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Faux départ pour le soi-disant nouveau patron du SDIS

Le feuilleton SDIS vient de s'enrichir d'un nouvel épisode. C'en serait risible si le sort d'un millier de salariés n'était en jeu...

Vous avez peut-être lu dans le Quotidien de samedi un excellent article du toujours bien informé Jean-Noël Fortier (c'est déjà lui qui avait "sorti" l'affaire Jean-Paul Hoareau au Conseil général) annonçant la prochaine nomination à la tête du SDIS par le ministre de l'Intérieur du colonel Alain Caroli.

En fait, depuis cet article, les choses ont évolué et le colonel Caroli n'est pas près de mettre ses pieds à la Réunion. En tout cas, pas dans l'immédiat. Voici pourquoi...

Il fallait voir dans la nomination du colonel Caroli la conclusion d'un feuilleton commencé en 2000 avec l'arrivée du colonel Loubry à la tête du SDIS.

Je vous en rappelle les principales dates.

En 1999, c'est le colonel Aymard qui préside aux destinées du SDIS. Dire que c'était "le bordel" serait un doux euphémisme. Pour mémoire, rappelons qu'un rapport d'inspection du ministère de l'Intérieur préconisait rien moins que la dissolution de la structure, à la suite des violents conflits sociaux qui la secouaient  !

Personne ne voulait prendre la tête du SDIS dans un tel foutoir, et le colonel Jean-Marc Loubry est le seul, fin 1999, à se porter candidat, sa femme étant Réunionnaise.

Il arrive en 2000 avec 33 ans d'expérience de pompier derrière lui, 29 ans d'officier et 18 ans de direction.

Son premier objectif est de stabiliser la structure et de désamorcer le climat social plus que pourri. Jean-Luc Poudroux, qui est alors président du Conseil général, joue le jeu et accepte de transformer les CDI en emplois d'agents de la fonction publique territoriale.

Une fois la paix sociale revenue, on passe à la deuxième phase avec la mise en place d'un projet auquel sont associés les différents personnels et cadres. C'est chose faite fin 2004 et le "projet de service" porte sur la prériode 2005/2008.

Tout va donc pour le mieux, d'autant qu'un rapport d'inspection réalisé fin 2004 par le chef de l'inspection de la Défense et de la Sécurité civile (rien que ça...) reconnaît le travail accompli. Je cite le colonel Gérard Courtois : "Le colonel Loubry tente avec un certain succès de stabiliser la situation, mais elle demeure fragile"... "La recherche de stabilité passe par le maintien du directeur en place et l'instauration d'une véritable et confiante complémentarité entre le président du conseil d'administration et son directeur".

Et patatras. A croire que le SDIS est maudit ! Début 2005, Cyrille Hamilcaro arrive à la tête du service départemental d'incendie et de secours, avec un titre de vice-président délégué que lui a octroyé Nassimah Dindar.

Peu de temps après, il convoque le colonel Loubry dans son bureau, et lui annonce tout de go : "J'ai une commande politique pour que vous quittiez le SDIS". Il faut dire que le colonel des pompiers est marié avec la soeur de Claude Hoareau, qui est l'ennemi juré de Cyrille Hamilcaro. Ceci explique sans doute cela. Et tant pis si c'est un bon colonel...

Dans un premier temps, le colonel négocie avec Cyrille Hamilcaro et Nassimah Dindar et le conseil général accepte qu'il remplace le colonel Poudroux à un poste orienté vers la coopération internationale, et notamment vers les pays de la zone.

A la demande des élus, il accepte de solder toutes ses vacances en retard, et part pour plusieurs semaines.

A son retour, quelle n'est pas sa surprise de découvrir que Nassimah, trahissant la parole donnée, essaie de le nommer à un poste où il aurait en charge la surveillance de la sécurité dans tous les bâtiments du Conseil général. Autrement dit, un placard doré !

Touché dans son orgueil, le cononel refuse. Et ce que n'avaient pas prévu Nassimah Dindar et Cyrille Hamilcaro, c'est que sans son accord, personne ne peut être nommé sur son poste, sauf à prouver une faute lourde de sa part, ce qui s'annonce difficile au vu des rapports élogieux établis sur son compte par des personnalités extérieures et dûment habilitées.

