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Ce n'est plus un juge, c'est une mitraillette...

Jusqu'à maintenant, je n'avais pas évoqué l'affaire de ce juge saint-pierrois qui jouait au Casanova dans son bureau.

Je ne résiste cependant pas au plaisir d'en parler en ce jour où l'on fête la Saint-Valentin. Vu les nombreuses relations que la presse lui prête, je me suis dit qu'il avait dû faire la fortune des fleuristes saint-pierroises...

Même si, comme il l'affirme, une au moins des femmes (la conseillère régionale) était consentante, ce que la jeune femme d'ailleurs semble confirmer, il n'en reste pas moins que ce juge semble avoir transgressé un nombre important de règles inhérentes à un magistrat.

Les membres de l'inspection générale des services qui va débarquer dans les tous prochains jours, vont très certainement avoir à rédiger un des rapports les plus croustillants de leur carrière.

Si tout cela peut prêter à sourire, n'oublions pas les propos de l'administrateur ad hoc rapportés par le journaliste du JIR selon lesquelles les obsessions sexuelles du doyen des juges saint-pierrois ont pu l'amener à avoir une curieuse façon d'instruire les dossiers de viols sur mineures, avec comme conséquence un traumatisme encore plus grand pour ces jeunes victimes...

Et espérons que tout ça ne finisse pas en eau de boudin comme pour le procureur Schiano, ou par une promotion comme pour ce magistrat surpris en train de voler des piles à Score, et dont j'avais narré l'histoire à l'époque où j'officiais au Quotidien. C'est à dire il y a un certain nombre d'années...

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Commentaires

Un vieux proverbe de la Réunion longtemps que je soumets à la sagacité des lecteurs ...

"cabot raide n'a pas de maître" ...

Dès que quelqu'un critique les juges, fut-il ministre, et demande qu' ils soient rendus responsables, ce sont immédiatement des envolées oratoires sur cette atteinte intolérable à l'indépendance du juge. Si on critique les lenteurs de la justice, c'est parce qu'ils ne sont pas suffisamment nombreux. J'espère que les enquêteurs vont décompter le temps passer à forniquer sur le bord du bureau au détriment de l'étude des dossiers. Cela me rappelle cette histoire que les carabins se racontaient. C'est un jeune juge qui essayait de trousser une jeune greffière dans son bureau. Il avait relevé sa robe de juge qu'il tenait de la main gauche. De la main doite il avait ouvert sa braguette mais à chaque fois qu'il voulait passer à l'action, la robe retombait. A un moment la porte s'ouvre et entre le collègue, un vieux juge, avec lequel il partageait son bureau. Le vieux juge regarde la scène puis dit :" La robe tient la avec les dents" et il s'en va en refermant la porte...

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