Alors que la Guadeloupe se souvient, douloureusement, des évènements sanglants et racistes de mai 1967, Yves Jégo, bêtement, benoitement ironique, cynique, qualifie les manifestations des socio-professionnels guadeloupéens "d’inutiles". On se souvient encore qu’en mai 67, les ouvriers du bâtiment s’étaient mobilisés pour faire valoir leurs droits…comme l’ont fait les professionnels du BTP, ce jeudi 22, avec leurs diverses opérations escargot.
Triste parallèle entre des békés, qui, à l’époque, se sont contentés de penser que les Nègres retourneraient au travail quand ils auraient faim et ce ministre qui méprise, ouvertement, sans aucun état d’âme, les inquiétudes des socio professionnels guadeloupéens.
41 ans après Mé 67, ce ne sont plus des légionnaires que nous envoie la Fwans, pour "descendre" les Guadeloupéens, les meurtrir physiquement. Non, l’Etat colonial français nous envoie une sorte de donneur de leçon bakannal, odieux, pour terboliser nos esprits et tenter de renforcer les chaînes mentales.
Non content d’insulter les professionnels guadeloupéens, en insistant sur le fait qu’ils se sont inscrits dans « une logique de confrontation qui n’a pas de sens » (Yves Jégo, insultait, aussi, sans vergogne, les guadeloupéens en sous-entendant que ceux-ci ne comprendraient pas vraiment les enjeux de la loi programme et de la "défisc" et que donc, il serait inutile d’entrer réellement dans le dossier)… Sans oublier, la phrase de trop.
Après le "soyez plus autonomes [économiquement]" de Fillon, il y a quelques mois, voilà que Jégo nous sort à la figure qu’il faut "se mettre au travail" au lieu de demander plus de défiscalisation…
Gwadloupéyen ! Fwansé ka voyé ti minis a yo di, nou sé on bann fénnyan.
Alors que la Guadeloupe s’apprête à poser la première pierre du Mémorial Acte, musée caribéen de l’esclavage, Yves Jégo, en donneur de leçon, de l’inutile, lors du JT de 20 heures de RFO Guadeloupe, du 22 mai, tente d’infantiliser et de rabaisser le journaliste guadeloupéen E. Rayapin. Une attitude hautaine, qu’aucun homme politique ne se serait permis d’avoir à l’égard d’un journaliste français. Comment ne pas penser que seul le racisme rend cela possible ? Un racisme qui donne l’impression au Blanc qu’il peut dire tout et n’importe quoi à un Noir, avec un mépris sans limite.
Est-ce là un « effet positif de la colonisation » ? Un blan fwans qui insulte un journaliste et qui va jusqu’à vouloir lui donner cours de journalisme ?
Nous sommes le jeudi 22 mai, un peu plus de 19h40, et voilà qu’Yves Jégo se permet de ridiculiser, d’une façon tout à fait vulgaire et dégradante, notre confrère.
Jégo répond à une question en faisant remarquer qu’il venait de lui apporter un élément de réponse "3 secondes" avant mais que, visiblement, le journaliste "(n’a) pas enregistré". Gestuelle tout aussi provocatrice à l’appui : Jégo fait tourner son index près de sa tempe, comme si le journaliste était fou…(des extraits de ce journal sont disponibles sur Dailymotion...après une recherche par mots clés pertinente...)
Estèbèkwè, je l’ai été, devant mon petit écran, face à tant de mépris, dans mon pays. C’en est trop !!!
Mois de mai, mois des mémoires guadeloupéennes…Yves Jégo, de par son attitude de petit colon, insulte la Guadeloupe toute entière, en direct, à la télé.
En tant que Guadeloupéens, nous ne pouvons plus accepter que des sous ministres dits de "l’outre-mer", viennent siwoté des ti punch, bwè, manjé, et véhiculer une image doudouiste de nos pays, par la même occasion, sans même en connaître les réalités et les données historiques et sociologiques…et, en plus, que certains se permettent le luxe de nous insulter.