Immédiatement, la guerre est déclenchée par Cyrille Hamilcaro, avec notamment Roland Sihou dans le rôle de l'exécutant des basses oeuvres, avec des méthodes rappelant étrangement celles utilisées par Nassimah Dindar contre Jean-Paul Hoareau : serrures de son bureau changée en son absence, insultes devant le personnel, mise à l'écart de toutes les décisions, retrait du gsm, suppression de primes, etc... J'en passe et des meilleures...

Il y a quelques semaines, le colonel Loubry, sans doute lassé de toutes ces querelles, fait acte de candidature pour un poste d'inspecteur de la Sécurité civile, au ministère à Paris.

C'est fort de cette demande que Nassimah Dindar intervient auprès de Nicolas Sarkozy pour qu'il nomme le plus vite possible le colonel Caroli sur le poste. D'où l'annonce faite par Jean-Noël Fortier dans le Quotidien de samedi que son arrêté de nomination allait (avait été ???) signé.

Et re-patatras... Dans un courrier en date du 2 janvier, le colonel Loubry annonce à la présidente du Conseil général qu'il renonce à cette candidature.

Autrement dit, le ministère de l'Intérieur ne peut plus nommer le colonel Caroli puisque le poste n'est plus vacant !

Et si jamais il passe outre, l'arrêté serait immédiatement attaquable devant le tribunal administratif.

On est à nouveau dans une impasse !

En attendant, le colonel Loubry est en congé maladie, se remettant difficilement du harcèlement dont il a été victime.

Et il attend une solution qui lui permette de sauvegarder son honneur et sa réputation...

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Voici les sites qui parlent de Faux départ pour le soi-disant nouveau patron du SDIS :

Commentaires

La tentation est grande pour moi de lier les agissements de NAssimah Dindar à ceux des grands parrains VERGEs et Virapoullé. toutefois, méfions des lieux communs et des poncifs un peu trop faciles. QUelle est la situation réelle au SDIS et au Conseil général? tout simplement, une transposition de ce qu'il y a de pire dans la politique: magouille, clientélisme, communautarisme, favoritisme....
Il y a quelque chose de pourri me semble-t-il dan snotre société! voyez les enfants de Don Quichotte: avec des bouts de ficelles, ils défendent les exclus. Alors qu'à la Réunion, le social, compétence du département, est géré avec des bouts de ficelles. Le reste de l'argent servant de cadeaux aux amis, de frais de bouche et de représentation, et à alimenter les caisses noires que sont le GLAIVe et autres associations iniques.
Que faire? Peut être encourager les réunionnais à mettre fin à cette farce en expulsant de la vie politique ces oiseaux d'une espéce dont le meilleur représentant reste Gilbert, le magnifique, ANNETTE.

On nous annonce la fin des despotes sur l'échiquier mondial !

Que nenni !!!, des spéciments endémiques existent encore à la Réunion.

Invitons le journaliste à rédiger un rapport sur nos élus locaux.

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Sale temps pour les satrapes
[ 09/01/07 ]

