'est davantage le cas ici en 2007, les partis politiques assument pleinement et sans complexe la professionnalisation de leurs stratégies marketing et communication, en s'entourant de cabinets de consulting, et l'on retrouve également chez les électeurs cette démythification de la chose politique » ajoute Marc Papanicola, Managing Director de Research International France, dans un communiqué .
Nicolas Sarkozy, la marque leader
Nicolas Sarkozy est le candidat pour lequel les associations marques-candidats sont les plus cohérentes et transcendent toutes les catégories (âge/sexe/préférence politique). Il est associé à des marques leaders (TF1, Coca-Cola, Auchan, Carte Noire), des marques gages de puissance, de crédibilité, de dynamisme, voire d'innovation mais pouvant parfois susciter un certain sentiment de défiance ; ainsi qu'à des marques premium (Peugeot 607, Relais&Châteaux, Chanel), des marques statutaires qui incarnent le prestige à la française. Lorsque l'on considère l'échantillon de ses partisans, Nicolas Sarkozy regagne en accessibilité, puisque Perrier remplace Coca-Cola, Décathlon devance Chanel et Ushuaïa supplante Roger&Gallet. Enfin, sur le total de l'échantillon, comme sur les « sans étiquette », Nicolas Sarkozy est le candidat qui est, de loin, perçu comme “leader” suivi par deux autres dimensions fortes : “énergique” et “charismatique”.
Nicolas Sarkozy apparaît clairement comme une marque leader, son leadership est incontesté, bien ancré et solide. Il est associé à des marques qui incarnent un certain type de leadership fondé sur la puissance, qui s'assume pleinement, à l'image de TF1 et Coca-Cola par exemple. Cependant, ce sont des marques qui incarnent le système capitaliste, cristallisent ses succès comme ses limites. C'est ce qui fait leur force mais aussi leur faiblesse : à la fois emblèmes mais aussi cibles potentielles des critiques. L'impératif pour une marque leader : préserver sa force de marque c'est-à-dire sa différence et sa pertinence.
Ségolène Royal, une marque à l'image des femmes d'aujourd'hui.
La disparité des marques auxquelles Ségolène Royal est associée reflète la pluralité de la vie d'une femme urbaine contemporaine : la femme mère de famille (Renault Clio, Citroën Picasso, Evian), la femme active, indépendante, qui a besoin qu'on lui simplifie la vie (Monoprix) et la femme qui s'affirme telle qu'elle est (Dove, Monoprix, Psychologies Magazine). Si ces marques ont en commun un ancrage fort dans le quotidien, Ségolène Royal est également associée à des marques très premium (Chanel, Relais&Châteaux), dont le caractère est plus distant, plus exclusif, plus sophistiqué. Les qualificatifs massivement associés à Ségolène Royal sont “charmant” et “compatissant”, “charmant” étant nettement plus appuyé par les hommes.
Ségolène Royal se positionne comme une marque premium, avec une forte dimension féminine et classique. Ségolène Royal correspond ainsi à une marque en affinité avec un public, une cible : les femmes actives et urbaines d'aujourd'hui. De plus, la dimension premium de certaines marques auxquelles la candidate est également associée limite la perception de proximité, de simplicité et
sa portée universelle. L'opportunité en termes de branding est que la marque Royal a une identité forte et unique, très différente. La menace néanmoins est que son identité est fragilisée dans sa capacité à rassembler (Pertinence de Marque) car associée à un public qui peut se révéler restreint.
François Bayrou, une marque challenger
Comparativement à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, François Bayrou est associé à des marques davantage ancrées dans notre culture locale (Gîtes de France, Le Petit Marseillais, Intermarché). Ces marques portent les caractères de la France des régions, entre terroir et tradition. Elles sont des marques challengers, dont la force est leur différence, qu'elles assument et revendiquent. Ces marques sont également porteuses d'un vrai capital de sympathie. Elles sont synonymes de simplicité, proximité et authenticité et ont un contenu émotionnel riche.