En tant que journaliste, je m’insurge, contre l’attitude de ce représentant du gouvernement français.
Invectives sournoises, moralisation débilisante ("40 000 chômeurs", en Guadeloupe, "mais vous vous rendez compte ?!!!" dixit Yves Jégo ), auto congratulation, suffisance détestable et comportement de gouverneur de colonie…voilà ce que l’on retiendra d’Yves Jégo, en ce mois de mai des mémoires guadeloupéennes.
CaribCreole.com souhaite que la presse guadeloupéenne ait une attitude très ferme lors de la prochaine visite de ce petit monsieur.
Il serait irresponsable de lui donner une nouvelle occasion de renouveler son odieux comportement.
Axelle Kaulanjan,
Directrice du développement de www.caribcreole.com
André, bien sûr que tous les domiens ne profitent pas des défiscalisations Girardin. C'était de l'ironie, puisque les antilles préférent les garder.
J'espère que c'est plus clair, cher non moins anonyme André974.
Rédigé par : anonyme | 30 juin 2008 à 05:13
courageux anonyme du 11 juin
tous les domiens ne bénéficient pas des défiscalisations Girardin ou autres loin de là;trouvez d'autres arguments
Rédigé par : André974 | 28 juin 2008 à 07:24
Vous devriez vous souvenir également comment vous receviez les touristes ces années passées.
Si la France ne vous plait pas, si vous ne vous sentez pas bien dans la République, demandez l'indépendance, nous vous ferons plaisir en votant OUI.
Si vous trouvez le comportement du ministre de gouverneur de colonie, effectivement vous n'avez plus rien à faire dans notre République.
VIREZ
Rédigé par : coolcool | 23 juin 2008 à 19:59
Je vous plaint Monsieur de véhiculer autant de haine du passé. Nous sommes frères, je le crois. Si la réflexion du Ministre avait été faite par un de vos compatriotes auriez vous crié au racisme? et ci cela émanait d'un Réunionnais de couleur, vous crieriez à quoi? Le racisme pour le racisme quel intérêt. Apprenons à nous apprécier et à vivre nos différences dans le respect mutuel.
Rédigé par : rottleuthner | 23 juin 2008 à 15:18
Se servir des vieux clichés blancs= racistes pour se poser éternellement en victimes relève de la politique actuelle du président Zimbabwéen Robert Mugabé :
"L'indigénisation" !!!!! oui oui ! du Zimbabwé est en route après la saisie en 2000 des fermes blanches.
"De toutes les atrocités commises par le régime du président Mugabe, la dernière en date, vendredi, est révélée par le quotidien britannique Times dans son édition d’hier. Ne trouvant pas à son domicile le chef de l’opposition du district de Mhondoro, Paston Chipiro, les hommes de Robert Mugabe auraient attaqué sa femme, lui coupant pieds et mains, avant de la brûler vive dans sa hutte. Le président Mugabe utilise ainsi la police d’Etat pour mener à bien sa réélection."
Rédigé par : Albius | 13 juin 2008 à 14:19
Libérez vous, si vous êtes si forts ! Demandez l'indépendance.
Mais vous ne le ferez pas, parce qu'en bon susceptible, vous aimez les chaines de celui qui vous dit des choses désagréables : cela vous donne l'impression d'exister en placant en avant, une identité de martyrisé, déguisé avec des artifices de pseudo-colonisé.
Mais vous n'abusez plus personne : vous êtes suffisamment grands pour exiger de garder les discriminations fiscales positives de la loi Girardin, et de refuser les nouvelles mesures qui vous auraient amené à prendre de réelles responsabilités, dans la vie économique de votre ile.
En fait vous faites les difficiles, comme des enfants capricieux : vous ergotez et tapez du pied pour avoir le meilleur.
Je dis "vous"... mais fort heureusement, tous les guadeloupéens ne partagent pas vos ressentis d'un autre âge.
Rédigé par : anonyme | 11 juin 2008 à 18:26