C'est un spécimen rare qui a disparu peu avant Noël en la personne du despote turkmène Saparmourad Niazov « Turkmenbashi » (père de tous les Turkmènes). Un des trois ou quatre derniers représentants de l'espèce des dictateurs grotesques et ultra-sanguinaires. En effet, on peine désormais à recenser de par le monde des émules des Idi Amin Dada, Papa Doc, Bokassa, Pol Pot, Mengitsu, général Videla, Ceaucescu et consorts, qui abondaient en Asie, Amérique latine, Afrique ou Europe dans les années 1970-1980. Il est certes difficile de définir scientifiquement les critères selon lesquels un régime politique peut être classé en « première division » du crime. Mais si on retient comme éléments significatifs un culte risible de la personnalité, une répression particulièrement meurtrière et systématique, l'usage répandu de la torture, une propagande paranoïaque et xénophobe, ainsi que la mise en coupe réglée des ressources du pays au profit d'un clan ou d'un parti, alors Niazov appartenait à une espèce apparemment en voie de disparition. Qui ne compterait plus désormais que le Nord-Coréen Kim Jong-il et l'Ouzbek Islam Karimov. En effet, les autres dictateurs sont loin derrière ce trio en matière de répression et d'atteintes aux droits de l'Homme. L'agonisant Castro a depuis des années ouvert quelques espaces, disons plutôt quelques interstices de contestation dans son goulag tropical, le stalinien président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko (qui pourrait d'ailleurs être remplacé un jour par une « révolution-putsch » comme Moscou sait en téléguider), autorise des mini-manifestations de l'opposition et ne fait défenestrer les dissidents qu'avec parcimonie. Tout comme Robert Mugabé, qui a pourtant présidé au Zimbabwe au pire effondrement contemporain de l'espérance de vie dans un pays en temps de paix. Les généraux birmans n'osent pas non plus liquider toute opposition. Depuis une demi-douzaine d'années, les divers dictateurs africains ne se livrent plus, sauf au Soudan, aux massacres et nettoyages ethniques se soldant par des dizaines de milliers de victimes, dont leurs prédécesseurs étaient coutumiers. La chape de plomb pesant sur la Syrie se fait un peu moins étouffante que sous El-Assad père. Et la dictature des mollahs iraniens est un peu plus compliquée et sujette aux contestations qu'on ne pourrait le croire, comme l'atteste la gifle électorale infligée récemment à Mahmoud Ahmadinedjad. En matière de totalitarisme, seul Saddam Hussein, dont la récente exécution à l'issue d'un procès tronqué est très contestable, pouvait être comparé à Niazov ou Kim Jong-il, mais il n'appartenait plus depuis trois ans au club des dictateurs en exercice.

Pourquoi cette évolution ? Certes, on peut voir là le reflet de cette soif de liberté individuelle, dont le monde occidental, contrairement aux clichés relativistes, n'a nullement l'apanage, puisque, si les conceptions de l'autorité et de la contestation peuvent varier d'un coin à l'autre de la planète, aucun particularisme culturel ne pousse quiconque à rentrer chez lui en se disant : « Chic, je vais me faire tabasser par la police secrète. » Mais cette aspiration universelle ne suffit vraisemblablement pas à expliquer la raréfaction des satrapes fous.

La mondialisation a pu jouer un rôle en changeant de manière spectaculaire les règles du jeu économico-politiques depuis vingt ans. Le lavage de cerveaux et le culte de la personnalité deviennent compliqués en raison de l'irruption d'Internet, des télévisions satellites ou des ONG, voire des touristes et travailleurs étrangers. Sauf à se lancer dans le trafic d'armes et de drogue ou le faux monnayage à grande échelle, comme Pyongyang en est accusé, il est aussi de plus en plus difficile de jouer les dictateurs ermites, car l'entretien d'un imposant appareil policier ou l'exploitation des ressources naturelles exige beaucoup de capitaux et de technologies. Or, si les investisseurs internationaux sont peu regardants en matière de droits de l'homme, puisque l'argent n'a pas d'odeur, ils ont besoin, sauf à se cantonner à la construction de quelques palais, de quelques garanties, d'être assurés que leurs actifs ne seront pas expropriés ou leurs partenaires locaux emprisonnés arbitrairement, bref d'un embryon d'Etat de droit impensable chez Niazov et consorts. On peut aussi se persuader que la « jurisprudence » Milosevic ou Pinochet, par laquelle des chefs d'Etat ont été poursuivis hors de leur frontières pour des crimes de guerre interne, fasse hésiter les apprentis Pol Pot. Une jurisprudence parfois appuyée par une intervention militaire internationale, comme celle qui a eu raison du sanguinaire Richard Taylor en Sierra Leone.