François Bayrou est également perçu comme le candidat le plus accessible, le plus “optimiste“ et “rassembleur“ (légèrement moins que Nicolas Sarkozy mais davantage que Ségolène Royal). François Bayrou ressort comme une marque challenger, ancrée dans la territorialité française. Il partage les défis des marques challengers : comment gagner en puissance et en stature pour devenir une marque leader, sans perdre en émotion, en différence, et sans entamer la sympathie
naturelle qu'attirent les challengers ?
Jean-Marie Le Pen, la marque des paradoxes
L'étude ImagePower-Présidentielles 2007 révèle que deux marques sont souvent associées à Jean-Marie Le Pen, non une seule, et que ces deux marques sont très différentes en termes d'image. Jean-Marie Le Pen est autant associé à Relais&Châteaux qu'à Formule 1, à Voici qu'à L'Express, au Petit Marseillais qu'à Roger&Gallet, à Carte Noire qu'à Ricoré. Chez ses partisans, le profil est légèrement plus homogène, mais on retrouve une ambivalence de résultats qui fait associer le candidat à quasi égalité avec Paris Première et TF1. Jean-Marie Le Pen est la marque des ambiguïtés et des paradoxes. Elle cristallise des passions, ce qui la rend
difficilement interprétable On peut cependant dire que sa force est de recruter et capter des profils de publics très différents. La menace de ces marques ambivalentes est leur gestion, rendue difficile de par leur caractère
paradoxal.
Méthodologie
L'étude ImagePower-Présidentielles 2007 est une étude réalisée conjointement par l'agence de Branding et Design Landor Associates et la société d'études Research International. Elle a été réalisée en ligne du 22 au 27 mars 2007 auprès d'un échantillon national représentatif de la population Française âgée de 18 à 64 ans. Les interviewés devaient être inscrits sur les listes électorales et avoir l'intention de voter aux élections Présidentielles 2007. Ce questionnaire associait des candidats, les qualificatifs qui pouvaient les caractériser ainsi que des marques pour 9 catégories de
produits.
Les auteurs de l'étude ont demandé aux sondés d'associer chaque candidat à une marque, à choisir parmi 6 marques, et ce pour 9 catégories de produits. Les 6 marques ont été choisies de manière à constituer une gamme qui positionne le choix selon 3 dimensions : le prix, la qualité et l'originalité et le caractère. Toutes les marques choisies sont connues de la majorité des personnes interrogées.
Selon Landor, la construction d'une marque repose sur 4 piliers : la différenciation et la pertinence qui sont les éléments constitutifs de la force de marque (Brand Strength) et l'estime et la connaissance qui forment ensemble la stature de marque (Brand Stature).
Rédigé par: Siana | 13 avril 2007 à 19:21
Rachida Dati est porte parole du candidat UMP, Sarkozy. C'est un poste à responsabilité au sein de ce parti, j'imagine.
Blague de trés mauvais goût, malsain même, c'est clair.
Les banlieues où elle recrute pour sa chapelle vont apprécier... (Sujet " Envoyé Spécial" de la rédaction de France 2).
De plus, elle rencontre le responsable d'un syndicat étudiant, en compagnie d'un journaliste et d'une équipe de tournage !!!
J'espère qu'elle n'est pas sous contrat CNE ! ! !
Rédigé par: Cimendef | 07 avril 2007 à 21:05
Je ne suis partisan d'aucune des chapelles en course. Mais je trouve que c'est vraiment chercher des poux que de reprocher à cette Rachida une plaisanterie du second degré dans une ambiance manifestement "potache", comme en témoigne aussi le "de quoi je me mêle ?" lancé sur un ton faussement sévère. Comme quoi, faut jamais dépasser le premier degré, sinon ça passe mal ... surtout dans les campagnes ;o) (ah que j'adore les finesses que permettent le français !:o))
Rédigé par: Garou | 07 avril 2007 à 16:24
Penser qu'on ne doit pas parler à des journalistes comme à des copains, c'est méconnaître le caractère profondément intime des relations entre journalistes et politiques, qui ont souvent fait les mêmes écoles, vont aux mêmes cocktails, ont les mêmes loisirs, les mêmes préoccupations et parfois se marient ensemble. A gauche comme à droite, au centre comme aux extrêmes, le tutoiement est souvent de rigueur entre eux.
