La région Réunion : dame patronnesse du XXIè siècle
Depuis la promesse démagogique de continuité territoriale de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 2002, jamais au grand jamais la région Réunion et la petite frange de sa majorité qui la dirige n’ont sérieusement réfléchi à ce que doit être un VRAI DISPOSITIF EFFICACE de continuité territoriale pour TOUS LES REUNIONNAIS. Quand en 2003, la Ministre des D.O.M. mettait en place, avec 8 millions €, soit 11 € par an et par habitant, l’aide à la continuité territoriale pour compenser les 9 500 km nous séparant de la mère patrie, ce n’était qu’une mesure démagogique visant à laisser croire en la volonté du Président de tenir sa promesse et d’assurer aux Réunionnais, qu’il aimait tant souvenez vous, l’égalité d’accès aux déplacements aériens telle que la vivent les citoyens Français et les citoyens Européens sur le territoire national et communautaire avec les justes prix issus de la concurrence réelle qui s’y exerce librement. Aussi modeste qu’elle soit, cette aide de 16 million € a été pratiquement pendant plus de 2 années, 2004 et 2005, littéralement confisquée et engrangée par la région au motif que c’était une aumône injuste qu'elle n'avait que très très timidement dénoncée !!! Rien faire, voilà alors quelle a été la seule préoccupation de la région concernant la continuité territoriale, laissant ainsi toujours plus une très large partie de la population, surtout la plus démunie, ghettoïsée, à l’image des populations des ex-pays communistes qui ne pouvaient « pas aller voir ailleurs ». Face au caractère ubuesque et à l’iniquité de la situation, face à l’opposition d’une partie de sa majorité, la région a enfin daigné établir des critères d’attribution des fonds publics issus de la solidarité nationale mais en restreignant largement leur intervention à un dispositif d’aide "aux plus pauvres" en distribuant une petite monnaie à ceux qui venaient la mendier. Devant l’échec du fonctionnement de ce dispositif éminemment clientéliste, les critères d’attribution ont été élargis les rendant plus généreusement accessibles non pas par un droit ouvert à toute la population, mais en la limitant toujours à une petite frange d’ayant-droits très dépendante de ceux qui, dames patronnesses, distribuent cette manne publique. Aujourd’hui, chacun comprenant qu’il y a là « une petite monnaie» à aller quémander sans état d’âme, le budget imparti ne suffit évidemment pas et ce d’autant moins que ces aides servent surtout à payer des billets « hors de prix » puisque les compagnies peuvent librement continuer avec ce système d’exiger des tarifs prohibitifs excessivement plus élevés que les prix métropolitains ou les prix pratiqués chez nos voisins. Ainsi en finançant 1300 € un billet d’avion Réunion-Paris, alors que ce billet Paris ou Lyon-Maurice est vendu 332 €, on a vite fait d’engloutir au plus grand profit des compagnies, les maigres crédits d’ Etat pour l’aide à la soi-disant continuité territoriale ! Jamais, dès lors que des fonds publics, l’argent des contribuables Français et Réunionnais, intervient dans le financement des billets, nos très chers élus, de la région et d’ailleurs, n’ont eu comme préoccupation d’exiger un PRIX PLAFOND, juste prix économique tel qu’il existe sur le marché Français ou Européen, laissant ainsi les compagnies aériennes, dont la leur, ou plutôt la nôtre, Air Austral, s’empiffrer à bon compte sur les Réunionnais et sur les impôts. Fixé toute l’année à 700 € TTC, ce qui est un prix très raisonnable, le billet « continuité territoriale » auquel aurait droit au moins une fois par an et par personne, tout Réunionnais ou tout résident à la Réunion, permettrait, à budget égal, avec l’ensemble des fonds publics, ceux de l’ Etat (passeport mobilité, aide à la continuité territoriale, congés bonifiés, billets des fonctionnaires), ceux des Collectivité région, conseil général et communes, ceux des institutions sociales (C.A.F., C.G.S.S.) de financer deux fois plus de voyages et donc d’accroître la demande et de permettre de réduire les coûts en optimisant les vols. Au lieu de cela, la région et tous nos politiques, tant locaux que nationaux, ont laissé les compagnies réduire toujours plus, au prétexte du « chik » qui a eu bon dos, leur offre de sièges et donc faire flamber leurs tarifs restreignant leurs activités à leurs seuls impératifs de gestion de leurs résultats financiers. Les besoins collectifs en déplacements aériens des Réunionnais et le développement durable de la Réunion ne sont en aucun cas leur préoccupation…. ni celle de nos élus qui, il est vrai, ne sont pas limités eux dans leurs besoins personnels. Le combat pour une VRAIE CONTINUITE TERRITORIALE est plus que jamais d’actualité avec COLL’AIR.
Mais non Michel, ce n'est pas si compliqué que ça, si le critère est la carte du PCR ! :o)
Rédigé par: Garou | 13 juillet 2007 at 07:16
Comme le disait justement M Gilbert Gérard, il est complètement absurde de mettre des critères soçiaux à la continuité territoriale. Comme il faut sélectionner les bénéfiçiaires il faudrait priviléger les gens qui vont chercher un emploi, passer un concours, prospecter pour devenir actifs et non des personnes qui vont se promener en métropole, juste "battre un carré"...
Rédigé par: Michel | 12 juillet 2007 at 13:50