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Commentaires

darkalliance

dimanche 18 février 2007 (14h24) :

Et les communistes dans tout ça !

C’est René-Paul Victoria qui le dit : “Pour l’opinion publique, Vergès n’est plus un communiste, c’est avant tout un régionaliste”. (cf. Le Monde d’hier).

[17 février 2007]

Toujours dans Le Monde d’hier, c’est Paul Vergès qui déclare cette fois : “Il faudrait qu’on m’explique la différence entre la gauche et la droite”.

Les deux hommes souffriraient-ils d’amnésie politique ? Pas plus tard qu’aux régionales et aux cantonales de mars 2004, l’Alliance de Paul Vergès et le Parti communiste réunionnais (PCR), bébé du même Paul Vergès, ont mené toute leur campagne sur le thème principal de “la casse sociale et appelé au “vote sanction” contre le gouvernement Raffarin-Sarkozy”. La droite se rappelle du résultat, même si René-Paul Victoria feint de ne plus s’en souvenir.

Aujourd’hui le président de la Région regarde Dominique de Villepin, puis Nicolas Sarkozy avec les yeux de Chimène. Et vice-versa. Présidentielle oblige ! Vergès et Sarkozy se caressent du regard de façon presqu’impudique pour une histoire de gros sous : plus de 4 milliards d’euros dans la corbeille et des promesses jusqu’en 2016, certes au bénéfice de l’intérêt général.

De ses “ébats” politico-médiatiques qui s’étalent ainsi au grand jour, l’opinion publique se rince l’œil.

L’électorat communiste de base, quant à lui, doit vraisemblablement rougir de honte, déboussolé par les positions abracadabrantesques de son leader charismatique Paul Vergès depuis la présidentielle de 1995 : un coup à droite, un coup à gauche, mais toujours du côté du vainqueur, au final.

Question d’un électeur communiste, hier matin, sur radio Free Dom : “Quelle sera la consigne du PCR aux élections locales de 2008 ? Le parti va-t-il nous demander de voter pour les candidats partisans de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal ?”. La question reste posée. L’auditeur attend toujours sa réponse. Témoignages s’en chargera sûrement dans les jours qui viennent.

En tout cas, si Paul Vergès parvient, en avril prochain, à transformer le “vote sanction” anti-gouvernement Raffarin-Sarkozy” - slogan de l’Alliance en 2004 - en “vote de soutien” au candidat de l’UMP, on pourrait le qualifier de grand magicien de la politique. En revanche, s’il se plante, il signera lui-même la fin du PCR, juste avant les législatives de juin. Ce sera, pour reprendre un mot très cher au président de l’Alliance, “historique” !

Yves Mont-Rouge

http://www.clicanoo.com/article.php...

De : Yves Mont-Rouge (le JIR)
dimanche 18 février 2007

darkalliance

Lu dans "Témoignages"

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lundi 19 février 2007 (07h24) :
Pari lancé à Pierrot Dupuy.
8 commentaires
ENTRé fortuitement dans le blog de Pierrot Dupuy (“le petit journal”), j’en ai fait une lecture détaillée parce que nous gagnons toujours à confronter nos convictions à ceux qui ne les partagent pas. Les idées progressent par frictions et on a souvent partiellement tort de ne pas essayer de comprendre en quoi nos “adversaires” peuvent avoir partiellement raison. Globalement ce blog est composé de deux catégories de critiques envers l’Alliance et la famille Vergès (car comme dans le feuilleton “Dallas”, sur ce site, c’est presque toujours l’ensemble de la famille qui est incriminé).

Je réserve la première catégorie aux critiques tellement outrancières qu’elles n’ont, à cause de leur excès même, guère d’intérêt. Qui pourrait prendre au sérieux des attaques aussi caricaturales et injustes que celles réduisant l’Alliance (rebaptisée pour la circonstance « l’allégeance »), à une société de cour ayant pour principale préoccupation de partager des privilèges entre proches. A en croire ce blog, on ne pourrait entrer à la Région qu’en faisant preuve d’une vénération béate que seuls peuvent entretenir d’apparents adultes se comportant, en définitive, comme de petits enfants. Que dire encore des critiques comparant Paul Vergès à Staline (faut-il rappeler que Staline ce sont des centaines de milliers de fusillés, des pseudo-procès où les accusés se reprochaient eux-mêmes des maux imaginaires, les goulags...). On ne veut même pas céder à la facilité ni au mesquin plaisir que procurerait la critique de telles énormités. Gramsci, l’a dit, la vérité est toujours révolutionnaire. Toujours ! Mais il parlait de la vérité.

Un second groupe de critiques mérite, à mon sens, de prendre plus de temps pour y répondre. Ce sont celles contenues par exemple dans l’article “Sarko par-ci, Sarko par là”, faisant de Paul Vergès un traître aux valeurs de Gauche, un vendu au plus offrant, quelqu’un dont il est évident qu’il n’appellera pas à voter à Gauche. Pour ma part, je me demande, au contraire, comment quelqu’un qui a passé tant d’années à ce que nos enfants puissent bénéficier de plus d’égalité des chances sur la ligne de départ de la vie, pourrait ne pas s’opposer ouvertement à tout projet (fut-il celui de Sarkozy), diamétralement opposé à ses convictions ? Vraiment pourquoi ? Parce qu’il serait tombé, comme le suggère l’article de Pierrot Dupuy, sous le charme des flatteries du Ministre de l’Intérieur ? Croyez-vous vraiment que Paul Vergès se laisserait retourner par les louanges d’un Nicolas Sarkozy qui admire pêle-mêle les Américains et G.W. Bush, Steevy du loft, doc-gynéco le rappeur embourgeoisé... et toutes personnes susceptibles de lui rapporter des voix ? Qu’est-ce donc qui empêcherait Paul Vergès d’être à la fois l’artisan du développement de La Réunion et de reconnaître que des questions comme la fiscalité, la gestion des bénéfices et des dividendes des grandes entreprises, la santé des travailleurs, le service public, l’autonomie des universités, les logements sociaux... concernent tout autant les Français du Périgord que ceux du Var ou de La Réunion ? Or, sur ces points comme sur tant d’autres, les programmes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal s’opposent terme à terme.

Plus que jamais, si on est pour Nicolas Sarkozy, on ne peut être pour Ségolène Royal et vice-versa. Voyez-vous notre Président de Région céder si facilement à la triple illusion : illusion d’abord selon laquelle le clivage gauche/droite n’aurait plus lieu d’être, illusion selon laquelle ensuite on pourrait y échapper, illusion enfin selon laquelle le mélange des principes de droite et de gauche serait possible ? Si vous en êtes si persuadé, je vous propose un petit pari : si Paul Vergès n’appelle pas à voter pour une ou un candidat de gauche, je ferai amende honorable sur votre blog, vous aurez tout loisir de vous moquer de moi et de dire « Non mais quel naïf vous faites ! » ; mais si inversement il appelle à voter à Gauche, vous reconnaîtrez votre erreur d’appréciation qui en faisait un allié objectif de la droite et peut-être même aurez-vous la courtoisie de bien vouloir vous excuser de ces pseudo-déclarations prophétiques. Pari tenu ?

Pascal Duret

Pari lancé à Pierrot Dupuy. Article paru dans Témoignages le lundi 19 février 2007

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