Grachus, il y a aussi eu un article d'une page sur cette question dans marianne. Autre info du même style, tirée du point de la semaine dernière: un généticien français travaillant dans un grand musée affirme avoir été interrogé 4 heures par des fonctionnaires du ministère de l'intérieur (donc logiquement avant la passation de pouvoir) pour savoir s'il était possible de déterminer si un individu est d'origine maghrébine ou non à partir de son ADN. Sous entendu: peut on savoir, lors d'une enquête pour meurtre ou pour viol, si le criminel est maghrébin à partir des indices recueillis sur place, nonobstant le fait qu'il pourrait par exemple être un immigré de troisième génération? Sympathique non?
Rédigé par: Pierre | 07 avril 2007 à 13:35
Il y a deux choses à remarquer : Sa sottise (peut-on parler à des journalistes dans un cadre professionnel ou politique comme à des copains ?); son hypocrisie (si elle n'est pas d'accord avec la Kärchérisation de son patron, elle n'a qu'à proposer ses services à quelqu'un d'autre).
Rédigé par: MYR | 07 avril 2007 à 09:25
Il y a plus grave que la bourde, çà peut arriver à tout le monde, de Rachida Dati.
Qui, d'aprés vous, a dit : "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
D'aprés vous ? Et bien c'est Nicolas Sarkozy ! Des propos tenus ce mois ci lors d'un débat pour Philosophie Magazine avec Michel Onfray :
http://philomag.com/article,dialogue,nicolas-sarkozy-et-michel-onfray-confidences-entre-ennemis,288.php
C'est quand même édifiant, voire même terrifiant ! Quand on sait qu'il a essayé à l'époque de faire passer une loi autorisant l'identification et le fichage des gosses de 3 ans ayant un comportement "déviant", parce que ce seraient des délinquants en puissance, on comprend mieux son "tout devient possible" ! Ce type est dangereux !
Et l'autre scandale dans tout çà, c'est que personne dans la presse (à part un petit article dans le Monde et un autre dans Libé) n'en parle. Quand on vous dit que les médias roulent pour le petit Nabotléon...
Rédigé par: Grachus | 07 avril 2007 à 06:51
Le porte paroe de SARKOZY ne fait que porter sa parole. Lui c'est mieux : arrogant,prétentieux, péteux, à vomir de suffisance. Lui, c'est le meilleur. Il ne déclare pas son patrimoine, il roule les biceps mais a a la trouille de se rendre dans les quartiers populaires, il promet la rupture mais est flanqué de JUPPE, BALLADUR, RAFFARIN, CHIRAC et autres révolutionnaires de droite..., il est satisafait de son bilan, mais il est le seul, à part ses obligés. Alors, vivement la rupture avec ... SARKOZY.
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Rédigé par: diandra | 06 avril 2007 à 20:28
Le pauvre mec en train d'essayer de parler de trucs sérieux et qui a toutes les peines du monde à avoir ne serait ce que cinq minutes d'attention de la porte paroles...
Sinon, le parallèle avec son interview en forme de coups de lèche dans le point me fait marrer: madame serait une "battante" , s'occupant de ses frères et soeurs et de leurs enfants, pas le moins du monde politique et tellement respectueuse de sarkozy qu'elle a encore du mal à l'appeler Nicolas! Le respect se perd ma bonne dame... En revanche les techniques de propagande...
Rédigé par: Pierre | 06 avril 2007 à 11:54