Tout cela pousserait les despotes à devenir plus sophistiqués et pragmatiques. A raffiner leur propagande, à accepter des élections qui ne soient pas de simples simulacres, puisque les plébiscites à 99,99 % ne trompent plus personne, ou à tolérer quelques contestations tant qu'elles ne sont pas vraiment menaçantes. Laisser échapper un peu de vapeur de la Cocotte-Minute, redistribuer une partie des richesses plutôt que de tout verrouiller et piller seraient la clef de la survie dans un monde aux frontières poreuses.

C'est toutefois la fin de la guerre froide qui représente vraisemblablement la cause principale du déclin des Ubu. Jouant d'une grande puissance contre l'autre, menaçant de changer de camp ou prétendant constituer un ultime rempart contre l'ennemi, les tyrans savaient avoir carte blanche et pouvoir piller, emprisonner et torturer en toute impunité quand ils étaient soutenus inconditionnellement par le bloc soviétique ou l'Alliance atlantique, tous deux lancés dans un conflit par procuration dans le tiers-monde. Ce que résumait parfaitement un président américain à propos d'un dictateur de Saint-Domingue, « c'est peut-être un fils de pute, mais c'est notre fils de pute. » Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les pires dictatures se trouvaient souvent à la confluence de zones d'influence, courtisées par les deux bords, comme Mobutu s'appuyant au Zaïre tour à tour sur Américains, Chinois ou Soviétiques, ou Ceaucescu jouant les affranchis de Moscou. Rien d'étonnant non plus à ce que leurs héritiers soient situés aujourd'hui en Asie centrale et au Proche-Orient, au point de friction de « plaques tectoniques » de la géostratégie mondiale, là où Chine, Etats-Unis, Union européenne, Russie ou puissances régionales rivalisent.

On pourrait en conséquence nourrir un prudent optimisme. En effet, Moscou n'a plus les moyens financiers ou idéologiques de rejouer la guerre froide. Téhéran peut financer des réseaux terroristes, mais sans doute pas subventionner un régime entier. La Chine n'a pas (pour l'instant) de pions à elle sur l'échiquier mondial, ni de réelle stratégie offensive, bien qu'elle joue un jeu ambigu en Corée du Nord. C'est d'ailleurs cette dernière qui abrite en la personne de Kim Jong-il celui qui semble le mieux placé pour entrer au musée comme dernier spécimen du cercle des satrapes disparus. Sous réserve toutefois qu'un changement d'environnement, notamment un regain de rivalité entre grandes puissances pour l'accès aux hydrocarbures, ne donne une deuxième chance aux dictateurs psychopathes.

YVES BOURDILLON est journaliste aux « Echos ». ybourdillon@lesechos.fr'

Comme cette affaire dégueulasse caractérise bien la putréfaction de notre société réunionnaise et l'état de liquéfaction du fait de certains élus quant à leur conscience des notions républicaines de représentation démocratique, d'intérêt général au-dessus des intérêts personnels ou partisans ! Quand je pense que "le bon peuple " réunionnais est enchanté par la "madone" Nassimah qu'il plébiscite pour sa générosité ( pour les siens d'abord et accessoirement pour les autres : il faut lui reconnaître qu'elle est plus soucieuse de son image et du marketing et des effets d'annonce que ses prédécesseurs et qu'elle sait très bien vendre sa soupe! C'est une excellent boni-menteuse !)alors qu'elle est l'une des pires prédatrices politiques des deniers publics que notre île ait connue et Dieu sait que nous y avons eu et nous y avons toujours d'excellents spécimens (les Vergès, les Virapoullé, les Hoareau, sont largement supplantés par Nassimah qui apprend vite!). J'espère que les Réunionnais comprendront qu'il n'y a à ce jour qu'un seul candidat présidentiable propre (c'est pour cela d'ailleurs que les Virapoullé ont quitté le navire UDF sachant qu'ils en connaissent un bon bout en matière de bateau et de pêche), François BAYROU, capable de mettre un terme à ces dérives moyen-âgeuses et féodales de notre République en imposant un Etat IMPARTIAL arraché à l'emprise des appareils politiciens PS-UMP que ces deux partis souhaitent nous imposer comme alternance forcée comme aux Etats-Unis !!! Le symbole de la démocratie mondiale : voir Afghanistan et Irak.

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